Avenir des églises : les citoyens ont leur mot à dire

Avenir des églises : les citoyens ont leur mot à dire
Des membres du comité : à l’avant, le conseiller municipal Patrick Paulin et le président de la Fabrique Sainte-Victoire et curé David Vincent. Derrière, François Gardner, agent de développement des communautés à la MRC d’Arthabaska, Mélanie Pinard, conseillère en architecture et patrimoine et Dany Jacob. Absents au moment de la photo, Jean-Paul Bergeron et Francine Camiré. (Photo : www.lanouvelle.net)

L’avenir des églises Sainte-Victoire, Sainte-Famille et Notre-Dame-de-l’Assomption, faisant partie de la Paroisse Sainte-Victoire, fera l’objet d’une rencontre d’information et d’orientation s’adressant non seulement aux paroissiens, mais à toute la population de Victoriaville.

Cette rencontre sera tenue le mercredi 26 octobre dès 19 h à la salle du Club de la FADOQ au 2, rue Drouin.

« Nous présenterons alors notre planification stratégique, notre vision à court, moyen et long terme, en souhaitant obtenir la réaction des participants. C’est une occasion d’essayer de les mobiliser, de les rassembler autour d’un projet à définir », indique le curé et président de la Fabrique Sainte-Victoire, David Vincent.

« On présente la stratégie pour obtenir la réaction des gens, ce qui permettra ensuite à la Paroisse de prendre sa décision finale », a ajouté Mélanie Pinard, conseillère en architecture et en patrimoine à la Ville de Victoriaville et membre du comité de pérennisation dont font partie aussi le conseiller municipal Patrick Paulin, François Gardner, représentant la MRC d’Arthabaska, Dany Jacob, Jean-Paul Bergeron et la représentante de la Corporation de développement communautaire des Bois-Francs, Francine Camiré.

Cette planification stratégique vise le maintien d’activités religieuses, tout en statuant sur l’avenir des bâtiments (églises et presbytères).

À la croisée des chemins

Cette rencontre du 26 octobre découle d’une réflexion entamée il y a plus d’un an et ponctuée de plusieurs démarches, dont un diagnostic sur l’état de santé des bâtiments et de travaux de réparations requis à la hauteur de près de trois millions de dollars.

Or, la Paroisse ne dispose pas de grands moyens financiers. Ses finances sont précaires depuis une décennie. « On enregistre des déficits qui s’amplifient depuis 10 ans, ce qui nous amène à nous poser de sérieuses questions. On est vraiment à la croisée des chemins quant à l’avenir de nos bâtiments », observe David Vincent.

Sans compter, ajoute-t-il, l’essoufflement qui se fait sentir au niveau du personnel. « Moins de gens s’impliquent également. Ça devient un fardeau. »

De quoi, note-t-il, mettre en péril la mission de la Paroisse, celle d’annoncer l’Évangile et d’accompagner comme Jésus-Christ, rappelle le prêtre, d’où la nécessité de faire des choix pour assurer l’avenir. « Le statu quo n’est plus possible. On ne peut continuer ainsi et étirer l’élastique pour en arriver un jour à mettre la clé dans la porte et à laisser le tout à l’abandon », fait-il remarquer.

Voilà pourquoi, en 2019, un comité de pérennisation a vu le jour. « Pour faire en sorte que ces lieux qui ont toujours servi à la collectivité puissent continuer d’avoir un certain rayonnement communautaire et collectif », souligne David Vincent.

L’an dernier, près de 1000 citoyens ont livré leur point de vue lors d’un sondage sur l’avenir de la paroisse et de ses bâtiments. Puis, au printemps, les membres de la Fabrique, les prêtres et les agents de pastorale se sont penchés sur leur mission et ont élaboré une planification stratégique. « C’est être responsable de ne pas attendre d’être rendu à la rivière pour traverser le pont. On va commencer à construire le pont avant », expose le président de la Fabrique qui voit, dans le contexte actuel, une opportunité à saisir. « C’est une occasion de relever de nouveaux défis et d’ouvrir de nouveaux chemins sur la foi, car on flotte sur une erre d’aller depuis environ 50 ans. Peut-être qu’on a l’occasion maintenant de faire des choix qui vont nous amener ailleurs en Église, exprime-t-il. J’ai le goût comme prêtre, curé, président de fabrique de ce beau risque-là qui peut-être une belle occasion de se concentrer sur notre véritable mission. »

On ne veut pas cependant abandonner ces lieux précieux du point de vue collectif et historique, d’où la collaboration à la démarche de la Ville de Victoriaville et de la MRC d’Arthabaska. « Pour nous, on a une sensibilité de conserver ces bâtiments, de les faire vivre, de les protéger en devoir de mémoire et en devoir identitaire, culturelle. Il était important pour la Ville, assure Patrick Paulin, d’accompagner la paroisse dans son cheminement, toujours dans le respect des missions de chacun, mission de foi pour la paroisse et mission communautaire pour la Ville. »

Rencontre préalable

Avant la rencontre du 26 octobre, les paroissiens, lors des offices religieux les 15 et 16 octobre, recevront un document d’information sur la situation financière et l’état des bâtiments.

Et le dimanche 16 octobre, entre 13 h et 14 h, les églises seront ouvertes à la population et un membre du conseil de fabrique pourra répondre aux questions des citoyens sur la situation.

Enfin, en vue de la rencontre d’information du 26 octobre, on invite les intéressés à s’inscrire d’ici le lundi 24 octobre pour mieux gérer et coordonner la séance. On peut le faire par courriel à info@votreparoisse.ca ou en appelant au 819 752-2112.

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ludovic
ludovic
1 mois

Fermer la toute et laisser seulement l’église ste-victoire ouvert une suffit , vous etes meme pas capable des remplir le dimanche a pleine capacité alors pourquoi vouloir toute les conserver ? la religion est en voie de disparition ! et maintenant les funérailles se font 3/4 du temps dans les chapelle du salon funéraire .

Marcel Meunier
Marcel Meunier
1 mois
Répondre à  ludovic

Le patrimoine bâti, quel qu’il soit , n’a rien à voir avec la pratique religieuse actuelle, il s’agit de notre histoire et d’architecture ! Une petite visite en Europe vous ouvrirait les yeux …..

Marcel Meunier
Marcel Meunier
1 mois

Haut et fort, ces églises patrimoniales doivent être préservées, maintenues et utilisées. La fabrique doit collaborer et non les vendre au promoteur le plus vorace !

Yves Coulombe
Yves Coulombe
1 mois

Bravo ! Il faut prendre tous les moyens pour préserver le patrimoine que nous ancêtres nous ont légué!