Une solution pour assurer la pérennité des cégeps en région

Par heleneruel

VICTORIAVILLE. S’inquiétant de l’avenir des cégeps en région, la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) a entrepris une tournée afin de recueillir les points de vue sur la solution qu’elle préconise pour assurer leur survie. Son président, Alexis Tremblay s’est attardé à Victoriaville lundi matin.

Avec la vice-présidente de la FECQ, Émilie Joly, il a échangé avec le directeur général du cégep de Victoriaville, Vincent Guay, la présidente du Syndicat des enseignantes et enseignants, Silvie Lemelin ainsi qu’avec deux représentants de l’Association étudiante, Vincent Boisclair et Anthony Boisvert.

Si rien ne bouge, les variations démographiques pourraient avoir raison des cégeps en région, les jeunes ayant tendance à vouloir aller se former dans les grands centres. D’ici 2020, on prévoit 22 000 collégiens de moins dans le réseau. Cette diminution pourrait être de 30% au collège de Baie-Comeau, de 10% à Victoriaville. Par contre, les jeunes devraient être 25 000 de plus entre 2020 et 2027.

C’est sur la mobilité des collégiens qu’il faut miser pour éviter que les clientèles régionales ne s’érodent, avance Alexis Tremblay. Et pour que les jeunes veuillent étudier en région, il faut les y inviter dès le secondaire, leur offrir de l’aide financière s’ils ont à se loger et à se déplacer en région et faire en sorte que les collèges hors des grands centres puissent offrir, en exclusivité des programmes de formation dans des créneaux d’excellence. «On souhaite que les étudiants choisissent leur programme avant leur cégep. On sait qu’actuellement, s’ils ne sont pas admis au premier tour dans le programme sélectionné, ils en changeront parce qu’ils veulent fréquenter le Cégep qu’ils ont choisi.»

Sa tournée de concertation, Alexis Tremblay l’avait entreprise avant que le ministre Bolduc annonce une nouvelle vague de compressions. «Par son manque de vision et de financement, le ministre est en train de nuire à la réussite scolaire!», affirme le jeune président.

En dépit de la «fermeture» du ministre, M. Tremblay dit qu’il poursuivra sa tournée, convaincu que la FECQ détient la bonne solution. Et il ne renonce pas à déposer au ministre un rapport sur sa tournée, à la fin janvier ou au début de février.

À Victoriaville, le président de l’Association étudiante, Vincent Boisclair, croit aussi que le gouvernement libéral a les yeux fermés avec ses mesures d’austérité, l’éducation devant pourtant être soutenue.

Même si, au cégep de Victoriaville, les étudiants n’ont pas encore «ressenti» l’effet des coupes, que grâce à ses surplus, il a pu absorber les chocs, et que sa clientèle a crû au cours des dernières années, reste qu’il faut se soucier de son avenir, dit encore M. Boisclair.

Lui et le vice-président Anthony Boisvert s’entendent pour dire qu’il est important qu’une région dispose, sur son territoire, de la qualité d’une institution d’enseignement supérieur.

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