Herbe à poux : arracher pour soulager

Afin de réduire l’impact des allergies et aider des milliers de Québécois à apprécier la saison chaude, l’Association pulmonaire du Québec (APQ) lance la huitième Campagne provinciale d’arrachage de l’herbe à poux à Saint-Bruno-de-Montarville, ville hôte de l’édition 2014.

Encore une fois cette année, bon nombre de municipalités du Québec ont répondu à l’appel de l’APQ et se sont engagées à lutter contre l’herbe à poux sur leur territoire.

Identifier et arracher pour réduire les méfaits

L’allergie à l’herbe à poux touche environ 17,5 % de la population québécoise, soit environ 1,4 million de personnes. Elle est responsable de l’aggravation des symptômes de l’asthme chez 50 % des personnes atteintes de cette maladie. Chaque année, elle entraîne des coûts de santé de plus de 157 millions de dollars.

La plante, facile à reconnaître, atteint une hauteur moyenne d’environ 70 cm. Sa tige est couverte de poils et surmontée de feuilles d’un vert grisâtre, minces, étroitement découpées et semblables à celles d’un plant de carottes. Pendant l’été, la plante se garnit de petites fleurs vertes en forme d’épi. En août, la floraison éclate et laisse s’envoler le pollen, qui cause quant à lui tous les désagréments (congestion, écoulement nasal, irritation des yeux, etc.) aux personnes allergiques.

L’herbe à poux se retrouve principalement en milieu urbain : près des voies ferrées, au bord des trottoirs, sur les chantiers de construction ou sur les terrains mal entretenus. Elle peut aussi pousser sur la terre dénudée où le calcium a brûlé la pelouse et dans les recoins du jardin où le sol a été remué.

«Lorsqu’on l’aperçoit, la meilleure chose à faire est de l’arracher jusqu’à la racine. On peut également semer du gazon ou une autre plante pour éviter toute repousse. Ceci permet de réduire la présence d’allergènes dans l’air», explique Geneviève Tremblay, inhalothérapeute et directrice des programmes de soutien, d’éducation et de sensibilisation à l’Association pulmonaire du Québec.

L’exemple à suivre

Chaque année, dans le cadre de la Campagne provinciale d’arrachage de l’herbe à poux, l’APQ recrute une ville exemplaire en matière de lutte à l’herbe à poux afin d’agir comme ville hôte de la campagne.

Cette année, Saint-Bruno-de-Montarville est à l’honneur! En plus d’installer des panneaux de sensibilisation aux entrées de la ville, son service de l’environnement distribue des affiches informatives et expose des plants dans les édifices municipaux afin de faciliter l’identification et inciter à l’arrachage. La municipalité s’est aussi dotée d’une équipe de patrouilleurs à vélo qui informe les citoyens sur le terrain. Des méthodes de contrôle efficaces (fauchage des terrains municipaux et des fossés, arrachage près du «mobilier urbain», traitement à l’eau chaude et installation de bandes de propreté végétale) sont également intégrées aux opérations d’entretien des terrains municipaux.

Selon Dominique Massie, directrice générale de L’APQ, «Saint-Bruno-de-Montarville montre ainsi l’exemple à suivre pour assurer une meilleure santé de ses citoyens victimes d’allergies ou d’asthme, et ainsi éviter bon de nombre de dépenses à la pharmacie ou même de visites à l’urgence».

En mai dernier, l’APQ et Saint-Bruno-de-Montarville ont invité l’ensemble des municipalités du Québec à lutter contre l’herbe à poux. Jusqu’à présent, plusieurs ont répondu à l’appel : Blainville, Cap-Santé, Charlemagne, Joliette, Labelle, Mont-Laurier, Mont-Tremblant, Otterburn Park, Prévost, Sainte-Julie, Sainte-Julienne, Saint-Germain de Grantham, Saint-Lambert, Saint-Zotique, Trois-Rivières, Val-David et Victoriaville. Toutes ces villes se sont engagées à mener des activités de sensibilisation ou de contrôle dans le cadre de la présente campagne.

Tous peuvent participer

L’APQ invite tout un chacun à faire sa part afin d’améliorer la santé respiratoire des Québécois et Québécoises. «Que l’on soit propriétaire d’une maison ou d’une entreprise, on peut contribuer à réduire la prévalence des allergies en arrachant l’herbe à poux sur son propre terrain. C’est la mesure la plus simple, la plus facile et la plus efficace. Plus les gens s’y mettent, plus l’impact sera important», conclut Dominique Massie.

Pour de plus amples informations sur les allergies respiratoires et l’herbe à poux, consultez le site web de l’Association pulmonaire du Québec au www.pq.poumon.ca.

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