«Le débat était restreint», déplore Alex Tyrrell

«Le débat était restreint», déplore Alex Tyrrell

Alex Tyrrell a assisté

Dommage qu’il n’ait pas été invité à participer au débat organisé par le Syndicat de la relève agricole, déplore Alex Tyrrel, chef du Parti vert et candidat dans Arthabaska. «Les positions des grands partis sont très semblables. Le débat était restreint en termes de sujets et d’opinions. Le public ne pouvait poser de questions et les étudiants n’étaient pas invités.»

Ayant appris qu’un tel débat s’organisait au Cégep mercredi et se trouvant dans Arthabaska pour trois jours, le jeune chef aurait aimé faire connaître les positions de son parti en matière d’agriculture, visant à réduire la consommation de viande rouge, favoriser l’agriculture biologique et encourager le démarrage de petites entreprises à l’heure de la centralisation.

Parce que, dit-il, le Parti vert est beaucoup plus qu’un parti essentiellement tourné vers l’environnement. Ses pancartes électorales – il en a ajouté ces jours-ci – présentent quelques pans de son programme électoral : la gratuité scolaire, l’opposition aux gaz de schiste, augmentation des taxes pour les plus riches, etc. «Il faut mettre du contenu. Les autres partis se contentent de vendre un visage ou une marque.»

Prenant le pouls sur le terrain, il constate que les gens méconnaissent le Parti vert du Québec créé en 1984 et ayant pris un virage écosocialiste depuis son accession à la chefferie en 2013. Par sa campagne dans Arthabaska, il espère augmenter le nombre de votes pour le Parti vert.

«Le vote stratégique favorise le statu quo. Je souhaite que nos propositions résonnent. C’est important qu’il y ait une diversité de choix.»

Il ne sert à rien, répond-il, de tirer des conclusions sur l’issue du scrutin avant que les électeurs s’expriment le 5 décembre. «Mais le Parti libéral va avoir de la misère, soutient-il, avec des histoires comme celle de la Société immobilière du Québec. Je sens sur le terrain qu’il y a de l’indécision, de l’hésitation.»

Des idées pour Arthabaska

Au maire de Victoriaville André Bellavance qui lui parlait de transport collectif et de la saturation de TaxiBus, le candidat Tyrrell a soumis l’idée de le bonifier d’un transport par autobus. «Et de rendre le service gratuit en adressant une demande de financement au Fonds vert.»

Ce Fonds, poursuit le candidat vert, sera bonifié grâce à la taxe sur le carbone. Il a donné l’exemple de Beauharnois offrant un service de transport en commun gratuit à ses citoyens.

Il partage les vues de la Ville de Victoriaville qui souhaite du financement pour restaurer le réservoir Beaudet et s’oppose aussi au projet Optilab. Au site de compostage de Saint-Rosaire, il a trouvé «très bien» que les bacs bruns fassent partie du paysage des citoyens d’Arthabaska, ce qui n’est pas le cas à Montréal, précise-t-il.

Il espère que la technologie se développe assez pour que, au Lieu d’enfouissement sanitaire par exemple, on puisse capter les biogaz. «Ça coûte cher sur le coup, mais c’est un investissement pour l’avenir, un cadeau à faire pour la prochaine génération», soutient le jeune chef de 28 ans.

Il a visité le centre de tri et l’usine de plastiques de Gaudreau, s’est attardé au Cégep pour rencontrer le directeur général Paul Thériault et discuter de l’agrandissement du campus agricole jusque dans la cour du Collège Clarétain. «On a aussi abordé les questions de culture du viol et de harcèlement, en se demandant comment on peut les contrer.»

Prévoyant qu’il sera candidat aux prochaines élections de 2018 dans sa circonscription de Notre-Dame-de-Grâce, Alex Tyrrell reviendra dans Arthabaska la semaine prochaine pour rencontrer les électeurs ainsi que le jour du scrutin le 5 décembre.

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