Le président Biden confirme qu’il ne commuera pas la peine imposée à son fils Hunter

Le président Joe Biden a déclaré jeudi qu’il n’utiliserait pas ses pouvoirs présidentiels pour réduire la peine qui sera imposée à son fils Hunter à la suite de sa condamnation fédérale pour détention illégale d’une arme à feu.

Lorsque des journalistes lui ont demandé jeudi s’il envisageait de commuer la peine de son fils, le président américain a répondu qu’il ne le ferait pas. La conférence de presse se tenait lors du sommet du Groupe des Sept, en Italie.

Hunter Biden a été reconnu coupable mardi par un jury au Delaware d’avoir menti sur un formulaire d’achat d’arme à feu en affirmant qu’il ne consommait pas illégalement de drogues ni n’était dépendant à des drogues, et d’avoir détenu illégalement l’arme pendant 11 jours.

La juge qui a présidé le procès devant jury n’a pas précisé mardi à quel moment elle prononcerait la peine. Les trois chefs d’accusation peuvent valoir une peine maximale de 25 ans de prison.

Mais il appartient maintenant à la juge fédérale de district Maryellen Noreika, nommée à la magistrature par l’ex-président républicain Donald Trump, de décider si Hunter Biden purgera réellement une peine de prison dans cette affaire.

La déclaration du président Biden jeudi en Italie intervient alors que la veille, la Maison-Blanche avait refusé d’exclure une éventuelle commutation de peine pour Hunter Biden. Le président et la Maison-Blanche affirment depuis des mois que M. Biden ne gracierait pas son fils s’il était condamné.

«Je suis extrêmement fier de mon fils Hunter. Il a surmonté une dépendance. Il est l’un des hommes les plus brillants et les plus honnêtes que je connaisse, a déclaré M. Biden lors de la conférence de presse jeudi. Je respecte la décision du jury. Je le ferai et je ne lui accorderai pas le pardon» présidentiel.