V. Boutin : un duo mère-fille s’illustre par son engagement

Par Charles-Antoine Gagnon
V. Boutin : un duo mère-fille s’illustre par son engagement
Coralie Bédard et sa mère Annie Poirier travaillent ensemble pour une deuxième saison. (Photo : lanouvelle.net)

Dans un environnement où l’attention des spectateurs est portée sur les joueurs, Annie Poirier et Coralie Bédard se démarquent en cumulant différentes responsabilités. Passionnées de hockey, elles demeurent alertes de la première à la dernière seconde des rencontres locales du V. Boutin de Plessisville pour en assurer le bon déroulement.

Valider la conformité des alignements, gérer le chronomètre et la musique, compiler les statistiques et les rendre disponibles en direct sur Internet en plus de faire les annonces au micro font partie de leurs tâches durant les parties présentées à l’amphithéâtre Léo-Paul-Boutin. «Avec toutes les tâches, pour être capable de relever le défi, il faut être organisé», convient Mme Poirier.

Assumer autant de responsabilités lors de parties d’un calibre de jeu relevé comme le junior AA n’est pas chose évidente. Pour y arriver, il faut savoir optimiser son temps et se montrer structuré. D’apprendre en commençant avec des parties de hockey mineur peut permettre d’y arriver. Dans son cas, elle a commencé à s’engager à l’âge de 12 ans, lors d’une partie de l’un de ses frères. Il n’y avait personne à ce moment pour chronométrer et elle s’est portée volontaire pour le faire.

Elles arrivent tôt les soirs de match pour s’assurer que tout soit prêt pour la première mise au jeu. (Photo lanouvelle.net)

Sa passion pour le sport l’a amenée à s’investir dans le hockey mineur pendant une quinzaine d’années. Plus tard, quand sa fille Coralie lui a manifesté son intérêt de s’impliquer à son tour, elles ont décidé de le faire ensemble. «Avoir les mêmes passions, c’est assez spécial. C’est parce qu’on aime le hockey qu’on est là. C’est une question d’affinités», affirme Mme Poirier, secrétaire médicale de profession.

«J’ai vu cette équipe-là naître à Plessisville. Donc c’est une formation qui me tient à cœur, précise cette mère de trois enfants. À la maison, quand je ne chronométrais pas, je me dépêchais de venir. Je couchais les enfants pour venir voir la fin du match. Des fois, je voyais une période. Des fois, j’en voyais une et demie. Si j’étais chanceuse, j’en voyais deux.»

Une rare relève

Cet engagement permet d’assister à des matchs relevés, entre le banc des punitions de l’équipe locale et celui des visiteurs. Les joueurs du V. Boutin et ceux des autres équipes de la Ligue de hockey junior AA Chaudière-Appalaches sont parmi les meilleurs de leur catégorie d’âge.

De la place pour la relève au hockey, il n’y en a pas seulement sur la patinoire. Il y en a également de l’autre côté de la baie vitrée. Beaucoup de jeunes démontrant de l’intérêt pour la logistique d’un match de hockey finissent toutefois par se tourner vers l’arbitrage, constate Mme Poirier.

«Avant, on avait plus de matchs ici à Plessisville. Donc les jeunes, quand ils venaient travailler, ils avaient des parties en masse. Maintenant, on en a moins. Ils préfèrent parfois travailler de 8 à 4 ou de 9 à 5 dans des entreprises de Plessisville.»

Les autres jeunes, soit ceux souhaitant s’aventurer dans ce milieu, peuvent en parler à Mme Poirier. Elle espère ainsi pouvoir leur partager ses connaissances de sorte à contribuer à former une relève.

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