Des Tigres inconstants

Après avoir signé une victoire au Saguenay mercredi dernier, les Tigres de Victoriaville n’ont pas été en mesure d’afficher la constance nécessaire lors des duels de jeudi et samedi contre respectivement le Titan d’Acadie-Bathurst et les Olympiques de Gatineau. 

Durant la dernière semaine, les Tigres sont passés par toute une gamme d’émotions allant de la réjouissance à la déception en passant par la frustration. Ils ont tout d’abord amorcé cette séquence de trois duels avec une bonne performance contre les Saguenéens de Chicoutimi, mettant fin à une disette de huit parties sans victoire au Saguenay (gain de 4 à 2). Ils sont par la suite sortis très amorphes contre le Titan d’Acadie-Bathurst, subissant un revers frustrant de 5 à 1. Les Félins ont par la suite pris la direction de Gatineau et si ce n’avait pas été de la première période difficile (trois buts accordés), ils auraient été en mesure de prendre la mesure des Olympiques (défaite de 6 à 3 avec deux buts concédés dans un filet désert).

Outre le manque de constance affiché par les Victoriavillois, le fait que les fins marqueurs de l’équipe peinent à trouver le fond du filet par les temps qui courent pose problème. «Présentement, nos marqueurs ont de la difficulté à toucher la cible. Contre les Olympiques, nous avons eu des chances de marquer à profusion, mais nous n’avons pu en profiter. Ça aurait donc pu virer de bord pour nous [si ça avait été le cas]», a analysé Maxime Desruisseaux.

Seuls Mathieu Sévigny (trois buts) et James Phelan ont marqué au cours de la dernière semaine au sein des deux premiers trios. L’attaquant de troisième trio Alexandre Grisé a pour sa part connu ses meilleurs moments depuis son arrivée à Victoriaville avec deux buts.

Désir de s’en sortir

Si la fiche de l’équipe de neuf victoires, dix défaites et un revers en prolongation inquiète les amateurs, la tentative de remontée des Tigres contre les Olympiques laisse présager que les joueurs n’ont pas baissé les bras. «À Gatineau, nos joueurs ont travaillé jusqu’à la fin. C’était 3-0 après une période et nous avons remonté ça jusqu’à 4-3. C’est une question de détails. Nous sortons bredouilles de cette rencontre, mais au moins les joueurs y ont cru jusqu’à la fin. Il faut cependant apprendre de ça, car nous ne sommes pas obligés de jouer un style de jeu aussi ouvert quand nous tirons de l’arrière», a fait valoir Desruisseaux.

Il demeure cependant que les Tigres se doivent de construire leur constance pour remonter au classement général de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, eux qui occupent actuellement le 15e rang. Ce serait évidemment un euphémisme que d’avancer qu’il s’agit d’un rendement excessivement décevant et en deçà des attentes.

Une bonne expérience pour Maxime Desruisseaux

Entraîneur-chef par intérim alors que Louis Robitaille était au Championnat mondial junior des moins de 17 ans, Maxime Desruisseaux a bien apprécié cette expérience. Affichant deux victoires et trois défaites, il aurait certainement aimé aller chercher plus de points au classement. Il a malgré tout fait ce qui était en son pouvoir pour tirer le meilleur des éléments en place. «C’est certain que ça a été une belle expérience, notamment quand tu dois prendre des décisions durant le match. Il reste que j’aurais aimé aller chercher plus de points, mais l’expérience demeure enrichissante. Louis s’en vient maintenant et nous allons remettre nos bottes de travail pour ramener les Tigres sur le droit chemin.»

Cette semaine, les Victoriavillois reprendront l’action à Baie-Comeau contre le Drakkar le vendredi 17 novembre. Ils affronteront ensuite la surprenante formation de l’Océanic de Rimouski, le dimanche 19 novembre à 16 h, au Colisée Desjardins. Ce sera une occasion à ne pas manquer pour voir à l’oeuvre le prodigieux Alexis Lafrenière, considéré comme le meilleur espoir québécois depuis Vincent Lecavalier.