Des Autochtones critiquent le travail de la GRC pendant la tuerie en Nouvelle-Écosse

La Presse Canadienne
Des Autochtones critiquent le travail de la GRC pendant la tuerie en Nouvelle-Écosse

HALIFAX — Des résidants autochtones de la Nouvelle-Écosse ont critiqué le travail de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), mardi, lors de la commission d’enquête sur la tuerie d’avril 2020, puisqu’elle n’aurait pas prévenu que le tireur est passé sur le territoire de deux Premières Nations au cours de sa cavale de 13 heures.

Le soir du 18 avril 2020, la GRC a commencé à publier des alertes sur Twitter, mais celles-ci ne précisaient pas qu’un tireur actif courait toujours. La première alerte faisant mention d’un tireur a été lancée seulement vers 8h00 le lendemain matin.

Cheryl Copage-Gehue, de la Première Nation de Sipekne’katik, a raconté que deux des 22 victimes du tueur — un policier de la GRC et un jeune homme — ont été tuées près de sa communauté aussi appelée Indian Brook.

Mme Copage-Gehue a rappelé que les gens de sa communauté n’utilisent pas Twitter. Elle estime que cela les a rendus vulnérables le matin du 19 avril, alors que le tireur était toujours en fuite, portait un uniforme de la GRC et circulait à bord d’un véhicule ressemblant en tout point à une voiture de police.

Depuis cet événement, la communauté de Sipekne’katik, au nord de Halifax, a mis en place son propre système d’alerte.

Luke Markie, qui travaille pour un service de sécurité qui couvre notamment la Première Nation de Millbrook, a souligné devant la commission qu’à un certain moment, le tireur s’est arrêté dans la communauté avec sa voiture, une réplique d’un véhicule de la police. Or, la plupart des résidants ignoraient la menace qu’il posait à ce moment.

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