Maddington Falls : climat toxique, affirme Ghislain Brûlé

Maddington Falls : climat toxique, affirme Ghislain Brûlé
Ghislain Brûlé s'est retiré de la course à la mairie. (Photo : www.lanouvelle.net - Archives)

« Ça ne s’est pas amélioré, le climat demeure toxique », a confié, au www.lanouvelle.net, le maire sortant de Maddington Falls, Ghislain Brûlé, pour expliquer son désistement de la course à la mairie et qui a mené à l’élection de son adversaire Patrice Morin.

Après en avoir discuté avec sa famille, sa conjointe et des amis, l’ex-maire a décidé de se retirer, tanné de l’intimidation, des attaques, exaspéré qu’on s’en prenne à lui. « J’ai voulu recruter des gens pour les amener au conseil. Ils ont dit vouloir m’appuyer, mais n’osent pas se présenter par crainte de représailles », a-t-il soutenu.

En plus du climat, Ghislain Brûlé constate une incompatibilité avec les gens en place. « Moi, je suis un gars d’action qui veut favoriser le développement et améliorer le sort des citoyens, mais on n’a aucunement la même vision, la même façon de penser. Eux veulent un gros bas de laine. Mais je crois au développement. Comme l’a dit un agriculteur, si tu ne te développes pas, tu t’éteins », a-t-il expliqué, notant au passage son souhait d’un important projet résidentiel. « Mais ils n’en veulent pas. Même si j’avais été élu, le développement n’aurait pas été possible. J’aurais eu les mains liées et l’impression de tenir la population en otage », a-t-il fait valoir.

L’ex-maire estime que les gens en place constituent un frein au développement. « J’aime ce monde, la politique municipale. Ce n’est pas toujours facile, les idées divergent. Mais les idées, on doit les partager, et éviter de le faire dans la confrontation », a souligné M. Brûlé qui cumule 28 ans d’engagement politique, 20 ans comme conseiller et 8 autres comme maire.

Son retrait actuel ne signifie pas toutefois qu’il ferme la porte définitive à son engagement qui pourrait prendre diverses formes.

Ghislain Brûlé gardera un œil sur les affaires municipales, sans cacher une certaine inquiétude. « On verra bien ce qu’ils vont faire. Mais ça m’inquiète. Je trouve que les chaussures sont trop grandes pour les gens en place en regard des défis que pose le monde municipal aujourd’hui », a-t-il conclu.

 

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