Courir 104 km pour sensibiliser à l’importance des arbres

Par Manon Toupin
Courir 104 km pour sensibiliser à l’importance des arbres
Hubert Guillemette, à gauche, en compagnie de ses enfants, Flora (10 ans), Marie (14 ans), Christophe (16 ans) et sa conjointe Lucie (Photo : gracieuseté)

Hubert Guillemette est arboriculteur de métier. Il adore donc les arbres et veut sensibiliser à leur importance. C’est pourquoi il s’est lancé le défi de courir 104 km, le 23 mai, sur le Sentier des Trotteurs.

Il partira donc au lever du soleil (et peut-être même avant) et parcourra deux fois l’aller-retour du sentier, entre Victoriaville et Trottier. Il envisage faire le parcours en 16 ou 17 heures. Une belle façon de donner de la visibilité aux arbres tout en conservant la forme.

Ce sentier, il le connait bien puisqu’il a travaillé à son élaboration il y a quelques années. Bien normal alors qu’il ait choisi ce tracé qui propose d’ailleurs une multitude d’arbres et d’aménagements forestiers réalisés par les différents propriétaires.

Aussi, l’an dernier, il a couru 52 km sur ce même sentier. «J’aime les défis et l’endurance», confie-t-il. En doublant la distance, le défi sera en effet de taille.

Le parcours n’est pas sans embûches (un mauvais jeu de mots). En effet, le sentier, comme il le confie lui-même, aurait bien besoin d’amour à certains endroits. Il s’attend même à faire quelques chutes pendant son défi. En plus, il semble que lorsqu’on court en sentier, comme il le fera, c’est 1,7 fois la distance qu’on ferait sur le plat. Une belle aventure mentale et physique s’annonce donc pour Hubert. «Ça va être dur, je le sais», anticipe-t-il.

Mais il envisage le parcours avec sérénité, sachant qu’il sera bien entouré de cette forêt qu’il aime tant. Il souhaite sensibiliser la population à l’importance des arbres dans nos vies. «Il y a une belle culture de l’arbre à Victoriaville, mais on peut toujours faire mieux», indique-t-il en soulignant qu’il était peut-être un peu idéaliste.

Pour lui (et pour plusieurs) la cause de l’arbre est l’enjeu planétaire le plus important. Il déplore le fait que plusieurs considèrent ces majestueux occupants de la forêt comme des biens immobiliers qu’on peut couper dès qu’ils nuisent un peu. «Par ma profession, je constate que trop souvent on manque de considération pour ces grands végétaux. Lorsqu’il est question de couper un arbre, je considère l’impact de sa perte pour notre collectivité avant d’autoriser un tel geste», précise-t-il. D’ailleurs, il souligne qu’un entretien régulier permet de prévenir plusieurs incidents fâcheux.

Il aurait bien voulu faire de cette course un événement lors duquel il aurait pu inviter les gens à courir avec lui. Mais les conditions sanitaires qui prévalent actuellement rendent tout cela bien difficile. «Au lieu de venir m’encourager, j’aimerais mieux que les gens plantent un arbre sur leur terrain», indique-t-il, minimisant ainsi l’exploit qu’il s’apprête à réaliser. «J’aime beaucoup l’histoire et j’ai lu Serge Bouchard qui parle des coureurs des bois. Eux ont fait des choses exceptionnelles», compare-t-il.

Hubert Guillemette veut donc s’investir dans la cause de l’arbre et c’est ce qu’il faut avec cette course. Il souhaite qu’avant ses 85 ans, en 2056, la population puisse bénéficier de la présence d’un arbre à tous les 10 mètres des demeures et vivre sous une immense forêt.

Il veut également encourager les gens à aller en forêt et, pourquoi pas, contribuer au Sentier des Trotteurs en se procurant la carte de membre. «Sillonnez quelques km et observez la beauté du site. Laissez-vous aussi convaincre de faire votre part pour la nature», termine-t-il.

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