Peut-être l’année de la dernière chance pour Labrie dans la LAH

Par Matthew Vachon
Peut-être l’année de la dernière chance pour Labrie dans la LAH
Vétéran de 411 parties dans la Ligue américaine de hockey (LAH), Hubert Labrie en sera à sa huitième équipe lorsqu’il enfilera le chandail des Sénateurs de Belleville l’automne prochain. (Photo : Sénateurs de Belleville/LAH)

Bientôt âgé de 28 ans, Hubert Labrie continue de rouler sa bosse dans la Ligue américaine de hockey (LAH). Ayant tout juste paraphé une entente d’un an avec les Sénateurs de Belleville, club-école des Sénateurs d’Ottawa, le défenseur victoriavillois en sera à une neuvième saison dans l’antichambre de la meilleure ligue au monde.

«C’est une nouvelle aventure! J’ai déjà parlé avec l’entraîneur et il m’a dit qu’il croyait que nous allions avoir une bonne équipe et une bonne défensive. Les Sénateurs ont de bons jeunes dans leur organisation, donc je crois que ça devrait être une belle année», a fait valoir l’ancien des Olympiques de Gatineau.

Lorsqu’il a appris que le Crunch de Syracuse, avec qui il a disputé la dernière saison (10 passes en 69 parties), n’allait pas renouveler son contrat, Labrie a commencé à lorgner du côté du Vieux-Continent afin de poursuivre sa carrière. Un appel de l’entraîneur-chef Troy Mann, qui l’avait dirigé il y a deux ans avec les Bears de Hershey, l’a cependant amené à reconsidérer ses plans. «Il est certain que sa présence a aidé. J’étais à la recherche d’un contrat et je pensais même me diriger en Europe. Quand j’ai su que le Crunch n’allait pas renouveler mon entente, j’ai regardé là-bas, mais je n’avais pas les offres que je voulais. J’ai ensuite eu un appel de Troy qui voulait savoir où j’en étais.»

Puisque le grand club d’Ottawa est en importante reconstruction sur la patinoire, la formation de Belleville regorge de jeunes talents qui ne demandent qu’à poursuivre leur progression afin d’un jour atteindre la Ligue nationale de hockey (LNH). Il faut cependant quelques vétérans ici et là afin d’encadrer cette jeunesse, c’est pourquoi Belleville a décidé d’octroyer un pacte d’un an, valide uniquement pour la LAH, à l’arrière des Bois-Francs. «C’est plaisant de voir ça. Il y a de bons jeunes dans l’équipe. Moi, je suis un vétéran, donc je vais devoir montrer la bonne voie à ceux-ci et les aider du mieux que je peux.»

À moins qu’il se taille une place dans la LNH, l’ancien des Tigres de Victoriaville Vitalii Abramov devrait devenir le coéquipier de Labrie.

Une stabilité

Puisque les équipes de la LAH ne peuvent aligner que cinq joueurs ayant plus de 250 matchs d’expérience chez les professionnels par partie, Labrie est considéré comme un vétéran avec 411 rencontres derrière la cravate. Les clubs préférant faire jouer leurs jeunes espoirs afin de poursuivre leur développement, il devient un peu plus ardu pour Labrie de dénicher des ententes à plus long terme. «Mon entente est à un volet pour la LAH. Des ententes comme celle-là, c’est rare que tu puisses en signer pour plus d’un an. Je m’attends donc de signer un contrat d’une saison tous les ans. Avec les règles pour les vétérans, ça complique évidemment les choses afin de se trouver un nouveau contrat.»

Ainsi, lorsqu’il enfilera l’uniforme des Sénateurs l’automne prochain, il en sera déjà à sa huitième équipe dans la LAH. «Changer de place chaque année, ce n’est pas ce que j’espère. Je veux toujours demeurer au même endroit, mais d’un autre côté, je peux continuer de jouer au hockey, ce qui est la chose que j’aime faire. Je peux gagner ma vie en pratiquant mon sport, ce que beaucoup espéraient faire. C’est pour ça que je continue dans cette aventure. J’aimerais évidemment signer au même endroit chaque fois. Là, tout est à refaire. Au moins, puisque c’est ma huitième équipe, je sais comment ça fonctionne. Ça me dérange moins qu’au début, mais c’est quand même plate un peu», a noté celui qui a amorcé sa carrière professionnelle en 2011.

Il y a aussi le fait que Labrie n’est pas seul dans cette aventure. Le défenseur de 5’11’’ et 190 livres est devenu père l’hiver dernier. Le clan Labrie doit donc être déraciné chaque fois afin de suivre Hubert où sa nouvelle entente le mène. «Ma copine aime ça. C’est un choix que nous avons fait ensemble. Peu importe l’endroit où je me retrouve, elle me suit. Elle aimerait également que je signe à la même place chaque année. Tout comme moi, elle doit refaire son cercle d’amis. À l’âge que nous avons, nous ne sommes plus des enfants toutefois. Nous sommes en mesure de nous faire des amis!»

Vers l’Europe l’an prochain?

Labrie l’a mentionné, il avait commencé à regarder ses options européennes en vue de la prochaine campagne. La saison 2019-2020 pourrait donc être vraisemblablement sa dernière en Amérique du Nord. «Je crois que ce pourrait être l’année de la dernière chance. J’ai eu la chance de signer un contrat avec une équipe proche de la maison (Belleville est à environ cinq heures de route de Victoriaville). J’aime ça. Quand j’ai su que Syracuse ne me signait pas à nouveau, j’étais un peu déçu, car c’était assez près de la maison. Je me disais qu’il n’y avait plus vraiment de formations qui étaient près de la maison. Finalement, j’ai eu un appel de Belleville, ce qui a fait en sorte que j’ai continué dans la LAH. On verra pour l’année prochaine, mais ça pourrait être vers l’Europe.»

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