Marie-Pier Gingras, orthophoniste et mentor pour Academos

Marie-Pier Gingras, orthophoniste et mentor pour Academos
L'orthophoniste Marie-Pier Gingras, mentor pour Academos depuis 2014 (Photo : Gracieuseté)

Native de Plessisville, l’orthophoniste Marie-Pier Gingras pratique sa profession depuis 2010, d’abord à Montréal pendant quatre ans pour ensuite s’établir à Victoriaville. De plus, depuis 2014, elle s’emploie à aider les jeunes et à démystifier son métier par sa participation au cybermentorat de la plateforme Academos.

Academos est une application destinée aux jeunes âgés de 14 à 30 ans. Depuis 1999, cet outil leur permet de dialoguer, par le biais de leur cellulaire, leur tablette ou de leur ordinateur, avec des professionnels passionnés par leur métier.

Academos a pour mission d’aider les jeunes à choisir un métier dans lequel ils pourront s’épanouir quotidiennement.

L’application compte aujourd’hui près de 3000 mentors bénévoles, dont 146 dans la région du Centre-du-Québec et 17 à Victoriaville.

Ces mentors exercent des métiers dans différentes sphères. On y retrouve un vétérinaire, un optométriste en passant notamment par un policier, une infirmière, une biologiste, un programmeur de jeux vidéo, un camionneur, un charpentier-menuisier, une fleuriste et combien d’autres!

Marie-Pier Gingras ne se souvient pas très bien comment elle a intégré, au départ, Academos. Mais ses motivations sont claires et nettes. Elle souhaite démystifier sa profession. «L’orthophonie est une profession assez méconnue. Les gens en connaissent souvent juste une partie, le travail auprès des enfants avec un trouble de langage. Mais notre travail est beaucoup plus vaste», explique-t-elle, ajoutant que les orthophonistes travaillent auprès des gens qui perdent la voix, qui bégaient, avec les personnes qui éprouvent des difficultés à parler après un AVC (accident vasculaire cérébrale) ou encore les personnes présentant une démence ou celles atteintes de la maladie de Parkinson.

Avec Academos, Marie-Pier Gingras répond aux jeunes qui s’interrogent sur la profession. «Les gens, en posant leurs questions, ont souvent une clientèle en tête, mais je leur montre toutes les autres possibilités de mon travail, les autres clientèles qu’ils auront à étudier. Ça les prépare mieux tant pour les études et que pour la suite», précise-t-elle.

L’orthophoniste ne se gêne pas pour faire état de son parcours, de son expérience personnelle. «Ça permet aux jeunes d’avoir une autre facette et d’autres informations pour faire leur choix. Je leur parle des qualités nécessaires, des études que cela requiert, du pourquoi j’ai choisi cette profession parce que, moi-même, j’ai longtemps hésité entre l’enseignement et l’orthophonie», explique-t-elle.

Quand un jeune souhaite s’adresser à elle, Marie-Pierre Gingras reçoit un courriel d’Academos. «Cela fonctionne par messagerie. Ce n’est pas en temps réel. Les gens n’ont pas accès à mon courriel, tout comme je n’ai pas accès aux leurs. Tout passe par la plateforme», souligne-t-elle.

Par respect, Marie-Pier s’affaire à répondre le plus rapidement possible, généralement dans la semaine suivant la réception de la demande. «Si nous sommes trop occupés, on a toujours la possibilité de se mettre non disponible. Même Academos peut nous indiquer non disponible si j’ai plusieurs conversations activées», note-t-elle.

Depuis 2014, l’orthophoniste a supporté plus d’une quarantaine de jeunes dans leur choix de carrière. «En moyenne, je reçois une demande par mois. Selon certaines périodes, comme à l’approche des inscriptions au cégep, je peux en recevoir deux ou trois dans le mois, mais jamais plus que ça», précise-t-elle.

Et les questions qui lui sont adressées ratissent large. «C’est très varié, mais les plus fréquentes concernent les études nécessaires, ce que je fais concrètement au quotidien, le nombre d’heures dans une journée. On m’a aussi demandé s’il m’arrivait ne pas savoir quoi faire pour aider un patient, fait-elle remarquer. Ça tire de tous les côtés autant dans les conditions de travail que sur les qualités requises.»

Marie-Pier Gingras a toujours le feu sacré pour son implication comme mentor bénévole. Elle n’entend pas s’arrêter de sitôt. «Je m’identifie encore beaucoup à ces jeunes, souligne-t-elle. Moi, quand j’hésitais entre les professions d’enseignante et d’orthophoniste, j’aurais bien aimé pouvoir échanger avec des professionnels. Cet outil (Academos) est vraiment accessible pour tous.»

Son engagement, de plus, contribue à promouvoir, à faire connaître sa profession. «Avec le champ de pratique qui s’élargit, avec les nouvelles clientèles, la demande est grande pour les orthophonistes. Ici dans la région, on en recherche beaucoup», a-t-elle conclu.

Les professionnels intéressés à faire partie d’Academos, comme Marie-Pier, n’ont qu’à se manifester. Academos est à la recherche, au Centre-du-Québec, de nouveaux mentors désireux de partager leur passion pour leur métier avec les jeunes. Pour en savoir plus, www.academos.qc.ca.

 

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