Un été occupé à souhait pour Nicolas Gendron

VICTORIAVILLE. Tout l’été on peut voir Nicolas Gendron tenir le rôle d’André Maréchal dans la comédie À vos souhaits, présentée au théâtre des Grands Chênes de Kingsey Falls.

Le Victoriavillois d’origine est très heureux d’avoir décroché ce rôle qui lui permet de passer une partie de son été dans son coin. En plus, c’est pour lui la chance d’expérimenter le théâtre d’été plus «classique». «C’est pour moi une belle expérience, puisque je n’ai pas eu beaucoup d’occasions de faire de la comédie», apprécie-t-il.

Nicolas, qui entre en scène une heure après le début de la pièce de théâtre, en profite pour assimiler les codes de la comédie, et observer, des coulisses, la réaction des gens. «J’écoute ce qui se passe dans la salle. Un soir, on rit à un endroit et un autre c’est à un moment différent. J’essaye de comprendre pourquoi. J’apprends beaucoup et vois qu’il n’y a pas un spectacle pareil à un autre puisque le public devient un autre personnage», explique-t-il.

Sa présence dans la région lui permet d’être sur scène en compagnie de Tony Conte, Marie-Josée Longchamps, Jean-Léon Rondeau, Josée Beaulieu, Annick Fontaine et Marc-André Poliquin. «Une belle équipe. Tony est très drôle et c’est un bon partenaire de jeu, à l’écoute de l’autre. Jean-Léon m’a vu grandir et nous avons un attachement commun au Parminou», cite-t-il comme exemple.

Nicolas explique qu’il a décroché ce rôle après que le propriétaire du théâtre de Kingsey Falls, Jean-Bernard Hébert, l’ait vu animer le Gal Art en 2009. D’ailleurs, le jeune comédien explique qu’il aime bien faire ce genre d’événement qui, selon lui, fait partie de son métier de communicateur.

Il multiplie les occasions d’entrer en contact avec les gens, par différents moyens, dont le théâtre, le chant, la poésie ou l’animation. On l’a vu la semaine dernière en compagnie de Jean Verville à la Vélogare… on le verra à la Clairière art et nature de Chesterville en août alors qu’il proposera un numéro à saveur poétique et littéraire (qu’il est à écrire).

Un projet théâtral

Un autre projet sur lequel il planche depuis plusieurs mois est celui de cette compagnie de théâtre, qu’il a fondée avec deux amis, eux aussi de la région : Alexandre Lainesse et Antoine Pellerin. ExLibris est le nom de cette nouvelle compagnie, qui a comme moteur premier la langue et les mots et qui présentera son premier projet, du 26 septembre au 11 octobre, dans un théâtre de Montréal dont on ne peut dévoiler le nom pour le moment.

Et au pire, on se mariera est l’adaptation théâtrale du roman du même titre, écrit par Sophie Bienvenu. «Une histoire d’adolescence, brute, poignante, drôle et déchirante», annonce Nicolas qui est, pour ce projet, metteur en scène. C’est aussi lui qui a fait l’adaptation du texte pour le théâtre.

S’il s’agit pour lui d’une première mise en scène solo, dans un contexte officiel, il a tout de même à son actif d’autres réalisations du genre, survenues dans des contextes plus informels. La pièce présente une seule comédienne sur scène, Kim Despatis. Elle propose un «monologue-dialogue où la foule devient une mystérieuse interlocutrice, qui questionne sans relâche les actes et les pensées» de l’adolescente.

La jeune comédienne est reconnue dans le milieu du théâtre et a accepté de participer à ce projet qui mettra à profit tout son talent.

«Je suis très enthousiaste et je me dédie à ce projet depuis une année et demie maintenant», ajoute Nicolas.

Cette première production nécessite un investissement important pour les trois jeunes hommes et c’est pourquoi ils ont décidé de lancer une campagne de sociofinancement (http://tilt.tc/0R6E), dont l’objectif est d’amasser 6000 $ qui serviront à la production de la pièce.

Ils ont utilisé le thème du mariage pour les lots offerts en échange des dons monétaires. De «Noces de Cana» (10 $) jusqu’à «Noces royales» (1250 $), les gens sont donc invités à contribuer à ce projet, selon leur budget.

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