Racisme structurel au KKKanada

La guerre d’agression menée par l’État d’Israël ainsi que l’ensemble du traitement des Palestiniens nous démontre qu’encore aujourd’hui, le racisme et le colonialisme se portent bien.

D’ailleurs, ce racisme n’est pas simplement privé, il est structurel, c’est-à-dire, gravé dans des institutions étatiques. L’exemple, ou plutôt, le contre-exemple Israélien le montre bien : surveillance accrue de la communauté palestinienne, cloisonnement derrière un mur de béton et de barbelés haut de près de neuf mètres et long de plus de 700 kilomètres(!), profilage ethnique par la police, inégalité des salaires pour un même travail, privations de ressources essentielles à la vie et, surtout, assassinat de milliers de civils comprenant des enfants.

Le racisme institutionnel se pratique aussi au Canada, pays qui appuie fortement le massacre qui a lieu actuellement en Palestine. Bien entendu, ce racisme est moins brutal et moins bruyant, toutefois, il existe bel et bien et cela représente un grave problème. Un exemple? Dans un texte sur la lutte au colonialisme, Shirene Eslami et Robyn Maynard démontrent très bien que la nation de la feuille d’érable fait preuve d’un racisme hypocrite puisque «d’une part, le Canada contribue, par sa politique étrangère, au déplacement forcé des populations par la guerre, l’occupation et l’exploitation des ressources, sous prétexte de leur venir en aide, tout en poursuivant ses propres intérêts économiques. D’autre part, il refuse le statut de réfugié à la majorité des personnes déplacées qui en font la demande.» Il n’y a donc aucune issue viable pour les victimes de cet apartheid nouveau genre…

N’allons pas croire que le Québec fait mieux sur ce point. Au contraire, les politiques d’immigration du Québec, en privilégiant les immigrants francophones et diplômés, font en sorte que ce sont majoritairement de riches hommes blancs et européens qui seront accueillis. Le Français étant une langue loin d’être majoritaire sur notre planète, le nombre de «privilégiés» s’en retrouve déjà restreint. Le filtre du diplôme, pour sa part, fait en sorte que plusieurs pauvres sont refoulés pour des raisons évidentes et que même certains diplômés sont rejetés puisque l’équivalence de leurs diplômes n’est pas reconnue. En ce qui concerne les femmes, elles sont, dans bien des pays, beaucoup moins nombreuses sur les bancs des universités, ce qui réduit encore leurs chances d’immigrer.

Les nombreuses barrières que doivent affronter les immigrants peuvent être comparées à des barbelés et à des tranchées en ce sens qu’elles ne constituent qu’une partie du racisme institutionnalisé. Derrière cette ligne de défense se trouvent les casemates et la forteresse du racisme, incarnées par des institutions et des pratiques comme la religion chrétienne, certains médias encourageant la xénophobie, le profilage racial et bien d’autres encore.

Aujourd’hui comme hier, le Canada défend les oppresseurs et se montre de mauvaise foi lorsqu’il envisage la question de l’immigration. Certains disent, avec raison, que l’on peut juger de l’état d’une société en fonction du traitement que celle-ci offre à ses minorités. Or, ce pays qui se fait reprocher par l’ONU de maltraiter sa communauté autochtone, ce même pays qui soutient des massacres de civils au Moyen-Orient possède tous les symptômes d’une grave pathologie structurelle que l’on nomme le racisme.

William Fortier

Victoriaville

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