Micro ouvert et lecture théâtralisée pour souligner le droit des femmes

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Par Manon Toupin
Micro ouvert et lecture théâtralisée pour souligner le droit des femmes
Marie-Claude Goudreault accompagnée de 3 des 4 leaders d'opinion (Photo : www.lanouvelle.net)

C’est mardi (12 mars) qu’a été soulignée la Journée internationale des femmes à Victoriaville (8 mars). Pour l’occasion, un micro ouvert a permis de découvrir plusieurs talents et une lecture théâtralisée, de voir comment les femmes ont changé au fil des ans.

C’est au centre de création du Parminou que s’est déroulée la soirée qui regroupait une centaine de personnes (la plupart des femmes, mais quand même quatre ou cinq hommes). Des femmes de tous les âges et de tous les horizons venues dans le seul but de souligner cette journée importante qui met de l’avant le droit des femmes cette année.

«Nous ne voulons pas de fleurs. Nous sommes là pour les droits des femmes», a commencé Marie-Claude Goudreault, animatrice de la soirée et membre du Comité féministe de la Maison des femmes des Bois-Francs. Elle a ensuite présenté trois des quatre leaders d’opinion, en poste depuis six mois maintenant pour la campagne de promotion et de visibilité des centres de femmes du Québec. Celles-ci sont venues sur scène rappeler l’importance de la Maison des femmes des Bois-Francs et tous les outils et ressources qu’on peut y trouver. Brigitte Leblanc a parlé de l’importance de l’entraide, elle qui, après avoir eu besoin des services de la Maison des femmes, redonne maintenant un peu de ce qu’elle a reçu. Marie-Line Molaison, de son côté, a comparé la Maison des femmes des Bois-Francs à un coffre d’outils collectif où on peut s’outiller sur plusieurs plans alors que Louise Lauzière a rappelé l’importance de prendre soin de soi. «C’est fondamental de répondre à nos besoins d’autonomie afin d’avoir du pouvoir sur sa vie», a-t-elle expliqué aux femmes.

Ne manquait que Silvie Lemelin, quatrième leader d’opinion. Son message, «agir ensemble», a tout de même été porté, encourageant celles qui sont maintenant outillées de passer du «je» au «nous» afin de changer les choses.

La soirée était organisée en collaboration avec l’ARTicule (qui propose des soirées micro ouvert et prestation d’artistes émergents depuis cinq ans maintenant, une fois par mois au Gavroche de Victoriaville) qui a animé 30 minutes de micro ouvert. Cela a permis d’apprécier sept numéros. Une réflexion sur les dessous féminins de Sarah (a-t-on le droit de se sentir belle et confortable?) en passant par le hip-hop de Shane dédié aux femmes des Premières Nations. On a aussi pu entendre Mme Provencher et son monologue «J’m’en balance», abordant le sujet de l’image corporelle. Avec sa balance sur laquelle elle est montée à quelques reprises, à son grand désespoir, elle a beaucoup fait rire. La foule a également eu droit à une réflexion sur la maternité ainsi que quelques chansons et une danse traditionnelle.

Le vent dans les voiles

Pour terminer la soirée, trois comédiens du Parminou (France Beaulé, Anne-Sylvie Gosselin et Jean-François Gascon) ont offert une lecture théâtralisée de la pièce «Le vent dans les voiles», un autre cadeau offert par le Parminou pour souligner son 45e anniversaire. Écrite en 2003, elle propose des histoires de femmes de tous âges et de différentes époques.

La lecture a permis de montrer comment les choses avaient changé au fil du temps et fait rire plusieurs femmes à plusieurs occasions, certaines se rappelant des souvenirs d’une autre époque, comme lorsque les femmes se faisaient appeler du nom de leur mari (Mme Robert Laliberté) ou quand elles souhaitaient avoir un certain contrôle sur leurs nombreuses grossesses.

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