Stéphane Fiset se plait toujours dans son rôle d’agent

VICTORIAVILLE. Il n’aura fallu que quelques minutes après l’annonce du départ de Jérôme Mésonéro à la direction générale des Tigres pour que les médias sociaux s’enflamment, mardi. Dès lors, plusieurs noms de successeurs potentiels ont rapidement été lancés, dont ceux de Carl Mallette, Stéphane Fiset et même… Yanick Jean!

Mallette, nouveau vice-président hockey de l’organisation, est présentement le gestionnaire du Lac Mirage, à Princeville. Quelques semaines après l’arrivée du nouveau président Johnny Izzi, il s’est vu confier cette importante responsabilité chez les félins.

C’est le descripteur des matchs des Tigres à la radio qui a avancé le nom de Yanick Jean, que l’organisation victoriavilloise a congédié à l’issue de la dernière saison alors qu’il lui restait un an à écouler à son contrat. Jean, pour l’instant, ne s’est pas déniché de nouvel emploi, disant vouloir prendre son temps avant d’accepter un nouveau défi. Il demeure toujours à Victoriaville.

Stéphane Fiset, de son côté, est agent de joueurs pour le compte de la firme Newport Management, présidée par Don Meehan. Résident de Saint-Christophe-d’Arthabaska, il occupe cette fonction depuis 2003, soit un an après sa retraite à titre de joueur en 2002.

Avec Bob Perno et Pascal Leclaire, il représente une quarantaine de hockeyeurs du Québec et des Maritimes. Ceux-ci évoluent dans la Ligue de hockey midget AAA du Québec, dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec, la Ligue américaine de hockey et la Ligue nationale de hockey.

«J’aime beaucoup mon travail. Nous avons des bases solides. Avec les années, j’ai élargi énormément mon réseau de contacts. C’est très différent qu’à mes débuts. Je suis bien dans ce que je fais», explique-t-il.

À savoir s’il aimerait obtenir un poste de gestion au sein d’une formation de la LHJMQ, l’ancien gardien de but se montre prudent. «C’est difficile à dire. Je ne sais même pas ce qu’implique précisément le poste de directeur général dans la LHJMQ. Il ne faut jamais dire non, par contre. Ce pourrait être intéressant, mais il faudrait voir ce que cela implique», a-t-il partagé.

Fiset se dit flatté de voir son nom être véhiculé pour succéder à Mésonéro. Joint par le www.lanouvelle.net pour s’enquérir de son intérêt, il a préféré jouer de prudence, affirmant qu’aucune réflexion n’avait été amorcée en ce sens. «Il ne serait certainement pas facile de me séparer des joueurs que j’ai sous mon aile. J’aime beaucoup ce que je fais. On ne doit cependant jamais fermer de portes. La transition est possible. À preuve, Pierre Lacroix était agent avant de devenir directeur général (de l’Avalanche du Colorado). Le mandat d’un directeur général est simple. Il doit mettre une équipe gagnante sur la glace. Je ne serai jamais entraîneur, par contre. Ça, c’est une certitude. J’aime beaucoup le fait de travailler plus en retrait des projecteurs. D’être toujours dans le feu de l’action derrière le banc est une toute autre chose», a-t-il dit.

S’il n’écarte pas la possibilité de devenir, un jour, directeur général, Fiset ne ferme pas non plus la porte à un poste de recruteur pour une formation de la Ligue nationale de hockey. «Je le répète, toutefois, j’aime ce que je fais présentement. Il reste que le travail de recruteur et d’agent se ressemble à plusieurs égards. On fait beaucoup d’évaluation de talent dans les deux cas. Disons que je ne suis pas souvent à la maison durant les fins de semaine en hiver. On voit beaucoup de matchs», a-t-il poursuivi.

Voilà maintenant 11 ans que Fiset exerce le métier d’agent de joueurs. Il dit être animé par la même passion qu’à ses débuts. Il se dit également fier d’avoir toujours travaillé avec intégrité, d’autant plus que le travail d’agents est souvent mal perçu. «On l’a vu dans le film Junior, sorti il y a quelques années. Disons que ça n’a pas été très bon pour la profession. J’ai toujours travaillé dans le respect et l’intégrité. J’en suis fier. Malheureusement, tous ne sont pas toujours très professionnels et on en paie le prix», a-t-il conclu.