Clairière Art et Nature : Une expérience symbolique pour les artistes

Par stevenlafortune
Clairière Art et Nature : Une expérience symbolique pour les artistes
Martin Lizotte et Mathieu Désy ont fait planer les 150 spectateurs réunis sous le chapiteau avec Pianolitudes

CHESTERVILLE. Grâce au succès engendré l’an dernier, la Clairière Art et Nature a récidivé cette année son concept d’utopies rurales en poussant encore plus loin son processus de création.

En arts visuels, les visiteurs ont été choyés de la présence de plusieurs artistes, dont Marie-Claude De Souza. Cette dernière s’est fondée dans le village chestervillois, se promenant de porte en porte à la recherche d’histoires et de personnages colorés.

De son premier constat, elle a été surprise de la réceptivité et de la réponse des résidents. Sur la vingtaine d’habitants qu’elle a rencontrés, chacun d’entre eux avait une personnalité incroyable et une perspective de la réalité différente.

«J’ai remarqué que les gens sont attachés à leur milieu. Par exemple, Monsieur Fréchette, un agriculteur à la retraite, à une admirable conscience de son territoire, tandis que Raymond Larouche est un conteur invétéré», a-t-elle raconté.

Pour Loly Darcel, c’est l’essayiste américain Henry David Thoreau, considéré par plusieurs comme étant le père de l’écologie, qui lui a insufflé une dose d’inspiration pour son œuvre. «La nature a une place prépondérante dans mon travail et l’idée m’a tout de suite séduite. Intégrer la philosophie, le dessin et le plein air dans le même univers a été une aventure fantastique», a-t-elle résumé.

Également sur le site, Carole Baillargeon s’est amusée avec des éléments typiquement ruraux, comme la tubulure, pour confectionner son projet, nommé Tissu social. En quelques mots, elle a indiqué avoir adoré son passage à Chesterville, mentionnant la solidarité qui régnait entre les artistes.

À l’envers des trois femmes, Robin Servant a utilisé les sons plutôt que les matériaux pour mettre sur pied son installation. Avec une vieille motoneige, il s’est servi d’effets sonores pour recréer la sensation d’être en balade dans les sentiers enneigés de la clairière, endroit qu’il a trouvé par ailleurs enchanteur.

«C’est un lieu extraordinaire où on développe de belles complicités avec les artistes en résidence. Le fait d’avoir eu la possibilité de travailler avec eux est également plaisant.»

Côté spectacle, les braves qui ont fait fi de la température samedi ont eu la chance d’assister à une interprétation théâtrale de Nicolas Gendron. Personnifiant un facteur, il a écrit un numéro spécialement pour l’occasion sur la disparition de la poste.

«Dominique Laquerre (la directrice artistique de la Clairière) m’a donné carte blanche et j’en aie profité pour chanter du Sylvain Lelièvre (avec le Blues du courrier ) et distribué des lettres en disant aux spectateurs de continuer à s’écrire, car la disparition de la poste est une triste réalité», a-t-il lancé.

Enfin, plus de 150 personnes ont assisté au concert du groupe Pianolitudes, formé du duo Martin Lizotte (clavier) et Mathieu Désy (contrebasse). Les deux musiciens, réputés pour avoir accompagné, entre autres, Daniel Bélanger, Karkwa, Martin Léon, Catherine Major et Richard Desjardins, ont livré un concert aux sonorités planantes qui se mariaient parfaitement au décor.

Pour ceux qui n’ont pas voulu affronter le mauvais temps, les œuvres des artistes pourront être visitées tous les samedis et dimanches de 11 h à 17 h, et ce, jusqu’au 7 septembre.

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