Un monde laissé en attente
Une enfant est assise dans une clinique faiblement éclairée, tandis que les murmures anxieux de sa mère remplissent le silence. Le médecin secoue la tête, il n’y a plus rien. Plus de vaccins, plus de suppléments nutritionnels, plus de médicaments. Les armoires sont vides, les promesses brisées.
Dans un bureau à Ottawa, les décisions sont retardées, les dossiers s’entassent. Les budgets d’aide sont discutés, réduits, mis en suspens. Pourtant, l’attente n’est pas une option pour cette enfant, ni pour les millions d’autres dans la même situation. La bureaucratie n’arrête pas la faim et la politique n’empêche pas la maladie de se propager.
Nous aimons nous voir comme un pays bienveillant, prêt à aider ceux dans le besoin. Mais que se passe-t-il si la main que nous tendons commence à trembler? À quel moment notre engagement devient-il conditionnel?
Alors que l’USAID se retire de la scène mondiale, le besoin n’a jamais été aussi urgent. Ce n’est pas une question de charité, mais de responsabilité. Il s’agit d’honorer notre engagement envers ceux qui comptent sur notre aide pour une collaboration, et non simplement un sauvetage.
La mère assise dans cette clinique ne connaît ni les lignes budgétaires ni les notes de politique. Elle sait seulement que son enfant a faim. Et elle attend toujours.
Allons-nous la faire attendre éternellement? Dites à vos députés que c’est le changement que nous voulons, en tant que Canadiens.
Adil Mukhi
Mississauga, Ontario
