Une fierté régionale depuis plus de 70 ans
Ce texte a été écrit en partenariat avec Princecraft
Finaliste au Panthéon de la performance de la Chambre de commerce et d’industrie des Bois-Francs et de L’Érable dans la catégorie Entreprise manufacturière, transformation et distribution de 50 employés et moins, Princecraft de Princeville est toujours une fierté pour la région, et ce, depuis sa fondation en 1954.
En effet, l’entreprise spécialisée dans la conception et fabrication de pontons, bateaux pontés et bateaux de pêche en aluminium a un impact important dans la région, mais aussi à travers le Québec et le Canada.
Bien que de propriété d’intérêts américains depuis 1990, Princecraft occupe une part de marché grandissante et réalise des investissements importants dans ses trois usines de Princeville. « On doit tout de même faire partie de la solution puisqu’en l’espace de moins de cinq ans, il y a eu 10 millions $ en investissements chez nous », a soulevé le directeur général Jean-Philippe Martin-Dubois.
Ainsi, peu importe qui est l’actionnaire, Princecraft emploie dans la municipalité 300 personnes, auxquelles il faut ajouter 7 fournisseurs locaux. Ceux-ci assurent de l’emploi à environ 250 personnes et la majorité de leur chiffre d’affaires provient des commandes de Princecraft.
C’est donc une fierté pour Princecraft de faire briller encore et toujours la région. Pour ce faire, l’entreprise est un bon citoyen corporatif depuis ses débuts et s’implique ainsi dans une multitude d’organisations régionales. « Et ça, c’est juste du côté de Princeville », a indiqué M. Martin-Dubois.
En effet, le rayonnement de l’entreprise se fait sentir dans d’autres régions du Québec où elle s’approvisionne auprès de fournisseurs de l’Estrie, de la Mauricie, du Centre-du-Québec bien entendu, de la Rive-Sud de Montréal, etc. « Tous travaillent à produire les bateaux made in Canada», a ajouté le directeur général.
En fait, la marque princevilloise est entièrement conçue et fabriquée dans la municipalité de la MRC de L’Érable où est réunie l’équipe de direction de même que de recherche et développement. « Tout se décide ici », a-t-il dit.
Une histoire de famille

Le directeur général rappelle que Princeville a déjà été surnommée la capitale de fabrication de bateaux du Canada alors que six fabricants d’embarcations y étaient installés.
La naissance de Princecraft est passée par la famille Baril qui avait de nombreuses entreprises variées aux alentours. Une famille qui croyait en l’entrepreneuriat et qui s’est donné les moyens de ses ambitions. « Une famille dans une petite ville qui a tout créé pour que ça fonctionne. Ils venaient d’ici et voulaient que ça marche ici aussi », a exemplifié Jean-Philippe qui compare un peu ces gens, à une moindre échelle, aux frères Lemaire de Cascades.
Le temps a passé et aujourd’hui, seule Princecraft demeure fidèle, malgré quelques changements de propriétaires.
D’ailleurs, l’aspect familial demeure primordial pour le fabricant de bateaux puisque ce sont les familles qui, pour beaucoup, font l’achat des produits finis. « Et nous sommes une équipe soudée, comme une grande famille », a-t-il comparé.
Les défis
Si les actuels tarifs n’ont pas un grand impact sur le chiffre d’affaires de Princecraft, d’autres défis sont à surmonter pour l’entreprise. Parmi eux, il y a la rareté de l’aluminium qui force à être créatif. « Mais en ce moment, ça va bien », a mentionné le directeur général.
Chaque année amène aussi ses surprises qui font fluctuer les ventes comme des feux de forêt, des inondations ou des températures froides. « Il y a toujours de l’incertitude dans un marché volatil », a-t-il fait savoir. Avec des produits innovants et récompensés (Princecraft a reçu deux années de suite des Innovation Awards de la National Marine Manufacturers Association (NMMA), l’entreprise parvient donc à tirer son épingle du jeu avec des produits innovants, à la fine pointe de la technologie, qui s’adressent à toutes les bourses.
Leader du marché au Canada, Princecraft propose ses embarcations chez 150 concessionnaires, dont 44 au Québec. « Notre objectif, c’est toujours de permettre aux gens d’aller sur l’eau, tout simplement », a conclu M. Martin-Dubois.
