Caméras de surveillance : Victoriaville en plein questionnement

VICTORIAVILLE. «Vous êtes en plein dans l’actualité parce que le sujet fait partie des enjeux que nous avons sur notre table», a lancé, lundi soir, le maire Alain Rayes au citoyen Gaétan Fortier pris en faute par un inspecteur municipal en raison des caméras installées sur sa propriété.

Le résident a même souligné aux élus que ses caméras, qu’ils utilisent pour se protéger, ont aidé les policiers à procéder à l’arrestation de trois individus qui commettaient des vols dans des remises.

Cependant, le règlement municipal interdit la présence de caméra sur les propriétés privées. Mais le maire Rayes a rappelé le contexte qui a mené les élus du temps à adopter pareille mesure. «C’était à l’époque de la guerre des motards et les élus ont voulu ainsi éviter que cette clientèle ne vienne implanter un bunker muni de caméras de surveillance. C’était pour contrer la venue de ce type de personnes», a expliqué le maire de Victoriaville.

Mais le conseil municipal se trouve en plein questionnement face à cette question. «Pour le moment, le règlement interdit l’usage privé. Changera-t-on le règlement, mettra-t-on des balises? On souhaite d’abord obtenir davantage d’informations pour éclairer notre décision, pour connaître nos recours», a indiqué Alain Rayes, tout en souligné que certaines villes permettent les caméras, d’autres non.

Pas de poules!

«J’aime bien Victoriaville, mais on est en train de m’écoeurer», a lancé aux élus un citoyen, Lucien Chrétien, de la rue Juliette.

L’homme fulmine parce qu’il a reçu un billet de la Société protectrice des animaux en raison des poules qu’ils gardent chez lui, en contravention avec la règlementation.

«J’aime les animaux. J’en ai sept poules. Je m’en occupe, je ne les martyrise pas. Mais il semble que mon terrain ne soit pas assez grand. Mon voisin, lui, possède trois chevaux de course», a-t-il mentionné.

En certains endroits, a précisé le directeur général Martin Lessard, le règlement permet la possession de poules, mais pas en territoire urbain.

«Pourtant, vous en mangez des œufs!», a indiqué le citoyen en s’adressant au maire.

Le greffier Me Yves Arcand a fait savoir à l’homme qu’il allait le rencontrer au terme de la séance pour discuter de son cas.

 

 

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