L’INAB construira un nouveau bâtiment pour la production animale

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Par Claude Thibodeau
L’INAB construira un nouveau bâtiment pour la production animale
Les enseignants Alain Beaulieu et Catherine Drolet ont fourni diverses explications. (Photo : lanouvelle.net)

Un investissement de 1,3 million de dollars permettra la construction d’un nouveau bâtiment destiné aux productions animales sur les terrains de l’Institut national d’agriculture biologique (INAB) du Cégep de Victoriaville.

Le bâtiment d’une superficie de 5200 pieds carrés s’érigera un peu plus au nord et éloigné des installations actuelles.

La construction se mettra en branle vers la mi-mai. Dès l’automne, la nouvelle construction profitera aux élèves du programme Gestion et technologies d’entreprise agricole (GTEA), particulièrement ceux inscrits au profil productions animales.

Dans l’ordre, les enseignants Catherine Drolet, Alain Beaulieu, le DG par intérim du Cégep, Christian Héon et le directeur de l’INAB, Louis-Samuel Jacques (Photo lanouvelle.net)

Ce nouveau projet vient répondre à une demande, a fait savoir le directeur de l’INAB, Louis-Samuel Jacques. «La croissance est phénoménale. On double aux trois, quatre ans, le nombre de demandes d’admission. Si la croissance des dernières années s’observait dans les profils maraîchers et fruits biologiques, cette année, le profil animal a plus que doublé les demandes d’admission. Pour répondre à la demande, on a décidé d’investir», a-t-il souligné en conférence de presse, jeudi après-midi.

Jusqu’ici, le profil animal comptait sur des fermes partenaires qui demeureront. «Mais nous aurons sur le site notre propre élevage qui nous permettra de faire le tour du tableau et d’avoir des activités concrètes, a indiqué le directeur. On étend donc au profil animal les caractéristiques particulières de notre programme unique au Québec. Nos élèves participent à la gestion, à la planification des cultures, aux opérations agricoles, aux récoltes et à la mise en marché.»

Deux enseignants, Catherine Drolet et Alain Beaulieu, ont aussi pris la parole pour expliquer davantage le projet. «Le bâtiment a été conçu en fonction des normes biologiques pour assurer un accès au pâturage à l’arrière», a confié Mme Drolet.

Un bâtiment somme toute simple, bien aéré, qui offrira beaucoup de possibilités. «Nous voulons y faire différents types d’élevage. Il permettra aussi la tenue de projets innovants, d’expériences menées par les élèves», a-t-elle ajouté.

Ainsi, on met l’emphase sur le volet pédagogique. «On tenait à ce que les élèves mettent la main à la pâte. Il nous fallait ce bâtiment parce qu’il faut être en mesure de manipuler les animaux, d’observer leurs comportements, d’être capable de faire certains traitements», a expliqué l’enseignante.

Le bâtiment servira à des élevages de courte durée, comme les poules pondeuses, les moutons, les chèvres, les poulets, les dindes et les veaux.

«La moitié du bâtiment accueillera des animaux, puis on retrouvera un couloir de contention, de manipulation pour se pratiquer avec les animaux. L’espace permettra de regrouper, par exemple, près d’une vingtaine d’élèves», a indiqué le prof Alain Beaulieu.

Les types d’élevage en fonction des sessions et des cours varieront selon les saisons. À l’automne, les élèves étudieront les productions ovine et caprine (moutons et chèvres) et à l’hiver, on fera place aux poules.

Le bâtiment sera construit un peu plus au nord des installations de l’INAB. (Photo lanouvelle.net)

Les élevages seront ensuite vendus par l’INAB ou bien par les fermes partenaires qui poursuivent leur engagement. «Ces partenariats demeurent essentiels. IIs contribuent à mettre les élèves en action», a renchéri Catherine Drolet.

La nouvelle infrastructure s’ajoutera donc à tout ce que possède déjà l’INAB : 12 hectares de terre dédiés aux grandes cultures, 10 hectares aménagés en boisé de ferme, un parc de machineries modernes, des ateliers de soudure, d’entretien mécanique et de bâtiments, de même que des serres.

«Avec le nouveau bâtiment, on aura le «kit» complet. On avait déjà un très bon coffre d’outils, mais il nous manquait cet outil. Avec le profil animal, on a quelque chose adapté à l’évolution de notre agriculture au Québec et orienté vers le futur. Le Cégep de Victoriaville fait maintenant figure de proue dans tous les secteurs de l’agriculture. Nous sommes vraiment fiers de ça», a fait valoir le directeur général par intérim, Christian Héon, qui a adressé différents remerciements, notamment à la Ville de Victoriaville pour son «appui essentiel» et son aide technique.

 

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