« La captivante histoire des Fromages Princesse », racontée par Huguette Thiboutot

« La captivante histoire des Fromages Princesse », racontée par Huguette Thiboutot
Huguette Thiboutot (Photo : Martin Savoie)

Après avoir publié « 114, rue St-Louis » en 2018, Huguette Thiboutot revient à la charge avec le récit historique intitulé « La captivante histoire des Fromages Princesse », qui met en lumière une partie de l’histoire de Princeville.

C’est d’ailleurs dans cette municipalité, au Complexe du Pré plus précisément, qu’elle viendra lancer ce livre, le 26 septembre à 14 h 30. La dame de 83 ans, qui habite désormais Montréal, mais qui est native de Princeville, souhaite encore une fois, avec ses écrits, raconter l’histoire de sa ville, de ses racines et de son passé, qu’elle trouve passionnante.

Cette fois, c’est sur l’histoire de cette entreprise, les Fromages Princesse, qu’elle s’attarde. « Je suis très documentée », lance-t-elle d’entrée de jeu en annonçant qu’elle parle, dans ce livre, d’Henri Provencher et de son épouse, Jeanne-d’Arc Pinard, qui se sont lancés dans la fabrication de fromage en 1960.

Bien entendu, on ne peut parler de fromage en grains sans aborder la sempiternelle question de la poutine et de ses origines. « J’aborde le sujet, mais ne parle pas uniquement de cela. Le sujet, c’est la captivante histoire des Fromages Princesse », ajoute Mme Thiboutot.

Afin que l’histoire ne soit pas trop aride et remplie de dates, l’auteure a mis en place le personnage de Pépé Prince qui, par une belle journée sans vent sur une table à pique-nique aux abords de la piste cyclable à Princeville, raconte l’histoire de cette entreprise à Agathe et Suzanne.

Mme Thiboutot a inclus dans son livre, qu’elle publie à compte d’auteur aux Éditions de l’Apothéose, une cinquantaine de photos qui viennent agrémenter ses propos.

Quant à l’origine de la poutine, elle explique en entretien téléphonique que ce mets a été créé partout en même temps. « Tous les fromagers de ce temps ont décidé de promouvoir le fromage en grains en allant le porter dans des cabanes à patates frites », raconte-t-elle. « Et une journée (en 1967), un client a dit à Mme Provencher (Jeanne-d’Arc) d’ajouter, à sa frite-sauce, du fromage en grains. Un plat qu’ils ont appelé « frite-fromage-sauce ». À Plessisville, ça portait le nom de « mix » et c’est à Warwick qu’on a appelé ça la poutine », dit-elle encore. Le nom du plat aujourd’hui si populaire (et non sa création) proviendrait donc de Warwick, selon ses dires.

L’auteure de « La captivante histoire des Fromages Princesse » tient également, dans son livre, à rendre hommage à ces femmes de l’époque, dont Jeanne-d’Arc, qui ont écrit l’histoire à grands coups d’efforts et de courage. « C’est elle qui a dessiné la tête de la petite vache rouge qu’on voit encore à Princeville », rappelle-t-elle.

Les gens sont donc invités à venir rencontrer Huguette Thiboutot, le 26 septembre au complexe Du Pré de Princeville, afin d’en apprendre davantage sur l’histoire de cette entreprise bien connue dans la région et à l’extérieur, et qui est née à Princeville. 

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Fremich
Fremich
17 jours

Dire que moi j’ai toujours pensé que la poutine (frite ssauce avec fromage en grain) venait d’en face de chez-nous, du Restaurant Tur-Lu-Tu. Un de mes oncles allait s’en chercher une (dans un tout petit casseau, à tous les vendredis soir après le travail et le lavage de son automobile avant d’aller chercher sa belle à Villeroy.

Roch Garneau
Roch Garneau
14 jours

Moi je me rappelle qu’on commandait un 15-15. 15 cents de frites et 15 cents de fromage en grain.