“La défaite fait grandir” – Mario Roy
Quelques jours après l’élimination des Cobras de Princeville en six duels contre le JB de Daveluyville dans la ronde quart de finale de la Ligue régionale de hockey (LRH), l’entraîneur-chef Mario Roy est revenu sur l’ensemble de la saison. Malgré le goût amer de la défaite, il ne retient que du positif du rendement des siens.
En entrevue avec le www.lanouvelle.net, il est d’abord revenu sur la série face aux rivaux de la région. Au-delà du résultat que l’on connaît, Mario Roy a voulu saluer la qualité des affrontements. Chaque rencontre, selon lui, a été chaudement disputée. “Ça fait plusieurs années que je suis dans le domaine du coaching. Lorsqu’on commence les séries, j’ai rarement vu des matchs aussi intenses émotionnellement. C’était grandiose dans les deux sens de la patinoire. Le jeu était très relevé et il n’y avait pas de marge d’erreur. Oui, le résultat n’est pas en notre faveur, mais tout ce que cette série a engendré est juste positif pour nous”, a-t-il souligné.
Ultimement, Mario Roy croit que le manque d’opportunisme a fait mal aux Cobras. “Lors du dernier match, on a frappé quatre poteaux francs. Si on avait marqué un ou deux buts, ça aurait pu changer l’allure du match. Ça fait partie du hockey et des choses qui peuvent arriver dans une partie. On ne peut pas critiquer ça”, a-t-il dit. Roy a par ailleurs tenu à féliciter la victoire du JB. Il a applaudi, entre autres, le fait que celui-ci ait gardé le jeu physique à l’intérieur des limites. “Chapeau à l’entraîneur-chef Élie Houle et son organisation. Je leur souhaite juste la meilleure des chances”, a-t-il mentionné.
Dans son bilan, l’entraîneur-chef d’expérience n’a également pas oublié de mettre en vedette le travail de chacun de ses protégés. “Mes joueurs sont des champions. On ne les reconnaît pas juste avec des médailles ou des trophées, mais bien à la manière qu’ils travaillent et se présentent. C’est certain que la victoire fait plaisir, mais la défaite fait grandir”, a-t-il philosophé. “Je suis choyé d’avoir pu diriger un groupe d’individus comme le nôtre, a-t-il continué. C’est vraiment satisfaisant pour un entraîneur. Les joueurs ont démontré beaucoup de caractère et un grand désir de jouer. Il faut rappeler que les gars ne sont pas rémunérés. Ils jouent vraiment par passion et pour l’émotion.”
L’homme de hockey a aussi louangé la belle saison régulière des Cobras. Ceux-ci ont terminé au quatrième rang du classement général de la LRH avec 14 victoires en 20 matchs et une récolte de 31 points. L’équipe a seulement perdu trois parties en temps régulier. “On a eu une campagne exceptionnelle. Elle a été au-delà de nos attentes. On a aussi offert des performances qui étaient constantes et c’était important pour nous”, a-t-il exprimé.
Un DG “extrêmement fier” de son équipe
Lorsqu’invité à son tour à faire un bilan de la dernière année des Cobras, le directeur général Éric Bergeron n’avait que de bons mots à l’endroit de son équipe. Il estime notamment que son groupe en sortira grandi de cette saison. Il prévoit un bel avenir pour le club de la région de L’Érable. Celui-ci vient de compléter sa deuxième campagne à Princeville. “L’engagement, le dévouement et la résilience sont tous des mots qui représentent bien notre équipe. Je suis extrêmement fier des joueurs et du travail du personnel d’entraîneurs”, a-t-il souligné. Le jeu collectif a aussi permis aux Cobras d’avoir du succès cette saison. Le directeur général a notamment voulu mettre en lumière l’excellent rendement de son groupe de leaders, mené par le capitaine Frédéric Lévis et les adjoints Nicolas Bergeron, Bryan Gardner et Frédérick Mercier. “Ils ont été des gars incroyables pour l’équipe. Ce sont quatre joueurs qui ont été présents du début à la fin. Ils n’ont pas été blessés de l’année. Ils ont traîné l’équipe jusqu’à la toute fin. Ce sont des guerriers”, a vanté Éric Bergeron, ajoutant que plusieurs jeunes joueurs ont aussi “gagné en maturité” au cours de l’année.
Le DG est également revenu sur la série face au JB. À ce sujet, il n’a pas caché sa déception de voir son club perdre contre un rival de la région. Les blessures de certains joueurs clés comme Maxandre Landry-Brassard, Alex Lessard et Maxime Boisvert, en plus de certains impondérables, ont grandement fait mal à l’équipe. Éric Bergeron a toutefois refusé de s’en servir comme excuse.
“Chacun des joueurs s’est présenté, a-t-il insisté. Je n’ai pas le choix de parler de résilience quand je parle des Cobras. Le club n’a jamais arrêté d’y croire. Tout le monde voyait aussi qu’on était de plus en plus amoché. Les gars ont été incroyables. On a juste manqué un peu de jus.”
Il n’en demeure pas moins qu’il voyait bien son équipe se rendre loin en séries. Selon le DG, la formation avait suffisamment de talent pour rivaliser contre tout le monde et surtout contre le JB. Éric Bergeron, étant également le fondateur de la LRH, a terminé en vantant la grande parité au sein du circuit cette année. “Nous avons une très belle ligue”, a-t-il conclu.
