COVID-19 : un relâchement explique les nouveaux cas dans la région

Par Marie-Eve B. Alarie
COVID-19 : un relâchement explique les nouveaux cas dans la région

Depuis le 10 juillet, on a recensé huit nouveaux cas de COVID-19 en Mauricie et au Centre-du-Québec. Ceux-ci ont été déclarés dans la MRC d’Arthabaska, à Drummondville, à Saint-Adelphe, à Notre-Dame-du-Mont-Carmel, dans la MRC de Maskinongé, à Shawinigan et à Trois-Rivières.

La Dre Marie Josée Godi, directrice de la santé publique et responsabilité populationnelle de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec, mentionne que ces cas sont le fruit d’un certain relâchement dans le respect des mesures sanitaires dans la région. Ces personnes n’auraient pas contracté la COVID-19 à la suite d’une sortie dans un bar, précise Dre Godi, mais elles auraient eu des contacts avec plusieurs personnes.

«Ces cas sont surtout reliés au déconfinement dans différentes activités, comme les activités récréotouristiques, au camping, à des gens qui faisaient le party chez eux. Certains ont aussi pensé avoir contracté la COVID-19 à l’épicerie, explique-t-elle. C’est important de rappeler aux commerces de continuer à déployer des efforts pour assurer la santé et la sécurité de leur personnel et aussi de la clientèle.»

«Avec nos équipes de santé au travail et des plaintes, on a pu voir que des flèches de trajectoire et le lavage des mains à l’entrée de certains commerces avaient été abandonnés et qu’il n’y avait plus personne pour superviser la distanciation. On voit du relâchement à tous les niveaux. De façon mutuelle, on peut s’assurer que la transmission ne se fasse pas dans les milieux publics», ajoute-t-elle.

«C’est une responsabilité partagée entre les employeurs, les travailleurs et la clientèle. Aidons-nous les uns les autres. Et il ne faut pas oublier que le port du masque ne vient pas annuler les autres mesures. Ça s’ajoute à la distanciation physique de deux mètres et le lavage des mains», rappelle le Dr Horacio Arruda, directeur national de la santé publique.

Le Dr Arruda est venu à la rencontre de l’équipe de la direction de la santé publique du CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec aujourd’hui afin de faire un retour sur la gestion de la pandémie de COVID-19 dans la région.

«On est dans un tournant dans la lutte contre la COVID-19. Il ne faut pas penser que c’est terminé. C’est une crise sans précédent qui nous a amené de nombreux défis. En Mauricie et au Centre-du-Québec, il y a eu des pics en lien avec les éclosions sur le territoire. Il y a eu une grosse progression du virus entre le 22 mars et le 5 avril. C’était relié aux éclosions du côté d’Olymel et du CHSLD Laflèche», indique-t-il en notant que la gestion des CHSLD dans la région était similaire à celle du reste du Québec.

«Un défi important sera que la population ait encore confiance en nous et en nos consignes pour que l’on puisse rester déconfinés, convient-t-il. Il y aura aussi un défi en matière de ressources humaines pour maintenir nos capacités d’enquête.»

Au total, 50 000 tests de dépistage ont été réalisés dans la région depuis le début de la pandémie et plus de 2000 enquêtes épidémiologiques ont été effectuées par les équipes de la santé publique.

 

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Lise Blanchette
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Pourquoi on ne peut pas savoir les cas au moins par MRC. La plupart du temps, les cas viennent de l’autre côté et du fleuve et on ne sait pour notre vrai région qui n’est pas la Mauricie.

Leatitia Samson
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Leatitia Samson