Le vieil Arthabaska à l’ère numérique

Par heleneruel
Le vieil Arthabaska à l’ère numérique
Le vieil Arthabaska nous est raconté grâce à des outils de l’ère numérique. De gauche à droite

VICTORIAVILLE. À pied, à vélo, en auto ou même de son patio, on peut entreprendre une visite guidée du vieil Arthabaska, la Ville de Victoriaville offrant un nouveau circuit piétonnier, celui-là doté d’un audioguide.

Le lancement a eu lieu mercredi matin, à la bibliothèque Alcide-Fleury, puisqu’elle peut être le point de départ du circuit.

C’est une «promenade dans le temps», mais à l’ère numérique qui se propose à la population de Victoriaville et aux visiteurs, ont expliqué la conseillère municipale France Auger, le conseiller municipal Patrick Paulin, ex-président des Fêtes victoriennes, Mélanie Pinard et Jonathan Moisan, respectivement agente de développement du patrimoine et conseiller aux nouveaux médias tous deux pour la Ville de Victoriaville.

Il existait déjà des circuits patrimoniaux pour connaître l’histoire du centre-ville de Victoriaville et du vieil Arthabaska. Des guides papier.

Cette fois, c’est avec sa tablette, son ordinateur portable ou son téléphone intelligent que l’on peut remonter le fil du temps et découvrir les personnages qui ont habité les maisons meublant toujours le boulevard des Bois-Francs et la rue Laurier. C’est la grande histoire qui se raconte… avec les anecdotes de la petite pour y mettre du relief, a dit M. Paulin.

Au www.vic.to/circuits on peut, sur le terrain ou même chez soi, prendre connaissance du contenu des 23 capsules historiques en vidéo ou en audio. Si on se lance dans le circuit, à pied, il faudra prévoir deux heures. On en a pour 1 heure et 37 minutes d’écoute.

Si les anciens circuits papier s’attardaient aux bâtiments, cette fois, ce sont les personnages que l’on met en contexte, a expliqué Mélanie Pinard, ce qui bonifie l’expérience, avec, entre autres, la belle voix de narratrice de Brigitte Marier. Des gens d’ici ont prêté leur voix à des personnages historiques, comme Éric Mercier pour faire revivre Wilfrid Laurier.

Beaucoup de remerciements ont été adressés pour cette réalisation ayant requis des investissements de 14 000 $. Des produits similaires ont coûté jusqu’à 100 000 $ dans d’autres municipalités québécoises, a fait valoir Mme Pinard.

Si l’on s’en est tiré à si bon prix, c’est surtout, parce qu’à l’interne, habile avec les nouveaux médias, Jonathan Moisan a pu réaliser le système compatible avec plusieurs types d’appareils. D’ailleurs, les gens peuvent emprunter une tablette – six sont disponibles – à la Vélogare, à la bibliothèque Alcide-Fleury, au Musée Laurier ou à l’Hôtel des postes. On emprunte une tablette comme on emprunte un vélo, moyennant ses coordonnées personnelles et un dépôt.

On a aussi pu réaliser le circuit grâce à l’apport de la Société d’histoire et de généalogie, des Fêtes victoriennes, du Musée Laurier et de Tourisme Bois-Francs.

On a déjà prévu utiliser cette même formule pour un circuit au centre-ville de Victoriaville, quelque part en 2015. Cela figure au plan d’action de la politique du patrimoine, a précisé Mme Pinard. Le budget provient entre autres de l’entente de développement culturel entre la Ville et le ministère de la Culture et des Communications.

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
0 Comments
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires