Michael Zgorzelski a le baseball dans la peau

Par stevenlafortune
Michael Zgorzelski a le baseball dans la peau
Arrivé il y a deux ans en sol canadien

VICTORIAVILLE. Seul anglophone au sein du Cactus, Michael Zgorzelski ne connaît peut-être pas encore toute l’étendue du dictionnaire francophone, mais s’il y a un langage dans lequel il est fluide, outre l’anglais, c’est bien celui du baseball.

Sans se souvenir exactement d’où est venu sa passion pour le sport, on peut néanmoins soulever que le baseball est une affaire de famille chez les Zgorzelski. Son père, James, a été lanceur et joueur de champ dans les mineures au sein de l’organisation des Red Sox de Boston, à la fin des années 60 et au début des années 70.

Michael, qui a soufflé ses 29 bougies il y a deux semaines, a fait quant à lui ses classes au niveau collégial en portant les couleurs de l’Okaloosa-Walton College, devenu en 2008 le Nortwest Florida State College ainsi que le Briarcliffe College de Long Island dans la NJCAA (National junior college athletic association). Il s’est ensuite joint aux Red Dragons du State University of New York, qui est situé à Cortland.

«Après quelques années dans les ligues mineures et indépendantes, j’ai participé à un camp printanier avec les Capitales de Québec en 2010. C’est d’ailleurs à cet endroit que j’ai rencontré ma femme, Caroline», a poursuivi l’homme originaire d’Albany.

Deux ans et un mariage plus tard, Zgorzelski entrait au Canada par Gatineau, avant de bifurquer vers Victoriaville. Il a alors joint le Cactus.

«J’adore Victoriaville, a-t-il confié. C’est un endroit paisible où il fait bon vivre. Ayant toujours habité dans des régions métropolitaines, c’est complètement à l’opposé d’ici. J’apprécie cette tranquillité.»

Cinq participations aux Séries mondiales!

En se remémorant son parcours, Michael Zgorgelski a mentionné avoir participé à cinq Séries mondiales, la plus jeune à l’âge de 13 ans. Un fait d’armes impressionnant considérant que plusieurs auront une longue carrière sans n’y être jamais parvenus.

C’est d’ailleurs parmi l’une de celles-ci, alors qu’il était avec les Red Dragons, en 2007, qu’il a vécu ses plus beaux moments. «J’ai toujours été un bon frappeur, mais le personnel d’entraîneurs ne voulait pas que j’aille au bâton et préférait me garder sur le monticule pour éviter les blessures. Un jour, durant le tournoi, l’un d’eux m’a approché pour savoir si je désirais jouer au champ et je lui ai répondu que j’attendais cette occasion depuis longtemps. Dans ce match, j’ai claqué un coup de circuit qui a fait gagner l’équipe et la rencontre suivante, j’avais lancé six manches pour récolter une autre victoire.»

Sa dernière apparition remonte à 2010, alors qu’il évoluait avec les Athletics d’Albany. S’il est retourné bredouille de cette compétition, ses coéquipiers ont soulevé le précieux trophée l’année suivante en son absence. N’empêche, bien enraciné dans les Bois-Francs, il espère pouvoir mener le Cactus aux grands honneurs.

Contrairement aux États-Unis, où il fait partie des trois sports majeurs avec le basketball et le football, le baseball n’a pas la même cote de popularité au Québec et au Canada. Cependant, avec les rumeurs qui s’intensifient entourant un futur retour des Expos, Michael Zgorzelski estime que cela permettrait de rallumer la flamme envers les amateurs de baseball. «Ça ne peut pas nuire! Chaque sport connaît une certaine recrudescence depuis quelques années, mais retrouver une équipe professionnelle au Québec serait incroyable pour le sport», a-t-il souligné.

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