L’athlète Sylvain Lafrance au petit écran

Communiqué

L’athlète Sylvain Lafrance au petit écran
Sylvain Lafrance (Photo : (Photo Diane Léger - Archives))

Le Triathlon CanadaMan/Woman de Lac-Mégantic attire des athlètes de différentes nationalités, mais il aura une portée encore plus internationale au cours des prochains mois avec la présentation d’une émission spéciale dans plus de 135 pays et 18 compagnies aériennes à travers la planète.

Les téléspectateurs québécois ont récemment eu la primeur, alors que le Réseau des Sports (RDS) a diffusé cette émission de 30 minutes. 

L’émission est maintenant diffusée sur 19 chaînes internationales, via un distributeur européen, pour un auditoire potentiel de plus de 200 millions de téléspectateurs.

De juillet à octobre

Annulé en 2020 en raison de la pandémie, le CanadaMan/Woman a effectué un retour en 2021, mais avec une version automnale présentée en octobre, comparativement aux autres éditions qui avaient lieu en juillet. 

L’Américaine Alysha Krall se demandera d’ailleurs pourquoi la compétition n’est pas toujours présentée à cette période de l’année, tellement les paysages sont magnifiques.

Faire découvrir la beauté de la région de Mégantic (et les 14 municipalités traversées par le parcours) était justement l’un des objectifs de l’équipe d’Endurance Aventure, lorsqu’elle a mis sur pied cet événement, que plusieurs considèrent comme le triathlon longue distance « le plus difficile au monde ».

Les compétiteurs seront justement aux premières loges pour découvrir « les beautés » de la région, dont l’ascension du Mont-Mégantic, qui se fera à travers une dizaine de kilomètres de petites routes et sentiers, dont certaines sections s’apparentent davantage à de l’escalade.

Des histoires humaines

Outre les exploits sportifs, le CanadaMan/Woman est avant tout une formidable aventure, où les histoires humaines sont aussi riches que différentes. 

L’émission spéciale permet aussi de suivre la préparation de Sylvain Lafrance, athlète provenant de Victoriaville et nouveau détenteur de la première place, toutes catégories confondues. Rappelons que Lafrance avait terminé deux fois au second rang dans les dernières années.  

La doyenne de l’événement, la Sherbrookoise Eva Alexy, tente de se donner du courage avant d’affronter l’eau glaciale du lac Mégantic, en se rappelant l’année 1986, où elle a quitté la Tchécoslovaquie avec sa famille afin de refaire sa vie au Canada. « Je m’offre cette course pour souligner mon 70e anniversaire de naissance. Et quand je trouve ça difficile, je repense à tout ce que j’ai traversé pour venir ici et je me dis que ça ne peut pas être pire », dit celle qui a déjà participé à deux championnats du monde à Hawaï.

Son « jeune » collègue Roger Girard, 68 ans, confiera pour sa part se « sentir comme un p’tit vieux » en complétant la dernière portion de 42 km à la course à pied. « Quand tu gravis le mont Mégantic, c’est seulement 9 km, mais tu en bûches une claque », lance celui qui en était à un 30e triathlon longue distance depuis 1994.

L’émission spéciale permettra aussi de suivre la préparation du Magogois Christian Vachon, président d’une fondation pour la persévérance scolaire, celle de l’Olympienne Lyne Bessette, et celle de Sylvain Lafrance (qui obtient enfin sa consécration après avoir terminé deux fois au second rang).

L’apport des bénévoles et des équipes d’encadrement est aussi mis en lumière dans cet ouvrage télévisuel de grande qualité.

Parcours hors norme

Affichant les distances habituelles d’un triathlon Ironman, le CanadaMan/Woman est réputé pour son parcours hors norme de 3,8 km de natation en eau libre (dans le lac Mégantic), 180 km de vélo sur des routes à couper le souffle (2500 mètres de dénivelé positif) et 42 km de course à pied à travers forêts et montagnes (1600 mètres de dénivelé positif).

Bref, un défi plus grand que nature où la force mentale est tout aussi importante que les qualités athlétiques, alors que plusieurs athlètes termineront dans l’obscurité la plus totale, après une vingtaine d’heures d’efforts. 

Le Québécois Luc Vallerand résume assez bien l’état d’esprit de la plupart des compétiteurs. « Pour mes vacances 2021, je me suis payé un voyage en enfer… et je n’ai pas été déçu »!

L’édition 2022 du CanadaMan/Woman se tiendra le 3 juillet. 

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