Le dynamisme de Victoriaville marque 2018

Par Andrée-Anne Fréchette
Le dynamisme de Victoriaville marque 2018
Le maire André Bellavance retient surtout le dynamisme économique de la Ville de Victoriaville pour 2018. (Photo : lanouvelle.net)

Le maire de Victoriaville l’affirme d’emblée, la vitalité économique de la ville caractérise l’année qui s’achève. La valeur exceptionnelle des permis de construire émis, l’arrivée de François Pépin à la direction générale et les reconnaissances obtenues l’ont aussi certes ponctuée, mais présagent plus encore 2019.   

Les investissements importants de ses entreprises motivent Victoriaville à leur emboîter le pas. «On a décidé de continuer le développement économique. Je regarde les permis de construction, qui atteindront peut-être 130 M $ pour 2018. Nous sommes dans une bonne période», commence le maire André Bellavance. Selon lui, si les gens choisissent d’investir, c’est qu’ils savent que ça sera profitable pour eux.  Ce qu’il qualifie de «boom» s’accompagne d’une mobilisation des élus.

Tous peuvent le voir, note-t-il, citant au passage le Grand Union, la cure de jouvence du centre-ville, l’érection d’une résidence du Réseau Sélection et celle de l’Écoquartier Vivo. La liste de ces grandes et petites constructions s’allonge encore et toujours.

En ce qui a trait à la revitalisation du centre-ville, le plus gros a été réalisé, mais d’autres améliorations notables, dont le parc Jean-Béliveau, le doteront d’une dimension plus familiale. «Huit millions ont été injectés en deux ans. Mais en périphérie, il reste des choses à faire. On a aussi mis en place un programme de revitalisation des façades et les commerçants ont embarqué au-delà de nos espérances, alors on l’a prolongé et en avons élargi le territoire. Il reste à faire les stationnements, les rues transversales. On va y aller progressivement», indique-t-il. Le parc qui sera revampé en 2019 deviendra, en outre, un lieu d’accueil pour un marché public et un éventuel marché de Noël. En résumé, ses possibilités d’utilisation s’élargiront.

François Pépin

La Ville avait mandaté une firme spécialisée afin de dénicher son nouveau directeur général pour succéder à Martin Lessard, suspendu en février, puis remercié en avril. En juillet, on apprenait que la Ville renflouait ses rangs de l’expérimenté François Pépin, auparavant DG de la Ville de Joliette. «On est très content de notre choix.» Entre temps, le directeur général adjoint, Yves Arcand, a pris le relai, tandis que tous les employés municipaux se sont «serré les coudes», se réjouit le maire.

«M. Pépin arrive avec des idées et il les partage avec les conseillers comme les membres de la direction. Victoriaville a toujours été une ville ouverte. On voit déjà s’installer des façons de faire qui viennent de lui.»

À prévoir

02Pour la première fois, Victoriaville proposera un plan de mobilité durable. «De plus en plus de gens utilisent les services de TaxiBus et nous connaissons les enjeux liés à la demande. Nous avons des besoins, comme les grandes villes, en transport collectif», observe le premier magistrat. Le hic demeure que les subventions se dirigent plus souvent vers Québec et Montréal, alors que les villes de taille moyenne ont aussi des nécessités. Qu’à cela ne tienne, les élus ont des idées et un projet-pilote y aidera.

Du côté du réaménagement du réservoir Beaudet, beaucoup de tergiversations ont eu lieu en 2018, le faisant avancer administrativement, d’une part. Puisque le député Lefevbre a appuyé l’entreprise, beaucoup de rencontres ont été tenues depuis les élections d’octobre. «Nous voulons simplement nous assurer que ce ne soit pas la population de Victoriaville qui paye pour cela. Partout au Québec, lors d’enjeux d’eau potable, les gouvernements répondent présents.» Ainsi, les avancées à ce sujet seront à surveiller en 2019.

De gros projets s’en viennent, notamment du côté industriel. «Au centre-ville, il y a des projets fort intéressants qui ont été présentés pour l’église Saints-Martyrs-Canadiens. Tant que ce n’est pas signé et attaché complètement, il faut faire attention à ce qu’on avance. Mais j’ai confiance qu’à court terme, un projet voit le jour», laisse-t-il entendre. Le lieu, très fréquenté, mérite le meilleur dénouement qui soit, pense le maire.

Social et environnemental

L’année qui s’achève pour la municipalité se qualifie aussi par les récompenses et certifications décernées. «Nous avons des gens compétents qui ont à cœur la croissance de la Ville, ce qui nous amène à ces résultats», de dire M. Bellavance. Parmi ces distinctions, notons son attestation 5 étoiles, le meilleur projet en agriculture urbaine pour son Jardin des rendez-vous, la Plume d’excellence pour MonIdee.ca, le prix À part entière 2018 pour son programme d’intégration à l’animation estivale, etc. Souvent, le maire reçoit des remerciements qui s’adressent aux employés de la Ville et ça le rend on ne peut plus fier de son organisation.

Côté éducation, la Municipalité désire continuer à apporter son soutien aux différentes initiatives. «Dans notre planification stratégique, l’offre de l’enseignement supérieur s’inscrit dans les priorités.» L’inauguration de l’Institut national d’agriculture biologique, le plus important projet de développement du Cégep en 50 ans d’histoire, démontre la vitalité des institutions de la région. Toutes les réalisations en ce sens exigent la participation de multiples acteurs.

Enfin, les liens avec la ville française de Colomiers se raffermissent toujours, des étudiants et travailleurs de là-bas s’avèrent de plus en plus nombreux à vouloir venir participer à la vie victoriavilloise.

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