50e anniversaire du Cégep : Victo a damé le pion à Drummondville

50e anniversaire du Cégep : Victo a damé le pion à Drummondville
Le frère Jasmin Houle, l'ex-député Roch Gardner, le DG par intérim, Christian Héon, la finissante Emmy Désilets et le maire André Bellavance ont levé leur coupe pour souligner les 50 ans du Cégep de Victoriaville. (Photo : lanouvele.net)

C’était en 1967. Deux ans avant la fondation du Cégep de Victoriaville. Roch Gardner représente Arthabaska comme député de l’Union nationale, le parti au pouvoir. Victoriaville ne figurait pas dans les plans du gouvernement pour l’obtention d’un cégep plutôt prévu pour Drummondville. Mais le député Gardner n’a pas hésité à mettre sa tête à prix et a menacé de démissionner si Victo n’avait pas son cégep.

Roch Gardner a menacé de démissionner comme député pour obtenir un cégep à Victoriaville. (Photo lanouvelle.net)

Et il a eu gain de cause aux dépens de Drummondville qui n’obtiendra son propre cégep que quelques années plus tard.

Roch Gardner dit qu’il n’avait jamais révélé cette affaire. Mais il fallait bien le 50e anniversaire de l’institution pour lever le voile sur cette confidence. Le député Gardner et le frère Henri ont travaillé très fort, «il a fallu mettre le paquet», a confié M. Gardner. Malgré tous les efforts, ils ont essuyé de nombreux refus. «Tout s’est décidé dans le bureau du premier ministre Daniel Johnson père en présence de Jean-Jacques Bertrand, alors ministre de l’Éducation. J’ai menacé de démissionner si on n’accordait pas un cégep à Victoriaville», a-t-il confié.

Finalement, un arrêté gouvernemental viendra confirmer en 1967 un cégep pour Victoriaville. L’établissement verra le jour deux ans plus tard. «Inutile de vous dire ma fierté comme député pour la région de Victoriaville», a indiqué Roch Gardner, heureux de pouvoir, 50 ans plus tard, voir son legs, son œuvre. «Peu de gens le peuvent, c’est que j’ai été élu jeune (à 27 ans) et que je suis encore jeune», a terminé en blaguant l’homme de 80 ans.

L’ex-député figurait parmi les nombreux invités, plusieurs dizaines, des gens rassemblés en fin de journée, mercredi, pour souligner les 50 ans du Cégep de Victoriaville fondé officiellement le 19 juin 1969.

Des membres du personnel actuel, des retraités, des membres du conseil d’administration, des diplômés, des donateurs et des partenaires ont assisté à la rencontre qui devait se tenir à l’extérieur, mais la météo a déjoué le plan initial.

Le maire André Bellavance, un diplômé de 1983 (Photo lanouvelle.net)

Lui-même diplômé de l’établissement en 1983, le maire André Bellavance a parlé d’un «fleuron, d’une fierté» pour la ville. «Au fil des ans, le Cégep a su s’imposer par la qualité de ses programmes d’enseignement et par l’expertise développée par ses programmes de recherche», a-t-il souligné, tout en faisant remarquer le caractère avant-gardiste de l’institution. «Cela sert bien la ville et ses employeurs et rend notre milieu plus attractif pour y étudier et éventuellement s’y établir et occuper les emplois disponibles», a-t-il ajouté.

Un héritage

Christian Héon, directeur général par intérim (Photo lanouvelle.net)

Le Cégep de Victoriaville doit son existence à ses prédécesseurs, a fait valoir le directeur général par intérim, Christian Héon. «Le Cégep n’est pas parti de rien. Il résulte d’un héritage reçu des gens qui étaient là avant nous, des communautés religieuses. Le Cégep n’hérite pas seulement d’infrastructures, il hérite d’enseignants qui ont transmis une culture, une passion pour un enseignement de qualité», a-t-il exprimé.

Avec ses valeurs d’humanisme, de dépassement de soi, d’innovation et de réussite, le Cégep de Victoriaville d’aujourd’hui, a poursuivi M. Héon, s’est  bâti sur des piliers, avec des gens qui ont passé, ici.

Au nom des étudiants

Sacrée personnalité féminine de l’année et récipiendaire de la médaille du lieutenant-gouverneur, Emmy Désilets a pris la parole au nom de la communauté étudiante.

Emmy Désilets a apprécié la vie étudiante au Cégep (Photo lanouvelle.net)

Pour la finissante en sciences de la santé, le choix du Cégep de Victo s’imposait de lui-même. «Avec toute l’histoire et le bagage qu’il portait en lui, c’était normal», a exprimé la jeune femme parlant aussi «d’un milieu inclusif, adapté à tous, où chacun peut trouver sa formation et ses champs de compétence pour s’investir pleinement».

«Mes années comme étudiante au Cégep ont fait de moi une personne plus confiante, plus ouverte d’esprit et qui souhaite encore s’impliquer au sein de la communauté collégiale pour redonner à d’autres», a-t-elle souligné.

Membre de la communauté des Frères du Sacré-Cœur, le frère Jasmin Houle a effectué un bref survol historique, rappelant que le Cégep tenait son origine du «rêve de quelques personnes des Bois-Francs qui souhaitaient former des jeunes pour prendre en main l’essor de notre région». «Victoriaville, a-t-il dit, a bel et bien été une terre féconde qui a permis le développement humain, intellectuel et spirituel de centaines de milliers de personnes à travers le monde. La communauté est heureuse de voir que l’institution continue à servir la population des Bois-Francs et d’ailleurs.»

Heureux aussi de constater que le Cégep a conservé la maxime Meliora paramus : nous préparons un avenir meilleur. «Nous y croyons à la jeunesse et à ses éducateurs comme avenir pour un monde plus beau, plus juste, plus fraternel», a-t-il conclu.

Des festivités

Le Cégep a 50 ans! (Photo lanouvelle.net)

«Les 50 ans d’une institution, ça se fête. Les 50 ans du Cégep, ça se célèbre, car son histoire est trop belle, trop particulière, trop empreinte de travail et d’espoir», a exprimé Renée Roy, conseillère au comité de coordination du 50e anniversaire.

Pour le comité, il est important, a-t-elle noté, que «la programmation ait un sens approprié, que les célébrations soient un pont entre un hier si riche et un demain encore plus grand».

Sous le thème du legs et de la transmission, les festivités marqueront toute l’année de diverses façons, d’un lancement de livre relatant l’histoire du Cégep (en janvier) jusqu’à un match de football du 50e en passant par une exposition historique,  le lancement d’une capsule intemporelle, la réalisation d’une fresque historique, l’inauguration d’un abri-vélo, un brunch des retrouvailles, un concours de photos et la plantation d’arbres, entre autres.

La programmation complète peut être consultée au www.cegepvicto.ca/50ans. De plus, la page Facebook du Cégep diffusera régulièrement des capsules historiques et d’information.

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Vous devez savoir que dans le temps tout comme aujourd’hui le pouvoir a privilégié le conté qui était au pouvoir ,ça veut pas dire que cette ville le méritait autant que Drummondville

René Verville
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René Verville

J’ai été étudiant à ce cher collège du Sacré-Coeur de 1948 à 52. Jean Béliveau était dans ma classe. Je peux dire que j’ai joué au hockey avec lui…….sans patins pendant les récréations. Y-a-t-il encore des élèves de cette époque….j’en doute. Mais …Peut-être!!!