Les Vulkins regardent vers l’avant

Par Matthew Vachon
Les Vulkins regardent vers l’avant
L’entraîneur-chef Stéphane Rivard sent que le programme football des Vulkins va dans la bonne direction. (Photo : www.lanouvelle.net)

Victime d’une amère élimination lors de son premier match éliminatoire face aux Cougars du Cégep de Chicoutimi, l’entraîneur-chef des Vulkins du Cégep de Victoriaville Stéphane Rivard juge que la saison des siens a été positive, mais il souhaite voir une constante amélioration.

«Concernant les victoires et les défaites, nous ne sommes jamais satisfaits. Il y a toujours un goût amer, car soit tu gagnes le Bol d’or, sois tu te retrouves avec toutes les autres équipes éliminées. C’est ça la réalité et il faut vivre avec ça», a commenté le pilote des Mauves.

Au-delà de la fiche de la formation, l’entraîneur se montre satisfait de la bonne culture d’équipe établie dans le vestiaire. À la suite de l’élimination des Vulkins, la mère du quart-arrière Mathieu Forget a pris le temps de venir remercier les Vulkins et Rivard pour les belles valeurs transmises à son fils. «Je suis fier de nos vétérans, de la façon dont ils transmettent ça. Il y a la mère de Mathieu qui est venue, mais il y a plusieurs autres parents qui sont venus nous voir ou qui ont pris la peine de nous écrire pour nous dire que nous avions changé la vie de leur enfant. Ça nous a rappelé pourquoi nous faisons ça.»

L’entraîneur-chef Stéphane Rivard

Plus de stabilité demandée chez les entraîneurs

En constante remise en question, Rivard et ses acolytes sont déjà à  la recherche de pistes de solution afin d’améliorer l’équipe. «Nous nous remettons toujours en question pour toujours nous améliorer. C’est un peu ça notre culture d’équipe, toujours s’améliorer. Il n’y a rien que nous avons fait cette année qui nous rend totalement satisfaits.»

Questionné à savoir ce qui semblait avoir manqué à l’équipe cette année, Rivard a fait valoir qu’il aimerait avoir une plus grande stabilité au sein du personnel d’entraîneurs. En effet, seulement cette saison, 13 entraîneurs ont œuvré avec les Vulkins, ce qui fait beaucoup de monde. «Il y avait plusieurs entraîneurs occasionnels. Oui, nous sommes heureux de compter sur eux, car ils ont l’équipe à cœur. Il est cependant plus difficile d’avoir une bonne stabilité. Si nous faisons une rencontre d’entraîneurs, c’est difficile d’avoir tout le monde. Plusieurs sont de l’extérieur. En étant présent à seulement une pratique, cela fait en sorte que tu connais moins le système que les joueurs. Ça ne peut pas fonctionner.»

À la barre de l’équipe depuis 2017, Rivard a donc terminé sa troisième saison comme entraîneur-chef. Depuis son arrivée, les Vulkins semblent reprendre du poil de la bête. Ayant fait le saut en division 3 à compter de 2016, la troupe victoriavilloise présente depuis une fiche combinée de 19 victoires en 32 rencontres. «Nous sommes sur la bonne voie. Ça prend de la stabilité. Je suis chanceux d’avoir pu demeurer en poste ici depuis toutes ces années, car au départ, je n’étais vraiment pas bon. Je suis donc content d’avoir pu demeurer en poste, car là, je crois que je suis assez bon. Ça demandait des années et de la confiance. Nous allons dans la bonne direction. Oui, nous sommes en division 3, ce qui n’est pas la meilleure division au Québec. Nous sommes cependant en région et nous devons bâtir un recrutement solide. En étant solides plusieurs années, nous pouvons voir où nous allons avec ça.»

L’ancien joueur du Vert et Or de l’Université de Sherbrooke ne cache pas qu’il aimerait voir les Vulkins retourner en division 2. «Si nous voulons faire ça, il faudra quand même être compétitif. Monter en division 2 et ne signer qu’une ou deux victoires par année, ça te fait régresser. Le fait d’avoir descendu en division 3 a été une bonne chose pour le programme en soi. Je crois que ça faisait sept ans que l’équipe n’avait pas fait les éliminatoires. Ça devenait difficile.»

De grosses pertes chez les joueurs

Outre quelques visages en moins au sein du personnel d’entraîneurs, la situation devrait demeurer sensiblement la même. Chez les joueurs cependant, ça risque de changer passablement avec 13 départs. Du lot, le quart-arrière de la formation, Mathieu Forget, a terminé son parcours collégial et il ne sera pas de retour l’an prochain. Willyam Bouffard-Turcotte (joueur de ligne offensive), Anthony Paul-Hus (receveur), Mathieu Langlois (receveur), Thomas Raymond (receveur) et Benjamin Vallerand (botteur), qui ont été des acteurs clés de l’offensive cette année, ne seront également pas de retour. Même son de cloche pour Jean-Marc Ciacan (ligne défensive), Joël Therrien (secondeur) et Frédéric Gagné (demi défensif) en défensive notamment. «Au poste de quart-arrière, nous sommes en bonne position avec deux Français (Jean-Baptiste Garibo et Matéo Gauthier). Ils sont tous les deux différents. Il y en a un qui est plus un quart de pochette tandis que l’autre a un style similaire à Kyler Murray (Cards de l’Arizona). Nous en sommes à voir comment nous pouvons les utiliser. Ils seront là encore deux ans. Nous avions également plusieurs finissants au poste de receveur, mais nous avions aussi de bonnes recrues. Sur les lignes offensives et défensives, c’est là que ça se passe. Nous cherchons toujours ça. Il y a plus de blessures à cette position. Nous tentons d’avoir une stabilité là, car ça arrive que nous ayons de la difficulté à les conserver. Ce sera mince au poste de secondeur pour nous.»

Parmi les joueurs sur leur départ, Frédéric Gagné obtiendra un essai avec le Vert et Or de l’Université de Sherbrooke. Les autres joueurs devraient également avoir leur chance au niveau universitaire, mais ils n’avaient pas encore arrêté leur choix.

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