Pour sensibiliser les jeunes à la radicalisation

Pour sensibiliser les jeunes à la radicalisation

De gauche à droite : Pierre-André Gagnon de l'Atelier du bronze d'Inverness

Pas évident d’aborder le sujet de la radicalisation avec les ados de secondaire 3, 4 et 5. C’est pourtant ce que fait le Parminou avec sa toute nouvelle pièce «Qui a tué Freebird», créé grâce au soutien du ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion.

On avait annoncé le projet l’automne dernier et la pièce, qui devait prendre la route en janvier, ne part finalement qu’à ce moment-ci. Le retard s’explique par la difficulté à réunir les quatre comédiens pour les répétitions, comme l’a souligné Carl Lafontaine du Parminou.

La générale a récemment eu lieu au centre de création de Victoriaville et l’équipe est maintenant prête à sensibiliser à cette problématique très actuelle. La pièce a été écrite par Hélène Desperrier, la mise en scène est assurée par Hugo Turgeon et les acteurs sont Marc-André Brunet (un habitué du Parminou), Talia Hallmona (Algérienne d’origine), Sophie Martin (Colombienne d’origine) et Christian Miguel Rangel Aguirre (Mexicain d’origine).

On y parle de quatre jeunes pleins d’idéaux et prêts à défendre leurs valeurs qui sont très différentes. Des jeunes d’origines variées qui cherchent leur place dans un chaos qui les entoure. Dans un décor aux allures industrielle et urbaine, les préjugés se mettront de la partie dans cette histoire où Rose, Jasmin, Asma et Manu veulent, à leur manière, changer les choses. Leur recherche de LA vérité les poussera où?

Un sujet délicat abordé de belle façon par les comédiens. Beaucoup d’humour pour parler de quelque chose de sérieux et qui incitera peut-être les spectateurs à s’informer tout en vérifiant les sources où ils prennent ces informations. «Sur Internet, les nouvelles se transforment…», dira un des personnages. «Radical signifie retourner aux racines des choses. C’est un beau mot sauf quand il mène à la violence», dira un autre.

Les spectateurs découvriront que ce n’est pas parce qu’on est musulman qu’on est terroriste, pas parce qu’on est Mexicain qu’on fait partie d’une gang de rue, par parce qu’on s’appelle Jasmin qu’on est homosexuel…

Jusqu’à maintenant, cinq représentations dans cinq écoles différentes (surtout dans la région de Montréal) sont prévues. Mais deux de ces écoles ont voulu ajouter deux représentations, question que tous les élèves soient sensibilisés. «Il y a 20 autres présentations au programme entre octobre et mars 2017 et d’autres s’ajouteront certainement», ajoute M. Lafontaine. La pièce de 50 minutes propose un guide pédagogique pour les élèves (réalisé par Réginald Fleury). La scénographie est assurée par Cybel St-Pierre, l’éclairage est de Vincent Lainesse et la conception sonore est une gracieuseté de William Sévigny.

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