Campagne électorale : les profs du Syndicat de l’enseignement des Bois-Francs s’attendent à du concret 

Tribune libre

Campagne électorale : les profs du Syndicat de l’enseignement des Bois-Francs s’attendent à du concret 
(Photo : Archives)

Une autre année scolaire s’amorce, avec comme trame de fond le déclenchement d’une campagne électorale. 

Eh oui, nous y sommes déjà. Il y a quatre ans, la Coalition avenir Québec (CAQ) prenait le pouvoir, faisant de François Legault le premier ministre du Québec. Il s’est fait élire notamment en promettant de faire de l’éducation LA priorité des priorités. L’histoire nous a trop souvent montré qu’une fois au pouvoir, peu importe le parti, les gouvernements oublient ou choisissent de ne pas mener à terme leur ambition de prioriser l’éducation. 

Je n’ai pas l’intention de dresser aujourd’hui le bilan du mandat du gouvernement de François Legault. Il n’est pas le premier, et ne sera malheureusement pas le dernier, à promettre mers et mondes pour l’éducation sans livrer la marchandise, et sans réellement écouter les travailleuses et travailleurs du réseau. 

En ce début d’année scolaire, je préfère donc lancer un message aux candidates et candidats qui brigueront les suffrages dans le cadre de cette campagne électorale dans la circonscription d’Arthabaska, Eric Lefebvre de la Coalition avenir Québec (CAQ), Tarek Henoud du Parti conservateur du Québec (PCQ), Pascale Fortin de Québec solidaire (QS), Luciana Arantes du Parti libéral du Québec (PLQ) et Mario Beauchesne du Parti québécois (PQ). 

Les enseignantes et enseignants du Syndicat de l’enseignement des Bois-Francs (SEBF-CSQ) veulent plus que des promesses, ils veulent des actions concrètes. Ils s’attendent à ce que des gestes qui amélioreront significativement leur quotidien et celui des élèves soient posés. 

Cette campagne électorale arrive à un moment bien particulier, car dès la fin octobre, alors que le nouveau gouvernement sera fraichement élu, la négociation pour le renouvèlement de la convention collective des enseignantes et enseignants s’amorcera. Alors que les idées fuseront de toutes parts dans les prochaines semaines, le Syndicat de l’enseignement des Bois-Francs (SEBF-CSQ) offre sur un plateau d’argent aux candidates et candidats des solutions aux enjeux en éducation. 

Les enseignantes et enseignants du SEBF souhaitent obtenir : 

1. Des classes mieux équilibrées; 

Des classes en fonction de certains paramètres, comme le profil de chaque élève, le nombre de plans d’intervention, les mesures de remédiation, etc. Ils demandent aussi qu’on diminue considérablement le nombre de classes à plus d’un niveau. 

2. Le bon nombre d’élèves par classe, en fonction de leurs besoins; 

Afin d’avoir suffisamment de temps à consacrer à chaque élève. 

3. Une tâche qui leur permet de se consacrer à leur mission première : enseigner! 

Ils veulent être au service de l’apprentissage des élèves plutôt qu’au service d’une gestion axée sur les résultats. Voilà deux visions de l’éducation qui s’opposent. Malheureusement, la seconde a pris tout l’espace dans les dernières années. Par ailleurs, ils veulent moins de tâches administratives pour avoir plus de temps pour la préparation de cours ou la correction, par exemple. 

Répondre à ces besoins, c’est donner de l’air au personnel enseignant. C’est lutter contre la pénurie de personnel, et c’est améliorer les conditions d’apprentissage des élèves. Tout le monde y gagne. 

Alors, aurez-vous la volonté d’agir en faveur des profs et des élèves au-delà du 3 octobre? 

Une fois élue/élu comme députée/député de la circonscription d’Arthabaska, serez-vous à nos côtés pour exiger du gouvernement qu’il pose des gestes répondant aux besoins des profs? 

Nancie Lafond, présidente 

Syndicat de l’enseignement des Bois-Francs (SEBF-CSQ)

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