Des archives à préserver, une vidéo pour s’en convaincre

Par heleneruel
Des archives à préserver, une vidéo pour s’en convaincre
Le vidéaste Frédéric Metthé (au centre) a réalisé le nouvel outil promotionnel d'Archives Bois-Francs. Un outil pertinent et intemporel, a souligné l'archiviste Michel Pépin (à gauche). Lionel Fréchette préside l'organisme depuis quelques jours. À l'écran derrière eux, une image de l'église Saints-Martyrs de Victoriaville en construction. (Photo : www.lanouvelle.net)

Créé il y a un peu plus de deux ans, abritant ses fonds au sous-sol de la bibliothèque du Cégep de Victoriaville, Archives Bois-Francs vient de lancer une vidéo promotionnelle, «histoire» de sensibiliser institutions, établissements, organismes… et citoyens à l’importance de la préservation.

Réalisé par le vidéaste Frédéric Metthé, le court-métrage d’une quinzaine de minutes présente quelque 400 fichiers, des photos, des petits bouts de pellicule, des témoignages.

L’historien Marcel Tessier y prend la parole pour dire qu’au-delà des ouvrages, les archives sont à la base de l’histoire, elles permettent de «creuser la matière».

Devant la vidéo, le spectateur souhaiterait que les images défilent au ralenti tellement elles le promènent dans le temps et dans différents lieux, comme s’il était invité à feuilleter un album. On y voit des gens, des activités, des lieux, des bâtiments (disparus ou encore existants) dans différentes municipalités des deux MRC, celles d’Arthabaska et de L’Érable.

On y voit un petit bout de film sur la construction de la cheminée d’Industries Victoriaville, bien plus haute que ce qui en reste aujourd’hui à la Villa Saint-Georges. Un autre bout de film présente la construction de l’église Saints-Martyrs-Canadiens au centre-ville de Victoriaville. Une photo montre les prémisses de la construction du Collège Sacré-Coeur (aujourd’hui le Cégep). On se surprend de la présence de tout un troupeau de moutons au beau milieu de la rue Saint-Louis à Plessisville, l’état de la rue Saint-Calixte avec son «manoir Cormier» (CLSC aujourd’hui) ou encore les installations originelles de l’abattoir et de Princecraft à Princeville, de l’usine de boutons à Warwick, des marchands de glace présents dans plusieurs municipalités, etc.

Avec cette vidéo, Archives Bois-Francs veut montrer que sont précieuses certaines de ces photos qui dorment dans des tiroirs ou des classeurs dans les maisons ou entreprises privées.

L’archiviste Michel Pépin explique que l’organisme peut accueillir photos, vidéos, cartes, plans, documents ou objets témoignant de l’histoire des Bois-Francs, qu’il s’agisse d’activités culturelles, sociales, politiques, économiques, sportives. «Et pas que des années 1900», précise-t-il. La vidéo s’amorce d’ailleurs avec des images puisées dans les archives du Parminou fondé en 1973, installé à Victoriaville trois ans plus tard.

M. Pépin dit encore que les fonds confiés à Archives Bois-Francs sont traités selon leur pertinence.

Actuellement Archives Bois-Francs a accueilli une douzaine de fonds, ceux, entre autres de Robert Carrier du cinéma Laurier, de l’homme d’affaires et philanthrope Guy Aubert, de l’Association des écrivains et écrivaines du Centre-du-Québec, de Gilles De L’Isle qui a longtemps enseigné l’histoire au Cégep, l’histoire régionale notamment, de la Corporation de développement économique, entre autres.

Les préfets Alain St-Pierre et Sylvain Labrecque ont assuré Archives Bois-Francs que les deux MRC appuyaient l’organisme et stimuleraient la diffusion de la vidéo.

Pour l’instant, elle n’est pas accessible au grand public. L’organisme entreprendra une tournée pour la présenter aux membres de diverses organisations et a entrepris des démarches auprès de la Télévision communautaire des Bois-Francs.

La vidéo pourrait aussi être versée sur le futur site Web d’Archives Bois-Francs, projet qu’elle caresse pour 2018.

Le local d’Archives Bois-Francs n’est actuellement ouvert que sur rendez-vous. L’organisme projette, également pour cette année, d’accueillir le public et les chercheurs au moins deux après-midi par semaine.

On peut obtenir davantage d’informations en composant le 819 740-7563.

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