Les groupes du CFER exposent leur talent

Les groupes du CFER exposent leur talent
Andrée-Anne Laberge, l'élève Laurie-Ann Vachon et son oeuvre et l'enseignant Jonathan Michaud (Photo : www.lanouvelle.net)

Bien guidés par l’artiste Andrée-Anne Laberge, les quatre groupes d’élèves du CFER de Victoriaville se sont initiés, au cours des trois derniers mois, à l’art. Le résultat de leurs apprentissages est exposé, tout l’été, à la bibliothèque Charles-Édouard-Mailhot de Victoriaville dans le cadre de l’exposition intitulée « Territoire à reconstruire ».

C’est dans le cadre de programme « La culture à l’école », volet « Une école accueille un artiste », qu’Andrée-Anne a pu bénéficier d’une résidence d’artistes de trois mois qui se termine avec l’exposition. « C’est vraiment intéressant puisqu’on peut s’impliquer avec les élèves pour développer les techniques, etc. », explique-t-elle.

En partant de son travail, qui s’inspire de la catastrophe, Andrée-Anne a fait cheminer les élèves avec ce thème, en lien avec la notion de territoire. « J’ai présenté des images de catastrophe et leur ai demandé de choisir celle qu’ils voulaient représenter », ajoute-t-elle en insistant que le tout demeurait très ludique.

Puisque la plupart des élèves n’avaient jamais eu véritablement de cours d’art. Andrée-Anne est partie à la base pour les amener plus loin. Dessin, perspective puis encre ont permis d’apprendre les notions afin de se réaliser dans ce projet. « Ils avaient l’option de travailler en 2D (dessin à l’encre) ou 3D. Et peu importe le choix, j’étais là pour les accompagner dans leur projet », dit-elle encore.

À raison d’une fois par semaine, Andrée-Anne rencontrait les 80 personnes des 4 groupes. « Je suis super contente du résultat. Je voulais partir avec le thème de la catastrophe, mais ne voulais pas les restreindre à ça non plus. Certains sont partis sur d’autres choses. Je souhaitais que ce soit inspirant pour eux », fait-elle savoir.

Elle espérait aussi qu’ils développent leur créativité, ce qu’ils ont moins l’occasion de faire (n’ayant pas de cours d’art). À la fin, chacun devait trouver un titre pour son œuvre et certains ont ajouté des phrases qui expliquent l’inspiration, des mots touchants qui ajoutent à la lecture de l’œuvre.

Pour l’artiste, qui a également un baccalauréat en enseignement, ce projet lui a permis un contact privilégié avec les jeunes, mais aussi de partager son travail. « Pour moi, c’est le meilleur des deux mondes, deux univers qui se rejoignent. C’est ma passion de partager et ma paye aujourd’hui, c’est de voir la fierté qu’ils ressentent en venant voir l’exposition », confie-t-elle.

Les œuvres sont émouvantes, remplies d’espoir malgré le thème de la catastrophe. Bien sûr, on peut voir plusieurs maisons en feu, inspirées de celles d’Andrée-Anne, mais aussi des volcans et plusieurs autres idées plus personnelles.

Pour l’enseignant du CFER, Jonathan Michaud, le projet aura été intéressant pour tous les groupes d’élèves qui vivent avec différentes conditions, dont la dyspraxie. Tous ont été en mesure de réaliser une œuvre intéressante et se sont réalisés. 

Lors de l’exposition, Andrée-Anne savait exactement qui avait fait quelle œuvre.  Les élèves étaient justement venus découvrir les lieux et on pouvait voir les étoiles dans leurs yeux, contents d’exposer dans cet endroit où plusieurs passent chaque jour.  « Certains ont trouvé en eux un talent et un intérêt et vont continuer dans l’art », espère-t-elle.

Les visiteurs pourront donc découvrir le travail de ces élèves et reconnaître un peu le style d’Andrée-Anne Laberge dans leurs réalisations. Une belle influence pour eux que d’avoir côtoyé l’artiste pendant trois mois et ainsi découvrir une belle façon de s’exprimer.

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