Les Vulkins se préparent, malgré l’incertitude entourant la saison

Par Matthew Vachon
Les Vulkins se préparent, malgré l’incertitude entourant la saison
Stéphane Rivard (Photo : www.lanouvelle.net - Archives)

Alors que plusieurs ligues et événements ont déjà annulé ou retardé leurs activités, le Réseau du sport étudiant au Québec (RSEQ) rendra sa décision le 10 août. Les Vulkins football du Cégep de Victoriaville demeurent donc dans le flou.

D’un naturel optimiste, Stéphane Rivard entretient l’espoir de voir une saison 2020. «Selon nous, le scénario le plus plausible, c’est qu’il y aura une saison, mais qu’elle sera écourtée tout simplement. Elle commencerait le plus tard possible, ce qui est déjà le cas pour les cours. Nous croyons que ça pourrait commencer vers la mi-septembre. Je suis toujours optimiste. Je veux que nous soyons prêts si la saison arrive. Si la décision rendue ne va pas en ce sens, nous nous ajusterons», a fait valoir l’entraîneur-chef des Vulkins.

C’est un peu plus tôt ce printemps qu’il a été entendu de laisser couler un peu d’eau sous les ponts avant de prendre la grande décision au début du mois d’août. «Depuis ce temps, nous n’avons pas eu beaucoup de nouvelles. Tout ce que nous savons, c’est que nous avons le droit de pratiquer en suivant toutes les mesures sanitaires. Nous avons établi un scénario que nous croyons plus plausible et nous nous préparons en fonction de ça. Nous nous ajusterons après la décision.»

En temps normal, les cours au cégep se seraient amorcés vers le 24 août, mais avec la situation actuelle, le début des classes a été retardé au 31 août. Si la session devait se faire en partie ou complètement à distance, cela ajouterait nécessairement un niveau de difficulté supplémentaire pour la tenue d’une saison de football, surtout quand on considère que les Vulkins misent sur quelques joueurs français dans le potentiel alignement 2020. «Si tous les cours devaient se faire à distance, ce serait vraiment compliqué. Nous alignons présentement quatre joueurs français qui sont en processus pour venir ici. Si les frontières ouvrent normalement, ils seront capables d’étudier. Il y a cependant plus d’incertitude pour eux.»

Une préparation différente

Bien qu’ils ne sachent pas trop comment les choses vont se développer, Rivard et ses adjoints effectuent une préparation comme si la saison devait se dérouler. «Dès que nous avons su que nous n’aurions pas un camp de printemps, nous avons saisi l’occasion pour faire autre chose. Nous avons commencé à tenir des rencontres chaque semaine. C’est parfois des rencontres d’équipe ou par position, mais il y a un sujet différent chaque fois. Nous continuons ça actuellement. Ça se passe entre joueurs et entraîneurs. Étrangement, c’est pratiquement mieux de le faire à distance qu’en personne, car nous sommes plus concentrés», a noté Rivard.

Si la saison 2020 devait être complètement annulée, il y aurait des impacts pour les joueurs, mais aussi pour le recrutement que doivent effectuer les Vulkins année après année. «Nous avons recruté des joueurs pour cette année, mais là, si la saison devait être annulée, ça voudrait dire que nous les avons attirés pour deux ans plus tard. Nous aurions donc deux ans de recrutement. Il y en a aussi qui sont au cégep seulement pour le football, donc peut-être qu’ils ne poursuivront même pas leurs études, ce qui serait un peu dommage.»

Avec un tel scénario, les Vulkins ne pourraient pas non plus procéder à une juste évaluation des forces et des faiblesses de leur formation comme ils le font chaque fois à la fin d’une saison. Ils devraient donc se baser sur des éléments de 2019 afin de tenter de construire l’édition de 2021. «C’est certain que si ça se produit, ça serait plus complexe pour tout le monde. Il faudrait se tourner de bord et trouver des stratégies. Nous allons profiter de la situation pour être au même point, voire en meilleure position que nous l’étions.»

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