106 nouveaux chefs d’accusation contre Stéphanie Beaudoin

VICTORIAVILLE. Le ministère public, représenté par Me Anthony Cotnoir, a procédé, vendredi, au dépôt de 106 nouveaux chefs, portant ainsi à 108 le nombre total de chefs d’accusation portés à l’endroit de Stéphanie Beaudoin, 21 ans, de Victoriaville.

La jeune femme a été emmenée vers 11 h 25, vendredi, dans une salle d’audience du palais de justice.

L’accusée fait face à la justice relativement à une quarantaine d’introductions par effraction et vols commis, en juin et juillet, dans des résidences des MRC d’Arthabaska et de L’Érable.

Les 108 accusations concernent notamment, selon l’avocat de la défense Me Denis Lavigne, 39 introductions par effraction, 23 vols simples et 29 méfaits en raison de dommages commis lors des entrées par effraction.

La poursuite a aussi déposé au moins neuf accusations reliées à la découverte de trois armes de chasse volées.

Des accusations de complot et de recel s’ajoutent également tout comme un chef de possession de haschisch. «Les policiers en auraient découvert une toute petite quantité lors d’une perquisition», a précisé Me Denis Lavigne.

L’enquête policière se poursuit dans cette affaire. «Je ne peux dire pour l’instant si d’autres accusations peuvent être portées, mais je ne pense pas qu’il y en ait beaucoup plus», a fait savoir Me Cotnoir à la sortie de la salle d’audience.

La défense et la poursuite se sont entendues sur des conditions pour permettre la libération de la jeune femme qui devra revenir devant le Tribunal le 15 septembre.

Pour obtenir sa libération, un engagement avec dépôt de 1000 $ a été nécessaire.

De plus, l’accusée devra demeurer chez sa mère en tout temps, sauf aux fins de travail légitime ou pour les études, sauf pour des raisons médicales ou pour rencontrer son avocat, et sauf le samedi entre 10 h et 18 h.

Stéphanie Beaudoin ne peut, par ailleurs, se rendre sur les lieux où les délits ont été commis ni entrer en contact avec les résidents visés.

La Cour lui interdit aussi de communiquer avec les présumés complices, de posséder des armes, de même que des outils de cambriolage, comme un marteau, un tournevis ou des pinces.

L’accusée ne peut se rendre non plus sur les lieux d’un commerce de prêteur sur gages.

Elle devra aussi, sur demande des policiers, présenter son horaire de travail ou d’études.

Un avis médical

Le criminaliste Me Denis Lavigne n’a pas cru bon de demander à la Cour une évaluation.

«La jeune femme est apte à comparaître. Elle est intelligente, très consciente et comprend bien ce qui se passe», a indiqué l’avocat.

Me Lavigne compte toutefois référer sa cliente à un médecin. «On doit commencer à la base et obtenir un avis médical. Je redoute un problème d’anxiété et possiblement une dépression. Chose certaine, on a besoin d’une opinion médicale parce que tout le monde cherche à comprendre. Les parents sont renversés. C’est une jeune femme de bonne famille, intelligente, une bonne travaillante, une bonne étudiante», a fait valoir, une fois de plus, l’avocat.

Interrogé sur l’état de la jeune femme, Me Lavigne a répondu qu’elle lui semblait découragée et anxieuse. «Elle a trouvé très difficiles les deux jours passés en détention. Les policiers indiquent aussi qu’elle a très bien collaboré et qu’elle aurait admis ses gestes», a conclu le procureur.

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