«Il faut avoir la vocation et c’est mon cas» – Léa Croteau, étudiante en soins infirmiers

Par Andrée-Anne Fréchette
«Il faut avoir la vocation et c’est mon cas» – Léa Croteau, étudiante en soins infirmiers
Léa Croteau, étudiante en soins infirmiers et récipiendaire d'une Bourse en Leadership Communautaire en Santé et Services Sociaux (Photo : www.lanouvelle.net)

Léa Croteau ne s’en cache pas, les soins infirmiers constituent pour elle une véritable passion. Et elle n’a pas peur d’y consentir des heures. Soigneuse pour les Vulkins du Cégep de Victoriaville et impliquée dans son programme d’études, elle a mis la main, entre deux stages, sur une bourse de 2500 $ offerte par l’organisme Dialogue McGill.

Léa Croteau, de Saint-Albert, entame sa troisième année d’études à la technique en soins infirmiers. Depuis mai, elle a également joint le personnel de l’équipe de football des Vulkins en tant que soigneuse. Elle participe donc au «taping» avant les matchs ainsi qu’aux soins des blessures lors des pratiques et des parties. Un travail qui lui demande plusieurs heures par semaine.

Déjà, elle envisage des études universitaires afin de devenir infirmière clinicienne. «Moi, ce qui m’intéresse le plus, c’est l’urgence», indique-t-elle. Elle pense à l’Université de Sherbrooke, dont elle apprécie l’approche. Mais les dés ne sont toujours pas jetés.

Très engagée dans son programme d’études, dans l’organisation d’activités notamment, Léa Croteau ne voit pas le temps s’écouler. De fait, les nombreux stages qui défilent chaque session comblent une bonne part de son horaire. Mais son engagement ne passe pas inaperçu. Par le biais du Centre d’accès pour services en anglais de la Mauricie-Centre-du-Québec (CASE-MCQ), elle s’avère l’une des quatre étudiantes ayant mis la main sur la «Bourse en Leadership Communautaire en Santé et Services Sociaux» dans la région du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSS-MCQ).

La maîtrise de l’anglais constitue une des qualités requises pour prétendre à cette reconnaissance, mais il faut aussi résider à l’extérieur de la région métropolitaine et prévoir rester dans sa région pour travailler dans le réseau de santé.

Arthabaska

À la faveur de l’été, Léa Croteau a vécu l’externat dans deux hôpitaux différents, à Arthabaska et à Asbestos. «J’ai eu des belles expériences aux deux endroits, mais j’aime beaucoup l’hôpital de Victo, du fait qu’on y fait tous nos stages, alors on s’y sent à l’aise», note-t-elle. Le fort sentiment d’appartenance additionné à son désir de demeurer auprès de sa famille la pousse à désirer revenir pratiquer ici après ses études universitaires.

Stage

Léa Croteau envisage d’utiliser sa bourse de 2500 $ pour participer à un stage de 28 jours au Bénin, organisé par son programme, au Cégep de Victoriaville, pour les finissants en soins infirmiers. Une douzaine d’étudiantes participeront à l’aventure, accompagnées de deux profs. «On ouvre une clinique en soins infirmiers pour traiter des gens qui en ont besoin. Il n’y a pas de médecin avec nous, mais nous pouvons avoir des liens avec des hôpitaux si nécessaire», résume la jeune femme. Pour elle, il s’agit d’une chance unique de développer sa débrouillardise et son jugement clinique. Avant le départ, elle doit s’outiller et en apprendre davantage sur des maladies plus rares au Québec, en plus de mémoriser les noms des médicaments qui diffèrent d’un pays à l’autre. Elle ira chercher ces précieux savoirs de par les soirs.

Le voyage en Afrique, prévu pour février, durera 12 jours. Bien entendu, les futures infirmières mèneront des activités de financement. Or, les sommes recueillies serviront exclusivement à défrayer le matériel médical. Les filles paieront elles-mêmes pour leurs frais fixes, dont leur billet d’avion et leur visa.

Mais en attendant 2020, Léa se lance dans sa session d’automne, qui compte pas moins de cinq stages à réaliser. «Chaque session, ça augmente», témoigne-t-elle. Avec CASE-MCQ, la boursière devrait effectuer de la sensibilisation dans des écoles anglophones afin de recruter des futurs infirmiers. «Je crois que les soins infirmiers, c’est quelque chose qu’il faut vraiment aimer, à l’intérieur de soi. Ce n’est pas un métier qui permet de travailler de 8 h à 17 h. Il faut avoir la vocation et c’est mon cas», pense-t-elle. Léa Croteau dit profiter de sa jeunesse (20 ans) et de ses capacités pour en faire le plus possible. «Je ne crois pas que je vais m’en lasser. J’en veux toujours plus.» Le contact humain et le fait de se sentir utile constituent ses principales motivations.

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Jo dion
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Jo dion

« Vocation »? Et voilà plusieurs pas en arrière pour les soins infirmiers…