KO-96 fait bonne impression devant les siens

Au cours du dernier week-end, l’Hôtel Le Victorin de Victoriaville a accueilli le championnat provincial des Gants d’argent édition 2026 ainsi que le Défi des champions 2026. Présente lors des trois jours de l’événement, l’Académie de boxe KO-96 a obtenu plusieurs bons résultats.

Le club victoriavillois était représenté par huit boxeurs pour les deux championnats. Six ont pris part au Défi des champions, destiné à la sélection de l’Équipe A du Québec (junior, juvénile, U23) pour les championnats canadiens de mars prochain. Seulement les athlètes de classes ouvertes ayant plus de 11 combats pouvaient s’y inscrire. Les deux finalistes de chaque catégorie obtenaient leur billet pour les championnats canadiens, qui auront lieu à Calgary.

Dylan Gariépy, dans la classe junior (55 kg), a d’ailleurs brillé en remportant son combat final, obtenant ainsi la médaille d’or. Il est le champion du Québec. Nolan Moreau et Romy-Ève Lussier, quant à eux, ont aussi décroché la médaille d’or, mais sans opposition. Ils sont également champions du Québec. Samuel Fréchette a mis la main sur la médaille d’argent (membre de l’équipe du Québec) tandis que Zachary Guillemette et Fernando Cesar Ayala ont soutiré la médaille de bronze.

Le championnat provincial des Gants d’argent, pour sa part, était présenté dans le second ring. Les athlètes de dix combats et moins pouvaient s’y inscrire et le tout était à titre participatif. Il n’y avait pas de qualification rattachée à cette catégorie. Deux membres de KO-96 y prenaient part. Il s’agit de Jasmin Simard (médaille de bronze) et Maya Boissonneault (médaille d’or, sans opposition).

Matthew Luneau, entraîneur de l’Académie de boxe KO-96, était heureux et satisfait des performances globales de ses protégés. Au total, ses représentants ont obtenu la victoire à six reprises. “Tout le monde a répondu aux attentes et a boxé au calibre que j’espérais”, a-t-il fait valoir.

Notons que quatre pugilistes de KO-96 ont également participé au programme Fun-box, désigné aux jeunes de 7 à 10 ans. Dans cette catégorie de développement, les combattants ne pouvaient porter de coups à la tête. De plus, les combats ne désignaient aucun vainqueur. “Le but était que les jeunes apprennent à bouger et à comprendre ce qui se passe dans un ring ainsi que de vivre le stress qui y est rattaché”, a souligné Luneau.

Un bilan fort positif

Globalement, l’événement, qui était présenté pour une première fois à Victoriaville, a été une grande réussite. La directrice des évènements et des communications pour la Fédération québécoise de boxe olympique, Lissia Laflamme, y a dressé un bilan très positif. “Tout s’est super bien déroulé. Les horaires ont été bien respectés. On a également eu des activités. La Fondation de boxe amateur du Québec a remis quatre bourses à quatre athlètes dans des catégories différentes. C’est Bernard Barré qui a remis ces bourses”, a-t-elle mentionné.

Environ 280 pugilistes se sont affrontés à travers 167 combats. Les gens, eux, se sont déplacés en grand nombre et l’ambiance était au rendez-vous. La journée de samedi a été la plus occupée avec environ 550 personnes en moyenne. À ce sujet, Mme Laflamme a notamment salué le bon déroulement et le respect des gens. “Ça a l’air de rien et les gens n’y pensent pas toujours, mais toutes les personnes qui étaient sur place pour le travail étaient des bénévoles”, a-t-elle indiqué. La directrice s’est par ailleurs dite ouverte à ramener l’événement à Victoriaville, si tout concorde avec les disponibilités de l’Hôtel Le Victorin.

Matthew Luneau et l’Académie de boxe KO-96, pour leur part, s’occupaient de la gestion des bénévoles, entre autres. “L’organisation du tournoi s’est super bien déroulée, a fait valoir l’entraîneur. On a vraiment eu de très beaux combats compétitifs sur les deux rings. C’était un très bel événement.”

Puisque le championnat provincial des Gants d’argent et le Défi des champions étaient présentés à Victoriaville, Luneau est d’avis que l’événement aura également servi de publicité pour son club de boxe. “C’est plaisant pour nous d’avoir ça. C’est aussi agréable pour les athlètes d’avoir pu combattre chez eux. C’est plus facile pour leur famille et leurs amis de se déplacer”, a conclu le jeune entraîneur.