Raymond Gravel est immortalisé à Mascouche

Par genevievegeoffroy
Raymond Gravel est immortalisé à Mascouche
Le lègue de l'abbé Raymond Gravel vient d'être immortalisé à jamais à Mascouche

Le lègue de l’abbé Raymond Gravel vient d’être immortalisé à jamais à Mascouche, alors que la caserne de pompiers de la ville portera désormais le nom d’«Édifice Raymond Gravel». L’annonce, qui a touché l’abbé droit au cœur, a été faite lundi matin en sa présence.

«Voir son nom sur une plaque, c’est comme s’ils l’avaient immortalisé, et là, vu que je suis très malade, c’est quelque chose qui va rester après que je sois parti», a-t-il confié en entrevue au journal Le Trait d’Union.

L’abbé Raymond Gravel est atteint d’un cancer du poumon avec métastases aux os depuis environ un an. Il a été hospitalisé en juin dernier et relève d’une série de cinq chimiothérapies. Mais malgré ce dur combat quotidien, il tenait à être présent à cette cérémonie.

«[Mais] je trouvais ça drôle au début. Habituellement, ce sont les morts [qui reçoivent ce genre d’honneur], et là, je suis vivant, c’est un honneur pour moi», a-t-il soulevé dans son discours juste avant le dévoilement de la plaque en bronze.

Lié avec les pompiers

Cela faisait plusieurs mois que l’administration Tremblay voulait commémorer la mémoire et le lègue de l’abbé Gravel à la communauté mascouchoise, a mentionné le maire devant une foule de plusieurs dizaines de personnes. Raymond Gravel a été prêtre à Mascouche à trois reprises dans les années 1980-1990 en plus d’avoir participé à la mise sur pied d’une troupe de théâtre et à l’organisation de plusieurs fêtes nationales. L’année 2014 marque aussi les 20 ans de ses services officiels en tant qu’aumônier des pompiers de la municipalité, un rôle encore très important aujourd’hui au sein de cette communauté dont plusieurs membres ont participé à la cérémonie.

«Dorénavant, chaque jour, lorsque les pompiers vont venir au travail ils se souviendront de toi mon ami, a déclaré Jean-Pierre Boudreau, chef du Service des incendies à son «ami Raymond». Donner ton nom, c’est bien peu de choses à côté de tout ce que tu as pu offrir à la communauté.»

«Depuis qu’il est aumônier, Raymond a baptisé près de la moitié des enfants des pompiers d’ici, il a aussi aidé plusieurs d’entre nous à cheminer dans différents malheurs qui nous ont frappés que ce soit la maladie, les problèmes personnels, les décès, des messes anniversaires […] Raymond est toujours là, même malade, il est toujours là, c’est important», a souligné Bruno Julien, vice-président du syndicat des pompiers.

Encore présent

L’abbé Raymond Gravel tient en effet à accompagner ses fidèles tant qu’il en sera capable. «Soyez assurés que je vais être fidèle à mes engagements jusqu’à la fin, et j’espère que la fin, c’est un peu plus loin», a-t-il déclaré la larme à l’œil dans un discours émouvant. En entrevue, il a expliqué pourquoi il était si important de continuer malgré son état.

«C’est important l’accompagnement, non seulement pour eux, mais pour moi aussi: ça donne un sens à ma vie. Par exemple, j’accompagne une femme qui est plus mal en point que moi, ça lui fait du bien et ça me fait du bien aussi, maintient-il. L’accompagnement, ce n’est pas seulement gratuit, c’est aussi enrichissant.»

Aux côtés de «René-Lévesque»

La plaque sera apposée sur la façade de la caserne de la rue Dupras, qui se trouve juste en face du Centre René-Lévesque, ce qui n’est pas sans faire sourire l’abbé Gravel pour qui l’ancien premier ministre a toujours été un modèle. «C’est flatteur, convient-il. Il était mon mentor, mon idéal. Je suis devenu souverainiste en 1970 quand j’ai écouté un discours de René-Lévesque à l’ancien Forum et j’ai toujours voté souverainiste!»

L’abbé Gravel a d’ailleurs participé à l’organisation de plusieurs activités de la fête nationale à Mascouche, moments qui se retrouvent parmi ses meilleurs souvenirs passés dans la région. «Il y avait de gros orchestres et on faisait des grosses messes juste ici derrière l’école Le Prélude. J’avais mon étole bleue avec le fleurdelisé d’un bord et une croix de l’autre, je demandais la permission de la porter et on me répondait : «Même si tu ne l’as pas, tu vas la porter pareil!»

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