Une saison remplie de défis pour Maxime Desruisseaux et ses Foreurs

Même si ses Foreurs de Val-d’Or n’ont pas connu les résultats souhaités en saison régulière, l’entraîneur-chef victoriavillois Maxime Desruisseaux estime tout de même que l’année a été “enrichissante” pour son équipe.

Avant le lancement de la campagne, le pilote espérait voir son club terminer parmi les neuf meilleures formations du circuit Cecchini afin d’obtenir l’avantage de la glace en séries éliminatoires. Le Vert et Or a ultimement bouclé sa saison au 13e rang du classement général avec un rendement de 26-31-7 (récolte de 59 points). Un lent départ et des blessures à certains joueurs clés en deuxième moitié de saison, selon Desruisseaux, ont expliqué en partie cette position décevante. “Je suis un peu déçu de ne pas avoir pu offrir mieux à nos partisans parce que nous avions une belle équipe sous la main. Dans les circonstances, on a dû faire avec ce que nous avions”, a-t-il expliqué, ajoutant qu’il est difficile de donner une note sur la saison des Foreurs.

Malgré les embûches, il y a du positif à Val-d’Or. L’entraîneur-chef s’est notamment réjoui de la progression du noyau de son équipe. “Ça veut dire que notre recette fonctionne bien et que le personnel d’entraîneurs fait un bon travail, a vanté l’homme de hockey. Il faut que je donne aussi du crédit aux joueurs qui sont à l’écoute et qui appliquent le plan. Je suis content de ce que nous avons sous la main.”

Des jeunes comme Benjamin Olivier, Benjamin Cossette-Ayotte et Jacob Gouchie, entre autres, ont obtenu du temps de jeu de qualité dès le début de la campagne. “On avait un plan et c’était de donner de la glace aux jeunes, a affirmé l’ancien entraîneur adjoint des Tigres de Victoriaville. Ils l’ont mérité et je pense que ça a été extrêmement positif. Ça a peut-être eu un impact sur notre fiche en début de saison, mais je suis convaincu que c’était la meilleure chose à faire pour leur développement.”

Celui qui occupe aussi la position de directeur général a également eu la main heureuse en allant chercher deux joueurs lors de la période des fêtes. Les défenseurs Xavier Daigle (transaction) et Estéban Cinq-Mars (signature) ont su aider l’équipe dès leur arrivée, permettant aux Foreurs de connaître un excellent mois de janvier avec dix victoires et deux revers.

Beaucoup mieux en séries

En séries éliminatoires, les représentants de l’Abitibi ont pu compter sur un alignement pratiquement en santé. Seul le défenseur Cossette-Ayotte a dû s’absenter pour l’entièreté du parcours des siens en raison d’une blessure. Globalement, Maxime Desruisseaux s’est dit “heureux et fier” du travail accompli par son groupe. Il a particulièrement tenu à louanger la prestation de son gardien Émile Beaunoyer. “Il a connu de très bonnes séries”, a-t-il souligné.

Au premier tour, les Foreurs ont croisé le fer avec les Voltigeurs de Drummondville (cinquième meilleure formation de la Ligue de hockey junior Maritimes Québec cette saison). Bien que de nombreux experts favorisaient grandement les Rouges dans cette confrontation quatre de sept, les Valdoriens sont parvenus à surprendre les Drummondvillois en cinq rencontres. “À l’interne, on croyait en nos chances, mais de gagner la série de manière aussi expéditive a été un peu au-delà de nos attentes, a confié l’entraîneur-chef. Je lève mon chapeau aux gens qui m’accompagnent et aux joueurs également. Ils ont levé leur jeu d’un cran. C’est tout un accomplissement de notre part.”

Malgré le plein de confiance, les Foreurs ont ensuite vu leur chemin s’arrêter en deuxième ronde contre les Wildcats de Moncton (le meilleur club de la LHJMQ cette saison). L’équipe des Maritimes a balayé la série quatre de sept en quatre matchs. Un manque d’opportunisme lors du deuxième duel, entre autres, a nui aux chances du Vert et Or, selon Maxime Desruisseaux. “La ligne est mince entre une victoire et une défaite, a-t-il rappelé. Rien n’enlève au fait qu’on affrontait toute qu’une machine de hockey. On avait assurément un grand défi devant nous.”

Un avenir prometteur

En considérant l’expérience acquise lors de la dernière année, Desruisseaux s’attend à ce que les siens continuent de progresser lors de la prochaine saison. “On continue de grandir avec notre noyau. Celui-ci est de plus en plus mature et confiant. C’est agréable. Je pense qu’on s’en va dans la bonne direction”, a-t-il mentionné. Le trio de 20 ans, entre autres, devrait être composé uniquement de joueurs qui ont grandi dans l’organisation valdorienne. Un élément important pour la culture de l’équipe, selon le pilote.

De son côté, Maxime Desruisseaux demeure sous contrat avec les Foreurs pour encore au moins deux ans. Il a prolongé son entente l’été dernier. “C’est plaisant d’avoir la confiance des patrons. Ça fait déjà un petit bout que nous sommes en train de bâtir une équipe à Val-d’Or. Le fait de pouvoir poursuivre le travail déjà entamé est quelque chose de très plaisant. Je suis vraiment content et privilégié”, a conclu l’entraîneur chef.