Des débuts professionnels mouvementés pour Cédric Desruisseaux

Par Zakary Mercier
Des débuts professionnels mouvementés pour Cédric Desruisseaux
Cédric Desruisseaux (Photo : Lions de Trois-Rivières)

La première saison professionnelle de Cédric Desruisseaux a été assez mouvementée. Il a enfilé trois uniformes différents, dans deux ligues et pays différents.

Son aventure a commencé à quelques kilomètres de la maison avec les Lions de Trois-Rivières dans la ECHL. Cette formation est affiliée aux Canadiens de Montréal. « C’était vraiment spécial de faire partie de la toute première édition de l’équipe. Nous n’étions pratiquement que des Québécois en plus. L’engouement était bel et bien présent. L’aréna était souvent plein et nous étions vraiment bien installés. Ma famille et mes amis pouvaient enfin venir me voir jouer, ce qui n’avait pas été le cas durant mes deux saisons à Charlottetown. J’ai adoré mon passage à Trois-Rivières. »

Après des débuts plus silencieux, le petit attaquant a finalement trouvé son erre d’aller. Il a totalisé 8 buts et 15 mentions d’aide en 39 duels dans l’uniforme trifluvien. « J’ai connu un lent départ, alors que je devais m’adapter, autant sur la patinoire qu’à l’extérieur. Plus la saison avançait, plus je prenais confiance et les points suivaient. À la fin, je sentais que j’étais capable de tirer mon épingle du jeu dans la ligue. »

Il a même eu l’occasion d’être rappelé à quelques reprises et de disputer trois rencontres avec le Rocket de Laval dans la Ligue américaine de hockey (LAH). « Mon objectif est de jouer là-bas à temps plein, alors chaque fois que j’obtenais une chance, je ne voulais pas la rater. Je crois avoir démontré que je n’étais pas si loin que ça. J’ai énormément appris des vétérans comme Gabriel Bourque et Xavier Ouellet qui possèdent tellement d’expérience. Tu n’as pas le choix de te dépasser lorsque tu les vois à l’oeuvre. »

Son deuxième match a été le plus marquant alors qu’il a touché la cible en plus d’ajouter une mention d’aide dans une victoire des siens face aux Americans de Rochester. Il était à ce moment l’homme le plus heureux au monde. « Jusqu’à maintenant, c’est le but que j’ai inscrit dans le plus haut niveau de hockey que j’ai joué. J’étais tellement content. Ce n’était pas le plus beau but, mais j’étais devant le gardien et j’ai su mettre la rondelle dans le filet. Je vais toujours me souvenir de ce moment-là. »

Peu après son retour dans la ECHL, Desruisseaux a été échangé au Nailers de Wheeling. C’est une nouvelle qui l’a complètement pris au dépourvu. « C’était des moments assez fous. Nous étions sur la route, à Charleston, en Caroline du Sud, lorsque j’ai appris mon échange. J’ai pris mes trucs et je me suis dirigé à l’hôtel en attente de mon vol vers Wheeling. La température n’est vraiment pas la même. J’ai donc dû me débrouiller avec trois pairs de shorts et trois t-shirts durant presque deux semaines avant que mes parents aillent vider mon appartement à Trois-Rivières et qu’ils m’apportent mes choses. C’était assez cocasse et une chance que les autres joueurs québécois m’ont donné un coup de main. »

Il s’est rapidement acclimaté à son nouvel environnement. Le hockeyeur de 22 ans a récolté sept points en 11 affrontements en saison régulière et en a ajouté deux autres en sept rencontres lors des séries éliminatoires. « Je suis arrivé en pleine course aux séries éliminatoires, alors que ça jouait du gros hockey. Chaque match était important. Ça ajoutait une dose de plaisir. Nous avons connu de bons moments en sortant les champions en titre au premier tour dans une série épique de sept matchs qui se sont terminés en période de prolongation. Personnellement, j’ai su bien me greffer au groupe déjà en place et apporter mon style de jeu. »

Desruisseaux tourne la page sur cette première campagne complètement folle. Il demeure heureux de ce qu’il a accompli. « Disons que ce fut assez rocambolesque comme saison, mais malgré tout, ça m’a confirmé que je veux gagner ma vie en jouant au hockey. Je suis fier de la façon dont j’ai composé avec les nombreux changements. Ça n’a pas été toujours évident, mais j’ai été en mesure de bien conclure la saison. Je suis excité par ce que l’avenir me réserve. »

Présentement sans contrat en vue de la prochaine campagne, il se concentre sur son entraînement estival. Il laisse son agent faire son travail, mais espère tout de même que le dossier se règlera au cours des prochaines semaines.

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Fremich
Fremich
11 jours

Il ne faut jamais désespérer.