Le nouveau conseil municipal et une hirondelle au printemps
De la même manière qu’une hirondelle ne fait pas le printemps, deux mois sont très courts pour juger du travail d’une administration municipale. Malgré tout, à la lumière de ce très court échantillon, force est de constater et de souligner un changement d’approche, de ton et d’attitude à Victoriaville depuis l’élection de Vincent Bourassa au poste de maire et de la nouvelle cohorte de conseillères et de conseillers.
D’entrée de jeu, on ne peut que se réjouir de la volonté du nouveau maire de vouloir être davantage à l’écoute des citoyennes et des citoyens par, entre autres, la mise sur pied de comités de quartier qui devraient prendre forme au cours de l’année qui vient. Bien qu’aucune décision ou aucun projet ne puisse faire l’unanimité, un processus de consultations citoyennes mené en bonne et due forme peut mener à de meilleures décisions et à une acceptabilité sociale accrue.
Si un tel processus avait été mis en place dans le cas du projet immobilier de la sablière (au lieu de séances d’information lors desquelles les dés étaient pipés d’avance), on peut penser que ce projet aurait pu prendre une tournure plus acceptable pour l’ensemble de la population. Surtout, nous n’en serions sans doute pas arrivés à ce qu’il est désormais convenu d’appeler la “crise des comptines” qui a été peu édifiante pour notre Ville (et je ne mets pas la faute ici sur les chanteurs).
Quoi qu’il en soit, le nouveau conseil municipal n’a pas hésité à revoir certaines décisions qui semblaient aller à l’encontre de la volonté collective des Victoriavillois. On pense ici au projet de trampolines au mont Arthabaska et à la décision de permettre aux citoyens d’avoir accès à leur espace de jardinage aux Jardins communautaires des Bois-Francs pour la prochaine saison.
La meilleure décision aurait certainement été de laisser les jardins communautaires à leur emplacement actuel et de localiser la Maison Véro & Louis à un autre endroit. On ne peut pas penser faire du développement social et durable en soustrayant les projets. Il faut additionner. Il est malheureusement et probablement trop tard pour revenir en arrière. Idem avec le projet de développement immobilier dans la sablière d’Arthabaska.
Certains politiciens semblent préférer la quantité à la qualité et recherchent à tout prix les micros et les caméras. Au volume, de bons projets vont émerger tandis que d’autres le seront beaucoup moins. D’autres politiciens préfèrent le travail de fond, la consultation et la collaboration. Ça prend plus de temps et c’est moins glamour, mais au final souvent plus structurant. Jusqu’ici, M. Bourassa semble prioriser cette deuxième approche. C’est rafraîchissant et encourageant. Reste à voir si cette approche perdurera dans le temps et quels sont les résultats qui en émaneront.
Sur ce, bonne politique 2026 à toutes et à tous!
Claude Morin
Citoyen de Victoriaville
