Saint-Rémi met en demeure un de ses citoyens

Par heleneruel
Saint-Rémi met en demeure un de ses citoyens
La Municipalité de Saint-Rémi-de-Tingwick ne veut être associée d'aucune façon au contenu de cette vitrine sur Facebook.

VICTORIAVILLE. La Municipalité de Saint-Rémi-de-Tingwick met en demeure un de ses citoyens de cesser immédiatement sur Facebook toute activité, publication ou commentaire faisant référence au nom de la Municipalité.

La résolution adoptée à l’unanimité en mai dernier s’est muée en mise en demeure officielle cette semaine, signée par les procureurs de la Municipalité, du cabinet sherbrookois Therrien Couture.

Le compte Facebook est actif depuis l’automne dernier, rédigé par Mario Halley, un citoyen de Saint-Rémi qui s’était présenté à l’élection municipale de novembre 2013 et qui avait failli briguer de nouveau les suffrages à l’élection partielle du 8 juin dernier.

À la suite de l’adoption de la résolution de mai, M. Halley avait ajouté le mot «Amical» au nom de «St-Rémi-de-Tingwick» sur sa page Facebook. Ce qui ne paraît pas suffire aux yeux des autorités municipales. À quelques reprises et avant la mise en demeure, M. Halley avait précisé que cette page était indépendante de la Municipalité. Et sur le site officiel de la Municipalité, il est bien spécifié qu’elle ne détient aucun compte Facebook.

La mairesse, Estelle Luneau, mentionne que la Municipalité ne dispose pas des ressources pour créer et entretenir une page Facebook. «Et nous n’avons mandaté personne pour le faire», précise-t-elle.

La page Facebook au nom de St-Rémi-de-Tingwick crée de la confusion et de l’ambiguïté, soutiennent la mairesse et la directrice générale Chantal Cantin. Bien sûr, reconnaissent-elles, que cette vitrine met en relief des attraits et des bons coups de Saint-Rémi, mais la Municipalité ne veut pas être associée à tout son contenu, des pubs de produits ou des blagues, pour prendre ces exemples.

Le créateur de cette page vient aussi d’être évincé du Comité des loisirs de Saint-Rémi, le conseil municipal estimant (à sa séance de juillet) qu’il s’est placé en situation de conflit d’intérêts vis-à-vis la Municipalité par une «circulaire» distribuée à la population avant l’élection partielle de juin dernier.

Il y expliquait qu’il ne pouvait briguer un poste au conseil alors qu’il s’apprêtait à déposer une plainte au ministère des Affaires municipales à l’encontre d’un conseiller dont il doutait de l’éthique. Il y dénonçait aussi la «propagande» de la Municipalité sur ses finances et invitait les électeurs à voter pour sa conjointe Brigitte Nadeau. Elle a été défaite par l’ex-maire Jacques Fréchette.

M. Halley assiste à toutes les séances du conseil municipal, note la mairesse. Depuis le printemps dernier, la Municipalité s’est dotée d’une caméra pour enregistrer les séances.

Le dernier dossier sur lequel le citoyen a posé des questions concerne l’achat par la Municipalité d’une camionnette au coût de 34 000 $ pour laquelle elle n’a pas lancé d’appel d’offres.

Mmes Luneau et Cantin expliquent que l’inspecteur municipal a magasiné le camion auprès de divers concessionnaires de Victoriaville, Plessisville, Richmond, Sherbrooke et a payé 20 000 $ pour ce véhicule. Comme il s’agissait d’un véhicule de base, la Municipalité a procédé à d’autres achats pour l’équiper et le rendre conforme à un usage municipal : lumières, boîte en plastique, remorque, pneus d’hiver, etc. «Et on a fait ces achats à plusieurs endroits», précise la directrice générale.

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