Des élèves sensibilisés aux préjugés envers les personnes handicapées

Des élèves sensibilisés aux préjugés envers les personnes handicapées
On a profité de la Semaine québécoise des personnes handicapées pour souligner l’implication des élèves de cinquième secondaire de l’école Sainte-Marie de Princeville dans le projet AILP (Activité d’inclusion et de lutte aux préjugés) initié par le Regroupement des organismes des personnes handicapées du Centre-du-Québec (ROPHCQ). (Photo : www.lanouvelle.net)

Une cinquantaine d’élèves de cinquième secondaire de l’école Sainte-Marie de Princeville se sont impliqués au cours de la dernière année scolaire dans le projet AILP (Activité d’inclusion et de lutte aux préjugés) du Regroupement des organismes des personnes handicapées du Centre-du-Québec (ROPHCQ) visant à les sensibiliser à la différence et aux préjugés envers les personnes handicapées.

L’organisme a profité de la Semaine québécoise des personnes handicapées pour souligner leur participation et dévoiler le recueil des meilleurs textes narratifs qu’ils ont réalisés sur l’importance de l’inclusion des personnes handicapées, l’acceptation de la différence et l’entraide, sous la supervision de leur enseignante, Nadia Doyon.

L’école Sainte-Marie a fait partie des sept écoles secondaires du Centre-du-Québec qui a pris part au projet. Au total, ce sont plus de 400 jeunes et plus d’une vingtaine de membres du personnel scolaire qui se sont investis dans le projet.

 

Leçons de résilience

 

Les élèves ont vécu trois étapes dans ce projet. Dans un premier temps, ils ont participé à un atelier de sensibilisation avec la coordonnatrice du projet AILP, Gabrielle Lavoie, pour prendre conscience des différents préjugés qu’on peut avoir envers les personnes en situation de handicap.

Une deuxième étape fut de faire la rencontre de Joanie Marcotte, une ancienne élève de l’école Sainte-Marie, et de Robyn Croteau, membre de l’Association des personnes malentendantes des Bois-Francs, qui sont deux personnes en situation de handicap venues leur parler de leur réalité et de ce qu’ils vivent dans leur quotidien. Enfin, la dernière étape consistait pour les élèves à rédiger des textes narratifs inspirés de leur vécu. 

Mme Marcotte et M. Croteau étaient d’ailleurs sur place lors du dévoilement du recueil qui s’intitule « Leçons de résilience » et qui contient les neuf meilleurs textes narratifs produits par les élèves. L’enseignante Nadia Doyon a profité de ce moment pour lire deux des textes retenus devant les élèves qui ont participé au projet.

M. Croteau a d’ailleurs tenu à féliciter les jeunes pour leur participation au projet qui met l’emphase sur ce que les personnes handicapées peuvent vivre tous les jours. « La pandémie n’a pas été facile pour nous, les malentendants, surtout à cause des masques qui nous empêchaient de lire sur les lèvres. À maintes reprises, nous aurions aimé que la personne qui nous parle, derrière un plexiglas, puisse baisser son masque pour qu’on puisse la comprendre. » M. Croteau avait également ce message pour les jeunes, soit celui de faire attention à leur ouïe, que ce soit au travail ou en écoutant de la musique afin de mettre toutes les chances de leur côté pour éviter de se retrouver avec un handicap à leur tour.

Mme Marcotte, après avoir entendu leurs histoires, parfois romancées, a laissé entendre à son tour que c’était bien dit et que cela reflétait néanmoins pas mal leur réalité. Mme Marcotte est devenue une personne vivant avec un handicap à la suite d’un accident de la route.

Le directeur général du ROPHCQ, Patrick Paulin, a remercié les jeunes de leur participation au projet qui les amenés à prendre conscience qu’il y a des personnes qui vivent avec une différence et que ces personnes-là sont importantes et qu’il faut aller à leur rencontre, découvrir leurs capacités et les inclure. « On compte sur vous les jeunes pour porter ce message à l’endroit de nos élus qui doivent faire le nécessaire pour qu’il y ait de l’inclusion, pour qu’il n’y ait pas d’intimidation et pour qu’on puisse vivre dans une société beaucoup plus juste et solidaire. »

L’enseignante Nadia Doyon estime que ce projet a atteint ses objectifs. « Je crois beaucoup aux histoires. On s’attache aux personnages et on réussit à mieux comprendre ce qu’ils vivent. Vous en êtes arrivé à une belle réflexion. Vous avez écrit de beaux textes qui sont inspirants. »

À titre de préfet de la MRC de L’Érable, Gilles Fortier a réagi à la lecture des deux textes narratifs qui ont été présentés. « Ça m’a rappelé ma jeunesse quand nous nous occupions (les sept membres de notre famille) de notre voisin d’à côté qui était une personne handicapée. Je crois qu’il est important d’être là quand des personnes handicapées ont besoin de nous. Ce sont des gens comme nous. »

Pour sa part, Mario Fortin, qui agissait à titre de représentant du député d’Arthabaska, Eric Lefebvre, a dit bravo aux jeunes qui ont pris le temps de réfléchir à des réalités humaines. « Les personnes qui vivent avec un handicap nous en apprennent beaucoup sur la résilience et le sens de la vie. Ma fille est elle-même atteinte du syndrome de Gilles de la Tourette et, malgré son handicap, n’a jamais baissé les bras et a toujours voulu mener une vie normale et foncer. Elle m’inspire beaucoup », a-t-il ajouté.

En terminant, Mme Lavoie a dit souhaiter que le message des élèves en faveur d’une plus grande inclusion des personnes handicapées puisse faire la différence et faire avancer les choses.

Soulignons que les textes du recueil pourront être lus sur la page Facebook de l’école et pourront également être consultés à l’école qui en aura quelques copies. Laurence Girouard, Marjorie Dubois, Rafaëlle Hould, Capril Monaghan, Mégane Dubé, Émilie Dodier, Olivier Gagné, Alexis Doucet et Nathan Boivin sont les élèves dont les textes figurent dans le recueil.

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
0 Comments
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires