Résurgence : le nouveau projet de Gaith Boucher

Résurgence : le nouveau projet de Gaith Boucher
Gaith Boucher prépare un nouveau spectacle sur les origines de la musique traditionnelle québécoise. (Photo : gracieuseté Pat Ross)

Depuis qu’il est de retour de son voyage en Suisse, étiré de 2 mois et demie à cause de la pandémie, Gaith Boucher n’a pas chômé. L’auteur-compositeur et interprète se lance actuellement dans la préparation de son prochain spectacle qui s’intitule «Résurgence»

Dès son retour, le 18 mai, il a élaboré ce projet pour lequel il avait jusqu’au 12 juin pour présenter une demande de financement, qu’il  a obtenu notamment du Conseil des arts et des lettres du Québec. C’est la musique traditionnelle québécoise, ou plutôt ses origines, qui sont au centre de ce prochain spectacle.

«On m’a demandé de faire des capsules sur les origines de la musique traditionnelle. Ça m’a amené à lire plein de choses, dont la thèse d’un ethnologue», résume-t-il. Ce document, qui explique entre autres que la musique traditionnelle se veut un métissage de plusieurs cultures (France, Écosse, Irlande, etc.), lui a permis de faire des liens et des découvertes.

On se souvient que Gaith, à un moment donné, était à la recherche du premier auteur-compositeur de souche. Il avait alors trouvé Antoine Gérin-Lajoie et sa chanson «Un Canadien errant». Mais, se souvenant d’une discussion qu’il a eue un jour avec un résident d’Inverness, il a découvert que la petite municipalité de la MRC de l’Érable pourrait bien être le berceau de la musique traditionnelle québécoise. Il est à étoffer une théorie à ce sujet. On lui a dit qu’à l’époque, dans cette petite municipalité où passent les chemins Craig et Gosford, se tenait de grosses soirées où des gens de différentes cultures et origines participaient et jouaient de la musique, ensemble. «Mon projet est de recréer cette soirée afin de remettre à l’avant-scène ce moment flou de l’histoire», indique-t-il.

Quand il regarde la musique traditionnelle québécoise, qui est asymétrique, ça lui fait penser que c’est peut-être parce que des gens «jammaient» ensemble. «Tu sais quand tu joues avec d’autres et pour les rattraper, tu ajoutes un temps à ta musique?», fait-il remarquer.

Il va bien entendu tenter de trouver des témoignages ou écrits pour étayer sa découverte.

De la musique

La pandémie n’a pas arrêté le musicien et chanteur pendant l’été. En effet, il cumule une vingtaine de spectacles présentés à Magog, à la marina de l’endroit, sur une terrasse extérieure. «C’est là où j’avais commencé dans la région en 1999», se souvient-il. D’ailleurs, il a toujours l’habitude d’y donner quelques représentations chaque été, mais encore davantage pendant celui-ci où les occasions de prestations étaient plus rares. «C’est un bel endroit, je suis privilégié», avoue-t-il. Le plus difficile pour lui dans ces soirées c’est que les gens ont de la difficulté à respecter les consignes et demeurer assis, tellement ils sont entraînés par sa musique.  Si bien qu’il doit parfois menacer d’interrompre la prestation pour calmer les ardeurs.

Outre Magog, on pourra l’entendre au RockFest de St-Pierre-Baptiste. Il a en effet accepté de s’occuper de la première partie du spectacle de Kaïn, prévu pour le 12 septembre (en formule musi-parc). Il sera alors accompagné d’Isabelle Grondin, Dany Armstrong, Jonathan Hébert, Rob Langlois, Vincent Lemay-Thivierge et Mario St-Amand. «Tous de bons artistes que j’ai rencontrés dans ma carrière, à cause d’une chanson», souligne-t-il. Gaith racontera un peu de ces rencontres et interprètera les chansons dont il est question avec les artistes.

La pandémie n’a donc pas raison de l’ardeur de Gaith Boucher qui continue encore d’échafauder des projets musicaux, qui le font toujours autant vibrer.

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