Une partie à oublier

Les Tigres de Victoriaville devaient être pratiquement parfaits dans toutes les facettes du jeu s’ils souhaitaient pouvoir rivaliser avec la meilleure équipe du circuit Cecchini. Ils ne l’ont pas été et ça s’est traduit par une cuisante défaite de 10 à 0. “Aujourd’hui, on n’était juste pas dans la même ligue”, a dit l’entraîneur-chef Simon Olivier.

Les visiteurs se sont notamment tirés dans le pied en première période avec quelques pénalités. Une punition pour trop de joueurs sur la glace a été appelée contre les Félins et Loïk Gariépy a écopé d’un quatre minutes pour un bâton trop élevé. Les Saguenéens de Chicoutimi, qui menaient déjà 1 à 0, ont profité de leurs opportunités pour inscrire deux buts. “Quand tu cours après la rondelle et que l’autre équipe est plus forte que toi sur la rondelle, ça donne ce que ça donne”, s’est désolé Simon Olivier après la partie.

Les Bleus ont mis le match hors de portée en deuxième période en marquant cinq autres buts. Ils ont ainsi pris une confortable avance de 8 à 0. Après 40 minutes de jeu, l’entraîneur-chef souhaitait surtout voir les siens jouer avec fierté et que ceux-ci terminent la partie de la bonne manière. “J’ai senti qu’on avait un peu baissé les bras au deuxième engagement. Quand nous avons retraité au vestiaire, on a dit aux gars de s’assurer de terminer le match le plus fort possible. Il ne faut pas oublier qu’on a eu des chances de marquer. Notre niveau de compétition était un peu plus élevé en troisième période”, a fait remarquer l’homme de hockey.

Offensivement, les Victoriavillois ont terminé le match avec 23 lancers. Raphaël Précourt a fermé la porte aux joueurs des Tigres en obtenant son sixième jeu blanc de la campagne. Les visiteurs ont eu quelques bonnes chances de marquer au fil de la rencontre, notamment en bénéficiant de cinq jeux de puissance et un tir de pénalité décerné à Thomas Paquet, entre autres. “Même si on avait capitalisé, je ne pense pas que ça aurait été assez. Une chose est sûre, on aurait été plus proches de l’autre équipe au pointage. À 10 à 0, il n’y a rien de proche là-dedans”, a affirmé le pilote du club des Bois-Francs.

Pour leur part, les locaux ont marqué plusieurs de leurs buts par l’entremise de lancers sur réception. Simon Olivier et ses protégés savaient bien que ces jeux arriveraient souvent et que les passes transversales allaient être régulièrement utilisées au cours du match. Les Sags sont tout de même parvenus à se démarquer. “On connaît ce style de jeu parfaitement. C’était important d’être bons là-dessus, d’être alertes et d’avoir des bâtons actifs pour s’assurer qu’on coupe le plus de jeux possible. Clairement, l’autre équipe a réussi plusieurs de ses jeux”, a-t-il constaté.

Devant le filet, les gardiens Anthony Catanzariti et Félix Langlois ont fait ce qu’ils ont pu dans la défaite, recevant un combiné de 45 lancers. Les deux cerbères ont été victimes de la force de frappe des Sags, accordant chacun cinq buts. Ils ne sont pas à blâmer dans la défaite, a assuré Simon Olivier. “Les deux gardiens ont fait de bons arrêts, a-t-il souligné. Chaque fois que la rondelle traverse la zone de manière transversale, c’est difficile pour un gardien de se déplacer et d’essayer de pousser pour se rendre l’autre bord.” 

Les Tigres (23-31-5) pourront se reprendre lors de leur retour à la maison, jeudi (12 mars) à 19 h, alors que les Remparts de Québec (30-23-6) seront de passage à Victoriaville.