Je ne suis pas un politicien professionnel

Aujourd’hui, je m’engage à être un maire authentique : non pas pour faire de la politique une profession, mais pour le faire par passion. Voici pourquoi.

Depuis le début de cette campagne, j’ai rencontré des citoyens dans tous les quartiers : des parents pressés entre deux activités, des travailleurs fatigués mais passionnés, des entrepreneurs allumés et toujours prêts à se dépasser, des bénévoles dévoués et des aînés pleins de sagesse. Partout, j’ai senti le même attachement à Victoriaville et aussi la même envie de se faire entendre.

C’est pour eux, pour vous que je me présente. Je ne cherche pas de visibilité, je ne veux pas non plus faire de la politique mon métier : je veux simplement redonner à une ville qui m’a beaucoup donné et, surtout, la rendre meilleure pour ceux et celles qui à leur tour pourront en bénéficier.

Ma mission? Faire en sorte que vous en ayez plus pour votre argent, que vous puissiez profiter d’une ville aussi stimulante que sécuritaire, qu’on se donne économiquement parlant les moyens de nos ambitions et qu’ensemble, on pave la voie aux prochaines générations.

Ma vision? Placer les gens en premier, pour que chaque décision tienne compte du bien-être de la population. Voici donc ce que ça veut dire concrètement.

En passant, je sais que cette lettre est un peu plus longue que d’habitude, mais rassurez-vous, je ne veux pas en faire une habitude. Je vous remercie à l’avance du temps que vous accordez à l’importance de s’informer avant d’aller voter.

Aux familles : une ville où chaque dollar compte et où il fait bon grandir

Les centaines de familles de Victoriaville que j’ai rencontrées veulent une ville qui leur offre un milieu de vie adapté à leur réalité. Ça prend donc des services accessibles, des loisirs abordables, des rues sécuritaires et des quartiers vivants. De plus, chaque dollar dépensé doit rapporter en qualité de vie : des parcs entretenus, des infrastructures sportives accessibles, une circulation mieux planifiée autour des écoles, des trottoirs sécurisés pour les enfants et des occasions de loisirs et de divertissement toutes les saisons.

Je souhaite que les parents sentent qu’ils peuvent élever leurs enfants ici en toute tranquillité, dans une ville bien gérée, sécuritaire, accueillante et abordable.

Un exemple? L’agrandissement du Boisé des Frères, pour le connecter à la bande riveraine de la Sablière, pour ajouter encore plus d’options de ski de fond, de raquettes, de pique-nique ou de promenade, tout en pouvant conjuguer promotion et protection de l’environnement.

Aux aînés : une ville sûre, bienveillante et respectueuse

Vous avez bâti Victoriaville. Vous méritez une ville qui veille sur vous et c’est pour cette raison que je veux qu’on prenne soin des milieux de vie pour nos aînés : trottoirs déneigés, accès simplifiés aux commerces et aux soins, espaces publics conviviaux et sécuritaires. De plus, avec un service de transport en commun bonifié, je veux faciliter vos déplacements pour davantage de flexibilité et de fiabilité, tout en offrant aux familles, aux travailleurs et aux étudiants un nouveau mode de mobilité synonyme d’économie de temps et d’argent – et d’impacts positifs sur l’environnement.

Je souhaite donc être un maire accessible, présent, qui vous parle directement et vous écoute attentivement pour que votre sécurité, physique, financière et sociale soit une priorité.

Un exemple? Revoir l’intersection de Bigarré / Notre-Dame qui, pour plusieurs usagers, revient à jongler, lorsque vient le temps de traverser entre les véhicules à moteur, les quadriporteurs et les marcheurs. La configuration actuelle cause davantage de confusion et de risque de collision plutôt que de favoriser la sécurité et la circulation, à commencer par celle des piétons.

Aux travailleurs : une ville efficace et inspirante

Les travailleurs et travailleuses que j’ai rencontrés à la grandeur de Victoriaville veulent une Ville qui travaille aussi fort qu’eux. Des services efficaces, des rues bien entretenues, des commerces diversifiés et avec des horaires adaptés, du trafic bien géré, un centre-ville vivant et des activités à l’année pour passer du bon temps.

Je souhaite donc être un maire terre-à-terre qui investit intelligemment, planifie à long terme et soutient à court terme ceux qui font tourner la machine.

Un exemple? La circulation dans le parc industriel et à proximité de l’hôpital. La quantité de temps gaspillé, de frustrations et de stress accumulés, sans compter les risques associés au manque de feux de circulation ou lorsque la vitesse est augmentée comme sur le boulevard Pierre-Roux, est une nuisance dont tout le monde pourrait se passer.

Aux entrepreneurs : une ville partenaire, pas spectatrice

Je connais vos défis : trouver et conserver de la main-d’œuvre qualifiée, composer avec de la complexité, rester compétitif et constamment en mode adaptation en lien avec les tarifs. J’ai passé plus de 50 ans de ma vie à travailler à vos côtés et c’est pour cette raison que Victoriaville doit devenir un partenaire économique actif et beaucoup plus proactif – un milieu où on simplifie les démarches, où la ville appuie les projets plutôt que de les freiner.

Je veux être un maire qui soutient l’innovation, qui est en mode solution, qui contribue à attirer des employés qualifiés et à qui vous êtes capables de parler, parce que mon rôle premier va toujours être de vous aider.

Un exemple? La Taxe Canopée qui, malgré son bien-fondé, doit être remise en question sur la façon de l’appliquer. Comprenez-moi bien, personne n’est contre le fait de verdir notre ville, d’agrandir la quantité et la qualité de nos arbres et replanter ce qui doit être coupé quand vient le temps de construire des logements. Ça fait partie de notre identité et doit être protégé.

Par contre, des entrepreneurs m’ont confié être confus entre la nécessité de construire des logements abordables et le fait de devoir conjuguer avec une taxe canopée à payer de quelques centaines de milliers de dollars pour un projet de logements, comme un exemple qui m’a été partagé. Au-delà de décourager les promoteurs, cette taxe finit par être refilée à l’acheteur ou au locateur qui paiera plus cher pour son logement… sans compter que cette taxe est difficile à traduire en retombées concrètes sur le terrain.

Doit-on la conserver dans son principe? Absolument. Peut-on l’améliorer? J’en suis tout autant convaincu.

Aux acteurs du sociocommunautaire et de la culture : une ville qui vous comprend et vous appuie

Vous êtes le cœur de Victoriaville : les organismes, les bénévoles, les éducateurs et les intervenants forment un tissu social crucial, présent beau temps mauvais temps. Souvent à bout de bras et à bout de souffle, la plupart du temps dans l’ombre, ils se donnent sans broncher et sans compter pour prendre soin de ceux et celles qui en ont le plus besoin.

Quant à la culture, c’est ce qui fait vibrer notre ville et battre le coeur de notre centre-ville. Il faut d’une part faciliter l’accès à la culture et, surtout, permettre aux créateurs, les promoteurs et les diffuseurs, qui font face à d’énormes pressions économiques et technologiques, de bénéficier d’un environnement stable sur lequel bâtir, nous divertir, nous faire réfléchir, nous faire rêver ou nous faire rayonner.

Je veux travailler main dans la main avec vous, reconnaître votre contribution et faire de Victoriaville un modèle de collaboration entre la Ville et ses partenaires communautaires.

Un exemple? Alors que le gouvernement du Québec vient d’annoncer hier un gel de toutes les subventions, la Ville doit plus que jamais mettre en place des solutions, financières comme matérielles, pour aider les organismes et intervenants qui viennent en aide aux personnes les plus vulnérables et dans le besoin.

Aux autres candidats : nous avons perdu le débat

Malgré la formule bien intentionnée du débat de la CCIBFE, force est de constater qu’aucun d’entre nous n’a gagné le débat. À mes yeux, le grand gagnant, c’est ce membre de l’auditoire qui à la fin a dit tout haut ce que plusieurs ont pensé tout bas : “Je ne peux pas croire que je viens de perdre deux heures de mon temps pour regarder des gens lire leurs feuilles de papier.”

Je ne suis pas placé pour parler, car je les ai utilisées, mes feuilles de papier. Parce que je ne suis pas politicien professionnel et parce que je ne suis pas non plus un expert de la communication, des cassettes et des clichés.

Mais je le comprends, Jean. Car j’aurais souhaité pouvoir vous entendre concrètement sur certaines de vos propositions, comme le gel de taxes. Sans même avoir analysé de l’intérieur le budget de la Ville, le Plan quinquennal d’immobilisations ou encore d’éventuels dépassements de coûts, il me semble que c’est un peu casse-cou.

J’aurais aussi voulu savoir pourquoi personne parmi vous n’a osé s’engager formellement sur une rigueur adaptée à l’ampleur du budget des Jeux du Québec. Dans une perspective d’imputabilité envers les contribuables et dans un contexte où les entreprises de la région ont et devront beaucoup contribuer financièrement à l’organisation des Jeux du Québec, créant au passage une forme de compétition avec les nombreux OBNL et fondations, allons avec le comité organisateur faire preuve de vigilance et de rigueur. Après tout, il faut se rappeler qu’on gère l’argent de la population – pas celui d’un programme de subvention.

J’aurais aussi souhaité vous voir approfondir votre programme et vos propositions, au-delà des beaux énoncés de campagne qui, la plupart du temps, font dans des généralités évidentes pour lesquelles la population à de la difficulté à comprendre, concrètement, la valeur ajoutée.

Ceci dit, je vous remercie d’avoir posé votre candidature et fait campagne pour notre ville. Ça prend de l’audace et de la détermination et, surtout, ça rend service à notre population.

Un maire sur qui vous pouvez compter

Comme je l’ai fait toute ma vie, je mettrai Victo en premier comme maire de Victoriaville. C’est ma mission et ma plus grande source de motivation. Aînés, familles, travailleurs, entrepreneurs et acteurs du sociocommunautaire et de la culture, vous pouvez compter sur moi pour être un maire à l’écoute et à vos côtés. Je le ferai en équipe, avec les conseillers qui sont vos porte-paroles de quartier, de même que la direction et les employés qui sont des contributeurs clés dans la saine gestion de notre ville.

Car, au final, mes engagements ne sont qu’en réalité le commencement de MON engagement à être un maire exemplaire : terre-à-terre, sur le terrain, capable de faire une vraie différence dans votre quotidien.

Le 2 novembre, je vous invite donc à aller voter. Peu importe pour qui vous votez, votre voix doit compter.

Mais si vous souhaitez voter pour vous, alors votez pour moi.

Parce que pour les quatre prochaines années, vous serez au coeur de mes priorités.

André Guillemette

Candidat à la mairie de Victoriaville