Culture de canneberges : le défi quotidien de la famille Gosselin

Culture de canneberges : le défi quotidien de la famille Gosselin
Pierre, Marie-Ève et Pascal en compagnie de leur père Michel Gosselin qui a fait l'acquisition de la cannebergière en 2007. (Photo : www.lanouvelle.net)

Les canneberges ne poussent pas dans l’eau. Ce sont les champs qui sont inondés pour faciliter la récolte du petit fruit rouge à l’automne. La famille Gosselin, propriétaire d’Atocas Villeroy, participe à ce spectacle saisissant depuis 2007.

L’entreprise récolte annuellement quelque 4 millions de livres. Trois ans de suite, elle a d’ailleurs été consacrée meilleure productrice à l’acre pour la région Centre-du-Québec. Depuis qu’elle a fait l’acquisition de la ferme conventionnelle, le nombre d’acres consacrés à la production est passé de 54 à 130 sur une propriété de 400 acres. Toute sa production est rachetée par l’entreprise Fruit d’Or.

« Il y a tout un travail qui se fait plusieurs mois d’avance avant d’en arriver à la récolte automnale. Chaque année, nous faisons également des efforts pour améliorer l’équilibre entre la faune et la flore. Nous avons aménagé des bandes fleuries et des arbres fruitiers pour attirer des pollinisateurs. Nous avons installé des cabanes à chauve-souris et hirondelles pour nous aider à combattre les insectes », explique l’un des copropriétaires, Pascal Gosselin.

« Même si son plan est fort, la canneberge est un fruit qui demeure fragile et qui demande beaucoup de surveillance, jour et nuit, et ce, dès le début du printemps jusqu’à la récolte. Une seule nuit de gel peut compromettre jusqu’à 90% de notre récolte », signale-t-il.

À la merci de la nature…

Cette année malheureusement, la cannebergière a été victime d’un épisode de grêle le 22 juillet dernier. « Deux petites minutes qui ont ruiné un peu plus de 50% de notre production totale », déplore Pascal Gosselin. « Le corridor de la tempête est passé directement dans nos champs. Nous nous dirigions vers une autre bonne saison. C’est la première fois que nous devons composer avec un tel événement. »

Une partie des pertes de l’entreprise pourrait être compensée, croit M. Gosselin, via des indemnités du programme Agri-Québec basé sur les récoltes antérieures. « Nous devrons cependant faire plus de bois cette année pour soulager nos pertes », ajoute-t-il.

Ce coup de malchance inattendu ne décourage pas les membres de la famille Gosselin qui poursuivent le travail pour continuer à développer la ferme. Ce développement se poursuivra cependant en mode conventionnel qui permet de mieux gérer les insectes que le biologique, donc moins de perte sur les rendements, et qui nécessite moins de main-d’œuvre.

La famille Gosselin

L’entreprise familiale a d’abord fait sa marque dans le domaine forestier lorsque Michel Gosselin a fondé Goforest en 1989 à Plessisville. Afin d’élargir ses horizons, Goforest faisait l’acquisition, en 2005, d’une compagnie de transport de bois de Villeroy avant d’acquérir, deux ans plus tard, la cannebergière exploitée depuis 1992 par Michel Gardner.

Michel et son épouse Chantal sont toujours impliqués dans la cannebergière aujourd’hui avec leurs enfants Pierre (Goforest), Sylvie, Pascal et Marie-Ève, alors que David œuvre dans un autre secteur d’activités.

« Si notre famille a développé tant d’intérêt pour la production agricole et forestière, nous le devons en grande partie à notre père Michel qui a toujours eu le pouce vert. Il a toujours cultivé quelque chose. Il est né là-dedans. Notre grand-mère Irène cultivait son jardin dans le rang 11 de Plessisville et vendait ses légumes au marché. C’est dans nos gènes », de conclure Pascal.

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Vicky
Vicky
1 mois

Quelle belle famille! Lâchez pas les Gosselin!

Ezeckiel
Ezeckiel
1 mois

Adhérer à l­’assurance-récolte de la Financière Agricole serait une priorité selon moi. 60% de la prime et 100% des frais d’administrations sont subventionnés.