Le permis animalier : le billet de retour vers la maison

Par Andrée-Anne Fréchette
Le permis animalier : le billet de retour vers la maison
(Photo : www.lanouvelle.net)

En janvier et février, la Société protectrice des animaux d’Arthabaska (SPAA) procède au renouvellement des licences pour les animaux de compagnie. Alors qu’enregistrer un chien s’avère obligatoire, l’on encourage fortement les propriétaires de chats à faire de même à titre préventif. 

Les nouvelles médailles délivrées par la SPAA ne comportent pas de date. Dorénavant, les animaux répertoriés par l’organisme conserveront le même numéro, année après année. Les maîtres n’ont qu’à téléphoner ou à passer dans les locaux de la SPAA, sur la rue de l’Acadie, à Victoriaville, pour payer l’écot annuel de 20 $. Pour un chat, l’on exige 5 $. À noter que l’organisation ne bénéficie d’aucune subvention pour assurer son fonctionnement et se finance par les services qu’elle rend.

La procédure améliorée permet d’éliminer la production annuelle de centaines de médailles. À présent, il en coûtera 5 $ pour en obtenir une nouvelle après une perte ou un bris. Cette nouveauté évite aussi l’achat de timbres pour les envois postaux des médailles. Au final, on épargne quelques milliers de dollars et on facilite l’opération pour les usagers.

La SPAA couvre un vaste territoire, déterminé au gré des ententes avec les municipalités qui requièrent ses services, disséminées dans plusieurs MRC. Puisque les règlements municipaux varient d’une localité à l’autre et que toutes ne sont pas membres, il apparaît difficile de s’y retrouver. Le plus simple demeure de passer un coût de fil à la SPAA pour se renseigner, indique Alexandre Côté, président du conseil d’administration. Avec la loi qui encadre les chiens dangereux qui entre en vigueur le 3 mars, on s’attend à avoir du pain sur la planche.

Des infrastructures deviendront nécessaires pour l’appliquer, tant pour la gestion des plaintes que pour faire respecter le règlement.

«On parle de médailles parce qu’on est en début d’année, mais nous travaillons sur tous les aspects des règlementations de garde animale : les chiens qui dérangent, qui jappent ou représentent une nuisance pour un voisin, le nombre d’animaux permis et les conditions inacceptables, par exemple», relève M. Côté.

Admissions

Les licences octroyées favorisent le recensement de la population canine, mais constitue d’abord le billet de retour d’un animal vers son foyer. «Quand on aime son animal, ce n’est pas si dispendieux. Chaque semaine, il y a énormément d’animaux qui retrouvent leur propriétaire grâce à ce système», souligne Alexandre Côté. Un chat qui se balade sans médaille ne s’avère pas toujours perdu. Or, lorsqu’un citoyen le mène à la SPAA, il apparaît impossible de retracer son maître. La précaution vaut le coût.

La micropuce ne remplace pas le médaillon. Il s’agit d’une sécurité supplémentaire, expose Gabrielle Monfette, directrice générale. L’acte chirurgical se fait dans les cliniques vétérinaires.

En 2019, on dénombre plus de 1700 admissions à la SPAA. «Ça comprend ceux qui viennent ici pour l’euthanasie, les abandons, les animaux errants, etc. C’est tous les animaux qui sont entrés ici», précise Mme Monfette.

Parmi les bêtes abandonnées, 195 chiens ont été adoptés. Chez les chats, 523 d’entre eux ont gagné un nouveau toit. Pour les autres animaux (lapins, furets, hamsters, etc.), 28 ont trouvé preneur. Les médailles et l’existence de l’organisme lui-même ont permis à 148 chiens et 38 chats de retourner chez eux. Ces chiffres ne tiennent pas compte des animaux trouvés puis renvoyés directement à la maison à la suite d’un coup de téléphone. Ils représentent seulement les animaux qui ont dû patienter un peu entre les murs de la bâtisse de la rue de l’Acadie.

Les chats restent les grands champions de l’errance et de la reproduction. «La prolifération est très importante. Les gens ont plus le réflexe de stériliser les chiens, ils en sont plus en contrôle chez eux et les promènent en laisse. Les chats, par contre, vont dehors et reviennent le soir», illustre la directrice.

Puisque la Ville de Victoriaville doit revoir son règlement afin de s’adapter à la nouvelle loi, la SPAA lui a transmis quelques suggestions, dont l’obligation de stériliser les chats avant leur vente. Cette pratique s’avère déjà adoptée par l’organisation.

La SPAA répond aussi aux appels d’urgence, par exemple pour abriter des animaux lors d’incendie. En 2019, on a enregistré 87 sorties du genre. En outre, l’équipe a dû donner suite à 357 plaintes. Du nombre, les intervenants ont réalisé 98 suivis, c’est-à-dire une deuxième visite pour s’assurer que les propriétaires se sont conformés. Le patrouilleur a recueilli 354 bêtes errantes et 61 animaux morts. Pour ce qui est de la collecte des carcasses, on offre ce dernier service à Victoriaville et à Sainte-Clotilde.

 

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