Une sixième campagne en vue pour le député de Drummond-Bois-Francs

Une sixième campagne en vue pour le député de Drummond-Bois-Francs
Le député de Drummond-Bois-Francs, Sébastien Schneeberger sollicite un cinquième mandat. (Photo : www.lanouvelle.net)

À 48 ans, Sébastien Schneeberger a toujours le désir de continuer, lui qui en sera à sa sixième campagne électorale en vue des élections générales provinciales du mois d’octobre.

N’ayant subi la défaite qu’une seule fois en cinq campagnes, le député de Drummond-Bois-Francs cumule quatre mandats. Et depuis 2018, sa formation politique, la Coalition avenir Québec (CAQ), forme le gouvernement. « Le challenge est différent », note-t-il. Mais il sait fort bien qu’un député dans l’opposition peut tirer son épingle du jeu. « Je n’ai jamais été un député du genre à casser du sucre pour flasher dans les médias. J’ai toujours été quelqu’un de terrain, du genre assez soft, souligne-t-il. Ça a fait en sorte que je ne faisais pas des déclarations à l’emporte-pièce pour faire peur au monde ou pour gagner des points politiques sur des sujets où on essaie un peu de diriger la réalité pour nous avantager. Je suis toujours resté honnête là-dedans, ce qui fait que lorsque j’allais voir les libéraux, à l’époque, ça ne m’a jamais nui. J’obtenais toujours tout ce que je voulais. Je finissais toujours par l’avoir, sauf si le dossier n’était pas bon. »

Non, Sébastien Schneeberger n’est pas ce genre de politicien des temps anciens à dire aux citoyens de voter du bon bord. « Ça ne marche pas. Le citoyen votera pour qui il veut. Peu importe la décision, moi, ça ne m’a jamais empêché de faire avancer le comté. Car tu es député pour tout le monde. Il y en a qui me dise, j’ai voté pour vous. OK, merci, mais même si vous ne l’aviez pas fait, je vais vous aider quand même, ça ne change pas », raconte-t-il. Bien sûr, faire partie du gouvernement a ses avantages. « Oui, c’est plus facile pour partager ses convictions, ses idées. Au caucus, tu peux parler avec les ministres et avec le chef », observe-t-il.

Si les députés du parti au pouvoir peuvent sembler « moins bavard » sur la scène médiatique, ils le sont davantage à l’interne. « Nous sommes très bavards à l’interne pour faire avancer nos dossiers de comté, mais aussi ceux de l’ensemble du Québec », souligne le député Schneeberger, citant en exemple les changements à venir sur la consigne. « J’en ai été l’initiateur, confie-t-il. Je m’étais inscrit au comité en environnement. À ma première réunion, M. Legault y était, je lui ai fait valoir qu’on devrait revoir la consigne. Enfin, les bouteilles de la SAAQ seront consignées à 25 sous. On savait que le verre est un gros problème qui se ramasse au site d’enfouissement. C’est un dossier que j’ai beaucoup poussé. »

Un dossier qui interpellait beaucoup le député aux origines suisses. « Le recyclage, on faisait ça il y a 40 ans en Suisse. Recycler le verre, ce n’est pas nouveau pour moi. J’étais petit mousse et j’allais porter les bouteilles dans les conteneurs, se remémore-t-il. Quand tu connais ça, tu recycles plus. Ce n’est pas simplement la question de penser aux générations futures. C’est plutôt pourquoi tu gaspillerais si tu peux recycler. Le fait de jeter a un prix. Il faut conscientiser à cet effet. »

Bilan

Questionné sur le bilan de son gouvernement, l’élu de Drummond-Bois-Francs se réjouit du déploiement de l’Internet haute vitesse à la grandeur du Québec. « Ça a été un peu plus long que prévu puisqu’à la base, c’est un dossier fédéral qu’on a repris. On avait dit que ce serait fait à la fin du mandat. Les derniers secteurs devraient signer dans les prochains mois. M. Legault voulait que tout soit signé au moment de la campagne électorale. C’est sûr que tout ne sera pas installé, car on manque de temps. La pandémie a joué un peu. Mais c’est une belle fierté qu’on peut avoir, estime-t-il. Si on se rapporte à 2003, Jean Charest avait dit qu’il allait brancher le Québec, mais 15 ans plus tard, rien n’avait été fait. Nous, en quatre ans, on l’a fait. »

Dans Drummond-Bois-Francs, il reste encore certains secteurs à desservir, dont Notre-Dame-du-Bon-Conseil. À Warwick, c’était bien implanté, note-t-il, à cause de la compagnie locale, Sogetel. « C’est un bon citoyen corporatif, une compagnie d’adon, près des gens. C’est tout en leur honneur, je le souligne, c’est une belle réalisation. » Engagement tenu dit aussi le député Schneeberger en signalant la baisse des taxes scolaires.

Au sujet des aînés, Sébastien Schneeberger fait remarquer qu’à l’élection de 2018, les maisons des aînés ne figuraient pas dans les cartons. « Présentement, il y en a 34 qui se bâtissent, dont une à Victoriaville », signale-t-il, sans passer sous silence non plus l’agrandissement à venir de l’Hôtel-Dieu d’Arthabaska dans le comté voisin. « C’est l’hôpital de la région. Les citoyens de ma circonscription en profitent. » Le député Schneeberger parle aussi des projets de garderie réalisés, l’annonce de certains projets d’agrandissement, comme à Sainte-Clotilde-de-Horton. Il rappelle aussi l’annonce de plusieurs millions de dollars un peu partout pour les infrastructures, les routes. « Certains diront que ce n’est pas encore assez, je le sais. Mais on essaie d’en faire le plus possible », assure-t-il

Le représentant de Drummond-Bois-Francs salue l’ouverture des municipalités qui travaillent ensemble, particulièrement dans des dossiers d’infrastructures sportives. « Elles se mettent ensemble plutôt que de se compétitionner. Il faut que ça continue ces ententes-là », plaide-t-il. Sébastien Schneeberger se dit satisfait, somme toute, de ce qui a été fait. « En 2018, ce que j’avais promis a été pratiquement tout réalisé dans les deux premières années », fait-il savoir.

La campagne

Le député de Drummond-Bois-Francs anticipe à la fin de l’été une agréable campagne. Le moment idéal, selon lui. « C’est la plus belle période. Les gens sont plus reposés et réceptifs. Je crois que ce sera une campagne plaisante à mener », exprime-t-il. Ses engagements sont déjà définis. Il les fera connaître en temps opportun. Mais il sera assurément question des services de garde et des besoins existants.

La téléphonie cellulaire le préoccupe aussi puisque la couverture est problématique en certains endroits, comme à Sainte-Hélène-de-Chester et Sainte-Séraphine. « Maintenant qu’on a la fibre partout, ce sera plus facile d’avoir la téléphonie cellulaire, mentionne-t-il. À Sainte-Hélène-de-Chester, c’est catastrophique, le cellulaire, ce n’est pas un luxe. Le village a besoin d’une antenne. Surtout au niveau sécuritaire, il s’y fait beaucoup de plein air. » 

Le député Schneeberger fait aussi valoir le support que méritent les villages. « Il faut qu’il y ait une bonne activité citoyenne dans les villages pour qu’ils demeurent attractifs auprès des jeunes. S’il n’y a pas de jeunes familles qui s’installent, l’école peut fermer, ensuite le dépanneur… C’est important de dynamiser le cœur du village pour qu’il reste attractif. Voilà pourquoi on essaie toujours de supporter les projets qui en émanent ». Après deux ans de pandémie, l’élu apprécie de voir les activités reprendre. « Je suis super content de revoir le monde et que les gens puissent se revoir et reprendre une vie un peu plus normale. C’est pourquoi j’ai envoyé des chèques de 500 $ en moyenne à toutes les FADOQ de la circonscription pour leur donner un petit coup de pouce afin de relancer leurs activités. Je trouvais cela important d’autant que ces organismes, dans la région, fonctionnent bien, les membres participent grandement », conclut-il.

 

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